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Institut de Recherche sur l'Éducation : Sociologie et Économie de l'Éducation

Marc Demeuse

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Marc Demeuse est Professeur de Sciences de l'Education à la faculté de psychologie et de sciences de l’éducation de l’Université de Mons (Belgique). Ses recherches portent notamment sur l'analyse des systèmes éducatifs et  des politiques éducatives. Il a notamment beaucoup travaillé sur l'équité en éducation.Marc Demeuse a  par ailleurs une large expertise des questions de formation des futurs enseignants dans son pays mais également en France et en Europe. Il est  Président du Conseil d’École de l'ESPE de Lorraine.

Vous pouvez visiter sa page personnelle pour en savoir plus : https://portail.umons.ac.be/fr/universite/facultes/fpse/serviceseetr/methodo/membres/pages/marcdemeuse.aspx

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  • Accueil d'une délégation russe

    Le Professeur  Mark Musarskii, Directeur de l'Institut des sciences sociales et humaines, le vice-recteur Sergey Karakozov, de l'Université pédagogique d'Etat de Moscoul, et  Timur Miniazhev, Associate professor et directeur adjoint de l'Institut des sciences sociales et humaines, sont venus à l'IREDU échanger avec Jean-François Giret et Jake Murdoch échanger sur les programmes de recherche.

    Accueil delegation russe 2017

    De Gauche à droite : Le Professeur  Mark Musarskii, le vice-recteur Sergey Karakozov, Jean-François Giret, Directeur de l'IREDU, Jake Murdoch, enseignant chercheur à l'IREDU et Timur Miniazhev

    Ils ont échangé sur des projets de recherche en Russie et en France traitant par exemple des conditions de vie des étudiants et leur l’insertion professionnelle, et de la mobilité internationale des étudiants et des enseignants-chercheurs. Ils ont également abordé des discussions sur sur les possibilités d’un programme doctoral conjoint (dont thèse en co-tutelle) et de la diffusion des travaux français en Russie, ainsi que sur les sources possibles de financement des activités de recherche communes (Projets Erasmus+, Ambassade de France à Moscou (programme André Mazon), Ministère de l'éducation russe, etc.).

     

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  • L'IREDU recherche un post-doc en sociologie (Contrat d'un an)

    Le travail du post doctorant portera sur les usages locaux d’une réforme majeure dans l’éducation nationale, celle de la « refondation de l’école ». Elle sera centrée sur les usages des ressources territoriales dans la définition d’une offre périscolaire.

    Il s’agira de mener un travail d’enquête de terrain et de traitement des données destinés à documenter l’offre périscolaire dans le département de la Côte d’Or. En effet, la mise en œuvre de la réforme étant laissée à la charge des communes, on ne dispose pas de connaissances systématiques et globales sur un département. On ignore tout, par exemple, des disparités entre les communes rurales et les communes urbaines dans les ressources disponibles pour construire une offre périscolaire, de la formation des personnels sur lesquels les communes peuvent s’appuyer, sur les partenariats qui peuvent être noués entre les écoles et d’autres institutions, en particulier celles chargées de formuler habituellement l’offre de loisirs et de pratiques culturelles.
    Selon les activités qu’il est possible d’organiser sur un territoire donné et selon la présence ou non de professionnels susceptibles d’encadrer les différentes activités, les potentialités ou au contraire les limites de la réforme seront différentes. Or, il manque sur ce sujet une recherche un peu ambitieuse, telle que nous l’envisageons ici pour mener, dans la tradition de l’IREDU, une analyse de ce qui est une politique publique majeure. C’est tout l’enjeu de ce post-doctorat, qui va s’attacher aussi à étudier les recrutements de personnel effectués pour encadrer les activités périscolaires, leurs différentes caractéristiques (formation, trajectoire, etc.) ainsi que les formes de partenariat et de collaboration qui se construisent avec les enseignants.


    Il s’agira aussi de faire auprès des familles une enquête, par entretiens auprès des enseignants, des familles et des enfants eux mêmes, sur les changements induits par la réforme, à la fois en termes d’organisation familiale et d’organisation du travail et d’élargissement éventuel aux pratiques de loisirs. En quoi la réforme des rythmes et la formulation par l’école d’une offre périscolaire permet-elle à certains enfants d’avoir accès à des activités qui pour des raisons pratiques ou financières, leur étaient difficilement accessibles ? La réforme permet-elle comme elle le prétend d’élargir l’espace des activités offertes aux enfants ? Constitue-t-elle un facteur d’égalisation de l’accès à des activités culturelles et de loisirs ?  Et dans quelles conditions ? Cette offre périscolaire est-elle facteur de bien-être pour les enfants qui en bénéficient ? A-t-elle des effets sur le rapport à l’école ?
    Ou, c’est aussi une hypothèse à ne pas exclure, la réforme ne fait-elle, à travers la division sociale de l’espace qu’entériner des inégalités socio/spatiales déjà existantes dans le sens où les territoires les plus « riches » seraient à même de proposer des partenariats qui soient réellement porteurs de ressources tandis que les autres devraient se contenter d’un temps plus ou moins vide dans les locaux scolaires sous la surveillance d’agents de service ?
    Enfin, le post doctorant devra aussi travailler sur les moyens humains mis à disposition des écoles pour définir l’offre périscolaire, c’est-à-dire les professionnels et leurs caractéristiques employés pour animer les temps périscolaires. Il devra réaliser des entretiens avec ces professionnels (concernant leur parcours professionnel, les ressources qu’ils sont en mesure de mobiliser, les relations avec les enseignants, avec les enfants).

