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Institut de Recherche sur l'Éducation : Sociologie et Économie de l'Éducation

Liste des publications 2019

19001.- Se former aux outils documentaires : le cas de l'université de Bourgogne.- Perret C. ; Fournier A..- Bulletin des bibliothèques de France, 8 janvier 2019

19002.- Une  nouvelle  approche  de  la  réussite  dans  les  MOOC  :  confronter  les  usages  aux comportements réels pour adapter/repenser les indicateurs de l'évaluation.- Vrillon E..- 31ème Colloque de l'ADMEE-Europe, Lausanne, 8-10 janvier 2019.- ADMEE-Europe
L'évaluation dans les MOOC a été réalisée de manière privilégiée à l'aide des learnings analytics, autant de traces numériques enregistrant l'ensemble des actions réalisées par un inscrit dans le dispositif. L'exploitation de ces données a révélé l'existence d'un très fort taux d'abandon parmi les cohortes d'inscrits au sein de MOOC. Ce faisant, ce sont deux principales approches de l'évaluation de la réussite qui ont été adoptées : celle de la persistance et celle, transposée de la formation formelle, de la validation par l'obtention d'une certification. Néanmoins, celles - ci ne permettent pas de tenir compte de la diversité des intentions des inscrits. A l'aide de l'exploitation d'une enquête quantitative longitudinale réalisée au sein de 12 MOOC (n=5709), nous présentons une typologie d'usages des MOOC permettant de repenser l'évaluation et les indicateurs de la réussite. La confrontation de ces registres d'usages des MOOC aux modalités concrètes de suivi et d'achèvement du MOOC, grâce à l'exploitation d'un second questionnaire adressé un an plus tard (n=1778), permet d'appréhender le taux de réussite ou d'échec réel. De réelles disparités s'observent selon les types d'usages des MOOC. Elles témoignent de l'existence de contournements et d'appropriations des ressources du scénario pédagogique du MOOC qu'illustrent par ailleurs une série d'entretiens con duite auprès d'inscrits (n=32). Ces résultats permettent de discuter de la pertinence des modalités actuelles d'évaluation dans les MOOC. En dépit de la facilité d'accéder à ces traces et des possibilités offertes par ce dispositif numérique, les évaluations proposées dans les MOOC ne paraissent pas nécessairement adaptées, voire dans certains contextes relativement pauvres. Plus généralement, el les permettent, à partir de travaux empiriques, de s'interroger à nouveau sur ce qu'évaluer veut dire.

19003 - L'intégration sociale étudiante. Un processus au coeur des parcours universitaires ?.- Berthaud J..- Agora débats/jeunesses, 81, 2019
La socialisation au milieu universitaire constitue un enjeu à la fois pour les étudiants qui sortent de l'enseignement secondaire et pour les établissements soucieux du bien-être et de la réussite des étudiants qu'ils accueillent. Cet article propose une (re)définition du concept d'intégration sociale appliqué à la population étudiante, et en étudie les conditions et les effets pour des étudiants de premier cycle universitaire. Les analyses révèlent que de nombreux facteurs interviennent dans l'explication des différences d'intégration entre étudiants, et qu'une socialisation réussie constitue un gage supplémentaire d'une plus grande réussite académique pour certains étudiants.

19004.- Égalité ou équité ? Au-delà des contradictions, l'égalité sans conditions comme horizon.- Szerdahellyi L..- Contrepied, HS n°23, février 2019

19005.- La valeur perçue par les enseignants de leur métier : considérations sur les variations entre premier et second degré.- Farges G..- in : Le métier d'enseignant : une identité introuvable ?.- Buisson-Fenet H. ; Rey O..- Lyon, ENS, 2019, 112 p.
Cette contribution souhaiterait revenir sur un résultat présenté dans l'ouvrage Les mondes enseignants1. Ce résultat est celui qui démontre des différences entre les enseignants du premier et du second degré quant à la valeur qui est donnée, selon eux, par la société, à leur métier. Ce résultat est fondé sur une enquête réalisée auprès d'un échantillon d'enseignants contactés par l'intermédiaire de la MAIF (N = 1749). Deux questions jumelles étaient posées dans cette enquête : « Dans la société, pensez-vous que les enseignants sont perçus comme ayant un métier source de valorisation sociale ? » et « Dans la société, pensez-vous que les enseignants sont perçus comme ayant un métier source de valorisation intellectuelle ? ». Les jeunes enseignants du premier et du second degré ont répondu de la même façon à la première question : environ 6 pour cent sont « tout à fait d’accord », mais plus de 70 pour cent sont tout au plus « un peu d’accord », voire « pas du tout d’accord »

19006.- Réflexions sur les résultats en L1 STAPS des néobacheliers à l'université de Bourgogne pour la construction d'un outil d'aide à la réussite des lycéens et à l'accompagnement des nouveaux étudiants .- Derocles S.A.P. ; Morel F. ; Perret C.

