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22057. Pélissier, D. (2022). Le dépistage et le signalement scolaires des mineurs victimes de violences sexuelles à la Réunion : de la protection de l’enfance à la dissociation de l’École (Mémoire de recherche Master Sciences de l’éducation parcours Expertise Sociologique et Economique en Education, Université de Bourgogne). Consulté à l’adresse https://iredu.u-bourgogne.fr/wp-content/uploads/2022/09/22057.pdf

Une fille sur cinq et un garçon sur treize ont subi des agressions sexuelles pendant leur enfance (WHO, 2014, p.14). En France, 81% ont lieu avant 18 ans et 85% des victimes rapportent n’avoir jamais été protégées, ni reconnues (AMTV, 2015). A la Réunion, d’après l’enquête VIRAGE-DOM, une femme sur dix indique avoir vécu des violences sexuelles avant dix-huit ans (Condon, Dauphin, Dupuis, 2019, p. 3). Ainsi, l’opportunité offerte par l’obligation de l’instruction pourrait laisser penser au dépistage et au signalement scolaires systématiques de ces mineurs en danger, ce n’est manifestement pas le cas. Pour quelles raisons, les mineurs victimes de violences sexuelles scolarisés ne sont-ils pas systématiquement dépistés et signalés par les professionnels scolaires ? Au-delà des barrières de protection intrinsèque mises en place par les mineurs victimes qui peuvent expliquer le silence, cette recherche sociologique explore le fonctionnement du dispositif scolaire de la protection de l’enfance, identifie, définit et mesure les variables qui influencent la prévention secondaire des MVVS. Le terrain de recherche est l’académie de La Réunion, département dans lequel les VS sur mineurs sont majorées par rapport à la France métropolitaine. Les deux hypothèses formulées se situent au niveau macrosociologique et au niveau microsociologique avec l’analyse des professionnalités enseignantes. Ces hypothèses sont mises à l’épreuve d’une méthodologie mixte avec cinq enquêtes documentaires, un entretien et le déploiement d’un questionnaire auprès des professeurs d’une circonscription de l’académie de La Réunion. Les recueils de données à la fois quantitatives et qualitatives valident des hypothèses et permettent de conclure à la dissociation institutionnelle et professionnelle de la protection scolaire des MVVS. Les mécanismes de dissociation sont à l’image de la dissociation traumatique vécue par les MVVS, ils dégradent le dépistage et le signalement des MVVS, mais ils permettent le maintien de l’ordre scolaire.

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22057. Pélissier, D. (2022). Le dépistage et le signalement scolaires des mineurs victimes de violences sexuelles à la Réunion : de la protection de l’enfance à la dissociation de l’École (Mémoire de recherche Master Sciences de l’éducation parcours Expertise Sociologique et Economique en Education, Université de Bourgogne). Consulté à l’adresse https://iredu.u-bourgogne.fr/wp-content/uploads/2022/09/22057.pdf

Une fille sur cinq et un garçon sur treize ont subi des agressions sexuelles pendant leur enfance (WHO, 2014, p.14). En France, 81% ont lieu avant 18 ans et 85% des victimes rapportent n’avoir jamais été protégées, ni reconnues (AMTV, 2015). A la Réunion, d’après l’enquête VIRAGE-DOM, une femme sur dix indique avoir vécu des violences sexuelles avant dix-huit ans (Condon, Dauphin, Dupuis, 2019, p. 3). Ainsi, l’opportunité offerte par l’obligation de l’instruction pourrait laisser penser au dépistage et au signalement scolaires systématiques de ces mineurs en danger, ce n’est manifestement pas le cas. Pour quelles raisons, les mineurs victimes de violences sexuelles scolarisés ne sont-ils pas systématiquement dépistés et signalés par les professionnels scolaires ? Au-delà des barrières de protection intrinsèque mises en place par les mineurs victimes qui peuvent expliquer le silence, cette recherche sociologique explore le fonctionnement du dispositif scolaire de la protection de l’enfance, identifie, définit et mesure les variables qui influencent la prévention secondaire des MVVS. Le terrain de recherche est l’académie de La Réunion, département dans lequel les VS sur mineurs sont majorées par rapport à la France métropolitaine. Les deux hypothèses formulées se situent au niveau macrosociologique et au niveau microsociologique avec l’analyse des professionnalités enseignantes. Ces hypothèses sont mises à l’épreuve d’une méthodologie mixte avec cinq enquêtes documentaires, un entretien et le déploiement d’un questionnaire auprès des professeurs d’une circonscription de l’académie de La Réunion. Les recueils de données à la fois quantitatives et qualitatives valident des hypothèses et permettent de conclure à la dissociation institutionnelle et professionnelle de la protection scolaire des MVVS. Les mécanismes de dissociation sont à l’image de la dissociation traumatique vécue par les MVVS, ils dégradent le dépistage et le signalement des MVVS, mais ils permettent le maintien de l’ordre scolaire.

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