    Condition : Le post-doctorant devra passer au moins deux jours par semaine au sein de l’IREDU.

    Allocation post-doctorale : 42 000 € pour 12 mois

    Contact : Sandrine Garcia (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

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  • Lauréats du Prix Eicher 2017

    Le jury du Prix Eicher 2017* a décidé d'attribuer le prix a Léonard Moulin pour sa thèse en sciences économiques intitulée "Frais d'inscription dans l'enseignement supérieur : enjeux, limites et perspectives" et co-dirigée par David Flacher et Hugo Harari-Kermadec.

     Laureats Prix Eicher 2017

    Da Gauche à droite : Jean-François Giret, Directeur de l'IREDU, Arnaud Pierrel, Florence Wenzek, Léonard Moulin, Jean-Jacques Paul, Président de l'AJCEDU et Vincent Eicher, fils de Jean-Claude Eicher

    Le jury a égalementé décidé de remettre un prix de master, de 500 € chacun, aux deux mémoires de Master de :

    • Arnaud Pierrel : "L’excellence dans les sciences : une équation sociologique : Enquête sur les classes préparatoires scientifiques et les biais de recrutement à l’Ecole
      normale supérieure de Paris"
    • Florence Wenzek : "Les politiques de l’école : projet gouvernemental, pratiques enseignantes et utilisations populaires. L’école nouvelle de Kerekou au Bénin, 1972-1990"

     

    La remise du Prix Eicher 2017 a eu lieu le mardi 24 janvier 2017, à 17 heures 30, à l'amphithéatre Jean-Claude Eicher (Pôle AAFE) lors de la journée pré-colloque de l’ADMEE, organisée à Dijon.

     

    Résumé de la thèse de Léonard Moulin, Prix Eicher 2017 :

    Cette thèse étudie les effets des frais d’inscription sur les étudiants dans l’enseignement supérieur. Dans la première partie, nous menons une analyse théorique des motivations aux frais d’inscription. Le chapitre 1 dresse une revue critique et pluridisciplinaire de la littérature et dégage trois motivations à leur introduction ou à leur relèvement (l’effet redistributif, l’effet incitatif et l’effet contributif) dont nous contestons la validité. Le chapitre 2 s’interroge sur les conditions théoriques rendant l’instauration de frais d’inscription désirable, alors même qu’existent des classes sociales aux comportements distincts. Nous montrons, en utilisant les développements récents de l’économie comportementale, que la mise en oeuvre de frais progressifs, si elle peut constituer une solution équitable d’un point de vue purement théorique, soulève d’autres problèmes. La deuxième partie de cette thèse s’intéresse aux expériences nationales de mise en place de frais d’inscription. Le chapitre 3 souligne le caractère contrasté des résultats présentés dans la littérature avant de dresser une typologie des contextes institutionnels. Deux régimes nous apparaissent ainsi cohérent même si leurs fondements sont radicalement différents (le régime « libéral » et le régime « social-démocrate »), tandis que le régime « conservateur » français nous apparait difficilement soutenable. Les trois chapitres suivants proposent la première étude sur les effets de l’introduction de frais d’inscription dans le contexte universitaire français. Nous commençons par regarder deux aspects de l’efficience liés à l’introduction de frais d’inscription : (i) un effet de sélection et (ii) un effet incitatif à l’effort. Dans le chapitre 4, nous montrons ainsi que l’introduction de frais d’inscription à Dauphine renforce les effets ségrégatifs et inégalitaires. Dans le chapitre 5, nous prolongeons cette approche en montrant, contrairement aux résultats développés dans la littérature théorique, que les frais d’inscription n’accroissent pas le niveau de réussite et donc les incitations à l’effort des étudiants à Dauphine. Enfin, dans le chapitre 6, nous discutons de la possible généralisation des résultats précédents en commençant par analyser la nature particulière du public de l’Université Paris 9 Dauphine au sein du paysage universitaire français. Les limites théoriques à l’instauration de frais d’inscription (partie I), confirmées empiriquement (partie II), nous conduisent, dans la dernière partie de cette thèse, à revenir sur la typologie construite dans le chapitre 3 en discutant de la manière dont le régime institutionnel « social-démocrate » pourrait contribuer à répondre aux objectifs d’équité, d’efficience et de besoins de financement des universités dans le cas français. Nous introduisons pour cela les fondements de ce que nous appelons une éducation par « répartition » et définissons les conditions de son équité, de son efficience et de sa capacité à financer l’enseignement supérieur.