19007.- Salariat étudiant, parcours universitaires et conditions de vie.- Béduwé C. ; Berthaud J. ; Giret J.-F. ; Solaux G..- Paris, La documentation française, 2019, 98 p., bibliogr., tabl.
Cet ouvrage vise à mieux comprendre la place et le rôle du travail étudiant dans les parcours d'études supérieures. Il s'est appuyé sur une post-enquête, quantitative et qualitative, à l'enquête Conditions de vie 2013 de l'Observatoire national de la vie étudiante. Tous les étudiants inscrits en Licence en 2013, et dont la moitié exerçait une activité rémunérée, ont été suivis et interrogés trois années de suite.
Les résultats obtenus permettent d'abord de souligner la porosité des frontières entre les situations d'études et d'emploi. Certains étudiants travaillent plus ou moins régulièrement et continûment durant leurs études, parfois arrêtent de travailler pour reprendre des études à temps plein, ou au contraire commencent à travailler après quelques années d'études classiques. Parmi ceux qui arrêtent leurs études, certains abandonnent pour se consacrer à l'emploi salarié occupé avant la fin de leur formation. La diversité des parcours mêlant études et emploi est donc grande et on estime que l'emploi salarié occupe une place significative dans les parcours de plus d'un étudiant sur trois.
Nos résultats confirment ensuite que le travail en cours d'études est d'abord le moyen pour les étudiants de financer - le plus souvent de cofinancer - leurs études et qu'il se trouve donc au cour des difficultés financières des étudiants. Car si travailler ne résout pas toutes les difficultés financières, ne pas travailler ne les empêche pas. Cette conciliation entre études et travail varie manifestement au fil des parcours, dépendant souvent du niveau d'engagement des étudiants dans leurs études et/ou de la possibilité qu'ils ont d'aménager leur emploi du temps.
Les analyses produites permettent de montrer que l'emploi salarié augmente les risques d'un échec partiel aux examens et l'abandon des études, par rapport aux étudiants qui n'ont pas cette contrainte. Si la réussite n'est cependant pas exclue, elle se paie en revanche, outre par des conditions d'études plus difficiles, par un allongement des parcours à niveau donné. Mais nos résultats permettent surtout de nuancer ces résultats selon l'importance du temps consacré à ces activités, le moment de l'année où elles s'exercent et, finalement, leur récurrence dans les parcours. Ainsi les étudiants qui travaillent régulièrement tout au long de leurs études, et souvent de manière intensive, réussissent plutôt bien voire mieux que les étudiants à temps plein, mais mettent plus de temps. Ils parviennent à concilier activité professionnelle et études en modifiant leurs manières de travailler.
Le cumul emploi-études est toutefois lourd et difficile à gérer : les étudiants salariés travaillent à des heures où ils se disent fatigués et sont souvent beaucoup plus isolés que les autres étudiants. Ils sont obligés de faire des arbitrages en termes d'emploi du temps et de temps consacré aux études. Ils expriment en revanche un rapport aux études plutôt positif et reconnaissent des avantages à ce cumul, en termes d'organisation, d'incitation à la poursuite d'études, de construction de leur projet professionnel. Enfin, de manière assez consensuelle, ils mettent en avant la " valeur professionnelle " de ces activités, pourtant peu qualifiées et sans grand lien avec leurs études ans l'ensemble.

19008.- Essai d'étude de l'impact de la « fiche avenir » de ParcourSup sur la réussite en L1 STAPS à l'université de Bourgogne.- Derocles S.A.P. ; Morel F. ; Perret C.

19009.- Comment favoriser le vivre ensemble à l'école ?.- Varot A. ; Perret C..- Cahiers pédagogiques, 551, février 2019
Comment améliorer le climat scolaire et optimiser ainsi les apprentissages dans les cycles 2 et 3 ? Voici l'éclairage d'une expérimentation mise en place pour une durée de trois ans dans l'école Champgrenon de Charnay-Lès-Mâcon, en Saône-et-Loire.

19010.- Les rapports des jeunes au travail : "entre plaisir et contrainte".- Guégnard C..- Semaine nationale des Missions Locales, Dijon, 21 mars 2019.- Missions locales
Quelle est la place du travail dans la vie des jeunes ? Leurs rapports au travail se déclinent au pluriel avec une multiplicité d'informations subjectives, tiraillées entre représentations positives et négatives, variées selon leurs parcours. Au-delà de leurs expériences et de leurs attentes, les jeunes interrogés accordent une importance forte au travail, "entre plaisir et contrainte", dans un contexte pourtant caractérisé par une plus grande incertitude et instabilité du marché du travail.

19011.- Les mondes enseignants : identités et clivages.- Farges G..- Existe-t-il une politique des ressources humaines à l'Éducation nationale ?, Rouen, 22-24 mars 2019.- AFAE (Association Française des Acteurs de l'Éducation)

19012.- Observer les pratiques évaluatives des enseignants.- Genelot S..- CNESCO (Conseil National d'Évaluation du Système SCOlaire)

19013.- The relative relationship between education and workplace task discretion: an international comparative perspective.- Pullman A. ; Jongbloed J..- Journal of Education and Work, à paraitre
Through analyses of Programme for the International Assessment of Adult Competencies (PIAAC) data, the following study considers the direct and indirect association between education and workplace task discretion in 30 countries. By focusing on cross-national comparison, it considers the ways in which these findings are dependent on both the overall level and the range of task discretion across occupational sectors within a country. Theoretically, individual-agency and critical-institutional hypotheses are compared, two perspectives that provide divergent explanations for the indirect association between education and task discretion. The findings partially support both perspectives and there is strong evidence of a relative relationship between education and task discretion. That is, in country contexts where overall levels of task discretion are higher and more equal, education operates less strongly as a stratifying force. The originality of this approach showcases empirically how the association between education and task discretion is context dependent and theoretically how individual-agency and criticalinstitutional perspectives both contribute to understanding this relationship.

19014.- Quand une femme conquiert la citadelle masculine de l'inspection. Cas de Lilyane Forestier (1964-1991).- Lebossé C. ; Erard C..- Revue STAPS, 123, 2019/1
Cette contribution se propose de mettre au jour la conquête, au début des années 1960, d’une citadelle masculine : l’inspection Jeunesse et Sports (en 1964) puis l’Inspection pédagogique en charge de l’éducation physique et sportive (en 1976). D’origine populaire et professeure d’EPS de la ville de Paris, Lilyane Forestier présente un parcours a priori peu probable et pourtant… En se créant et en saisissant des opportunités, tout en développant des « stratégies de genre », elle parvient à gravir les échelons et à défendre une conception de l’EPS qui, présentée parfois comme à contre-courant, contribue d’une certaine façon à prolonger une vision différentialiste des individus. En ayant conquis une bonne partie de la citadelle masculine de l’inspection, elle a acquis un niveau de liberté vécue par l’inspectrice comme une grande autonomie. Mais cette apparente autonomie constitue aussi une forme de pouvoir qui, au final, permet d’exercer une forme de domination, notamment en matière de hiérarchie entre les sexes. Figure de l’inspection admise à la retraite en 1991, elle reste aux portes d’une Inspection Générale dont Yvonne Surrel, première femme nommée en son sein en 1961, s’est retirée en 1977, pour partir à la retraite.

19015.- Les femmes, actrices de l'éducation physique et sportive, numéro spécial .- Szerdahelyi L., coord. ; Robène L., coord. - Revue STAPS, 123, 2019/1
Ce numéro spécial bilingue accueille des contributions sur les femmes actrices de l'EPS (Éducation physique et sportive). L'enjeu est d'appréhender la pluralité de leurs parcours individuels et collectifs, la diversité de leurs constructions identitaires, la spécificité de leurs orientations didactiques et pédagogiques, et de mieux cerner les étapes qui ont marqué leur accession, au-delà de l'enseignement, à des fonctions clés de l'institution scolaire. Hasard du calendrier, ce numéro de la revue STAPS prolonge un dossier sur les femmes et le genre dans le domaine de la culture physique, récemment publié par The International Journal of the History of Sport (Vertinsky & Hedenborg, 2018). Renouveler les recherches sur le rôle des femmes dans la diffusion des pratiques corporelles et sportives, tel est l'objet du numéro coordonné par Patricia Vertinsky et Susanna Hedenborg. Jeter une lumière nouvelle sur les actrices de l'EPS, en s'intéressant à leur capacité d'agir au-delà des obstacles, dans les sphères de l'enseignement, de l'inspection ou des syndicats, tel est le projet que nous proposons d'investir, selon des approches historiques et sociologiques, françaises et européennes.