     

    Résumé du mémoire d'Arnaud Pierrel :

    Ce mémoire est issu d’une recherche effectuée à l’initiative de l’Ecole normale supérieure de Paris sur les biais de recrutement selon le genre et les origines sociales des candidat-e-s à ses concours d’entrée scientifiques.

    Afin de rendre compte de ces biais de recrutement, nous suivons pas à pas les étapes de la sélection scolaire drastique qui mène jusqu’à l’admission à l’ENS Paris depuis l’entrée en classe préparatoire scientifique, à partir de matériaux statistiques variés : exploitation d’un questionnaire administré à des élèves des prépas scientifiques, suivi cohortal d’élèves de deux promotions données à partir de leurs bulletins scolaires, bases de données exhaustives des candidats au concours de l’ENS Paris sur les cinq dernières années.

    Trois résultats centraux de cette recherche méritent d’être soulignés. Nous montrons, premièrement, l’influence positive pour la représentation des filles en prépa scientifique des transmissions par les lignées maternelles (mères et soeurs aînées ayant « ouvert la voie ») des configurations familiales. Deuxièmement, il apparaît nettement que les principes de division de l’entendement professoral se structurent à la fois selon les origines sociales des élèves mais aussi selon leur appartenance de genre. Ces jugements professoraux différenciés sont partiellement intériorisés par les élèves et constituent ainsi autant d’incitations – ou au contraire de désincitations – à persévérer scolairement. Enfin, à l’encontre des discours faisant des mathématiques une discipline plus « démocratique » que les lettres, au sens où la réussite scolaire y serait le fruit de qualités intrinsèques et non d’héritages familiaux, il convient d’affirmer que la culture scientifique, tout autant sinon plus que la culture littéraire, est l’objet de transmissions familiales qui varient fortement d’un milieu social à l’autre.

    En conclusion, nous revenons sur la signification à donner aux logiques de sélection différentielle qui se renforcent systématiquement d’une étape à l’autre du processus. Il faut alors comprendre cette cumulativité des logiques de sélection à l’aune de la structure même de cette sélection scolaire drastique où, à chaque étape, peu sont élu-e-s et beaucoup sont recalé-e-s.

     

    Résumé du mémoire de Florence Wenzek :

    Ce mémoire étudie le régime révolutionnaire de Kérékou, au Bénin (1972-1990), à travers une approche par l'éducation. L'éducation primaire soulève en effet des enjeux essentiels de ce moment politique, et ce tout d'abord parce qu'elle est investie par le régime comme un des lieux privilégiés pour mettre en œuvre ses ambitions réformatrices, à travers la réforme dite de l' « Ecole Nouvelle ». De plus, les attitudes des enseignants, des parents et des élèves vis-à-vis de l'institution scolaire permettent d'évaluer les positionnements de la population face au régime et à sa politique, dans un contexte autoritaire où de tels positionnements sont toujours implicites.

    Ce travail met donc en avant la co-construction de l' « Ecole nouvelle » par les différents acteurs du système scolaire, en fonction d'intérêts particuliers et de rapports de force mouvants. Il montre qu'à travers les évolutions perceptibles dans le système éducatif, on peut distinguer une chronologie fine de la transformation des relations entre le gouvernement militaire et les populations.

     

    * Le jury était composé de Nadir Altinok (BETA, Université de Lorraine), Catherine Béduwé (CRM, Université Toulouse Capitole), Claire Bonnard (IREDU - UBFC), Jean Bourdon (IREDU - CNRS), Samuel Charmillot (Prix Eicher 2014, Université de Genève), Thierry Chevaillier (IREDU - UBFC), Magali Danner (IREDU - UBFC), Marc Demeuse (Université de Mons), Marie Duru-Bellat (Sc Po et IREDU - UBFC), Bénédicte Gendron (LIRDEF, Université de Montpellier), André Giffard (IREDU - UBFC), Christine Guégnard (IREDU - UBFC), Géraldine Farges (IREDU - UBFC), Magali Jaoul Grammare (BETA-CNRS), Marielle Le Mener (IREDU - UBFC), Philippe Lemistre (Certop, Université Jean Jaures), Denis Meuret (IREDU - UBFC), Benoit Millot (Ancien Président de l'AJCEDU), Sophie Morlaix (IREDU - UBFC), Jean-Jacques Paul (Université de Galatasaray), Cathy Perret (CIPE - IREDU), Xavier Pons (Prix Eicher 2010, LIPHA et UPEC), Jean-Bernard Raséra (IREDU - UBFC), José Rose (LEST et Aix Marseille Université, Georges Solaux (IREDU - UBFC), Elise Tenret (IRISSO et Université Paris Dauphine) et Thierry Troncin (IREDU - UBFC)

     

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  • Contrats doctoraux 2016

    Deux sujets sont proposés par l'IREDU pour le concours des contrats doctoraux 2016 de l'école doctorale LISIT

     

    L'IREDU propose, en 2016, deux sujets pour le concours doctoraux de l'école doctorale LISIT :

    Sujet Morlaix

    Sujet Garcia

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