19016.- Annick Davisse, une actrice innovante de l'EPS en faveur de l'égalité des sexes (1961-2018).- Ottogalli-Mazzacavallo C. ; Szerdahelyi L..- Revue STAPS, 123, 2019/1
En matière d'égalité entre les sexes, l'EPS a connu à la fin du XXe siècle une véritable révolution copernicienne en passant d'une prévalence séparatiste à une dynamique organisationnelle et didactique égalitaire. Si cette mutation s'inscrit dans une conjoncture politique et sociale favorable à l'amélioration des droits des femmes dans tous les espaces de la vie en société, elle est aussi le reflet d'une dynamique propre au champ de l'EPS dans laquelle se distingue Annick Davisse. Partant de l'analyse d'entretiens et de ses publications, cet article interroge son parcours et révèle une actrice clé d'un processus d'innovation sociale en faveur de l'égalité des sexes. Enseignante d'EPS, militante syndicale et politique, devenue inspectrice pédagogique régionale d'EPS, elle accède progressivement à des positions de pouvoir permettant d'agréger des soutiens autour de la cause des « démuni·e·s » de l'école, dont les filles en EPS. Ainsi, elle conceptualise et diffuse au fil de sa carrière une approche didactico-pédagogique visant leur meilleure réussite. Soutenues par des politiques internationales ouvrant pour l'élimination des discriminations à l'encontre des femmes, ses propositions trouvent preneur et s'institutionnalisent partiellement dans les programmes d'EPS de la fin du XXe siècle, non sans quelques déformations ou instrumentalisations.

19017.- Compétences transversales et employabilité : de l'université au marché du travail.- Morlaix S. ; Nohu N..- Education permanente, 218, mars 2019.- Cet article s'intéresse au développement de compétences transversales dans les cursus de formation universitaires de niveau master. Il vise à analyser l'adéquation entre les compétences non académiques développées en formation et celles utiles ou recherchées pour accéder au premier emploi. Les auteures s'attardent sur le lien que ces compétences entretiennent avec le marché du travail.

19018.- Penser l'égalité sans condition en EPS.- Szerdahelyi L..- Les soirées de l'EPS "Construire l'égalité fille/garçon en EPS", Paris, 20 mars 2019.- SNEP-FSU

19019.- Le mérite contre la justice. Nouvelle édition.- Duru-Bellat M..- Paris, Sciences Po, 2019, ISBN 978-2-7246-2460-1
Le mérite a la cote. Avec lui, l'idée que chacun est responsable de ce qui lui arrive, de ses succès comme de ses échecs, et l'espérance qu'en récompensant talents et efforts, on produira une société juste et efficace.
La mise en exergue constante du mérite, sans tenir compte des inégalités (sociales, de genre, d'origine, etc.), est pourtant tout sauf anodine. Elle engendre de nombreux effets pervers : à l'école, où l'idéal de la formation de tous s'efface devant la sélection des plus "méritants" ; dans le monde du travail, quand se caler sur la réussite scolaire et le diplôme amène à négliger bien d'autres talents et à créer une concurrence délétère.
Sans ôter tout mérite au mérite, ce livre invite à débattre de la place à lui accorder. Une société purement méritocratique, obsédée par l'égalité des chances, ne serait-elle pas source d'injustice, voire invivable ?

19020.- Utilisation du numérique et réduction des inégalités sociales de réussite : l'exemple de la ville de Chenôve.- Morlaix S. ; Duguet A. ; Cartierre N. ; Finez L. ; Laccassagne M.-F. ; Mangin F. ; Corbin L. ; Millotte S..- Rapport final.- Ville de Chenôve

19021.- Sportives de haut niveau, mais à quel prix ? Le cas des enseignantes d'éducation physique et sportive en France, de 1940 à 1970.- Érard C. ; Szerdahelyi L..- Histoire sociale, 52, 105, 2019
Sportives de haut niveau tout en étant enseignantes d'éducation physique et sportive dans la France du second XXe siècle, les 102 femmes de notre corpus illustrent des formes inhabituelles d'articulation de temps sociaux, en particulier lorsqu'elles sont mères de famille. Leurs parcours se sont déployés dans des conditions sociales et familiales astreignantes, conformément à la logique française de production des élites sportives et sans être systématiquement accompagnés d'une transformation de la répartition des tâches et des rôles dans les couples. Ils apparaissent ainsi beaucoup moins « protégés » que ce que la mémoire des sportifs et sportives laisse supposer.

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Pour tous renseignements

Vous pouvez contacter Bertille Theurel, documentaliste

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  • par téléphone 03-80-39-54-59
Université de Bourgogne