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Fiche de GAVARD-VEAU Jeanne

Fonction : Doctorant(e) en Sciences de l'Éducation

Thèse

Directrice de thèse : Sandrine Garcia

Co-directrice : Géraldine Farges

Titre de la thèse : Enseignant en prison ? Spécificité et régularité de l’engagement professionnel enseignant au prisme des carrières  atypiques

Résumé de thèse :

« Enseigner en prison ? Spécificités et régularités de l’engagement professionnel enseignant au prisme des carrières atypiques »

Enseigner en prison peut paraître à certains égards une situation peu enviable pour les professionnels en ce qu’elle présente des incertitudes sur le comportement des jeunes, l’organisation et les débouchés d’un tel enseignement (le niveau des jeunes étant très hétérogène). Pourtant, certains enseignants qui ont fait l’expérience du système scolaire « classique » semblent y trouver, d’après les recherches disponibles, un intérêt et des gratifications qu’ils n’ont pas ailleurs, malgré les tensions qui saturent l’espace carcéral.  Le projet doctoral se propose dès lors d’analyser l’engagement professionnel des enseignants en milieu carcéral, en intégrant aux problématiques centrales des sciences de l’éducation les apports de la sociologie des professions. En effet, les interactions éducatives qui se déroulent dans ce contexte fermé présentent des spécificités qu’il s’agit de comprendre (Abbott 1988). L’hypothèse principale formulée est que les espaces contraints, comme le milieu carcéral, peuvent paradoxalement offrir des espaces de liberté pour les professionnels de l’enseignement, dont il s’agira d’analyser les relations avec la hiérarchie de proximité (chefs d’établissement et inspecteurs territoriaux). Les enseignants peuvent aussi trouver auprès des personnes incarcérées une reconnaissance qu’ils ne trouvent pas en milieu « ordinaire ». Les détenus, qui doivent être volontaires pour suivre les cours, obtiennent grâce à l’enseignement un statut d’apprenant conféré par des personnes qui, contrairement aux surveillants de prison dans une institution totale (Goffman, 1968), ne sont pas animées de préoccupations disciplinaires, et permettent d’échapper partiellement aux stigmates de la délinquance. Ainsi, les rétributions symboliques associées à cet acte éducatif singulier peuvent être élevées pour les enseignants (Bense Ferreira Alves et Leblanc, 2013), venant confirmer leur utilité sociale.  En partenariat avec la Direction Régionale des Services Pénitentiaires de Bourgogne, une méthodologie mixte sera mise en œuvre, articulant des analyses de données administratives, une enquête de terrain de type ethnographique et une enquête par questionnaire.

 
 

 

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GAVARD-VEAU Jeanne
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Doctorant(e) en Sciences de l'Éducation
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jeanne.gavard@u-bourgogne.fr
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Directrice de thèse : Sandrine Garcia

Co-directrice : Géraldine Farges

Titre de la thèse : Enseignant en prison ? Spécificité et régularité de l'engagement professionnel enseignant au prisme des carrières  atypiques

Résumé de thèse :

"Enseigner en prison ? Spécificités et régularités de l'engagement professionnel enseignant au prisme des carrières atypiques"

Enseigner en prison peut paraître à certains égards une situation peu enviable pour les professionnels en ce qu’elle présente des incertitudes sur le comportement des jeunes, l’organisation et les débouchés d’un tel enseignement (le niveau des jeunes étant très hétérogène). Pourtant, certains enseignants qui ont fait l’expérience du système scolaire « classique » semblent y trouver, d’après les recherches disponibles, un intérêt et des gratifications qu’ils n’ont pas ailleurs, malgré les tensions qui saturent l’espace carcéral.  Le projet doctoral se propose dès lors d’analyser l’engagement professionnel des enseignants en milieu carcéral, en intégrant aux problématiques centrales des sciences de l’éducation les apports de la sociologie des professions. En effet, les interactions éducatives qui se déroulent dans ce contexte fermé présentent des spécificités qu’il s’agit de comprendre (Abbott 1988). L’hypothèse principale formulée est que les espaces contraints, comme le milieu carcéral, peuvent paradoxalement offrir des espaces de liberté pour les professionnels de l’enseignement, dont il s’agira d’analyser les relations avec la hiérarchie de proximité (chefs d’établissement et inspecteurs territoriaux). Les enseignants peuvent aussi trouver auprès des personnes incarcérées une reconnaissance qu’ils ne trouvent pas en milieu « ordinaire ». Les détenus, qui doivent être volontaires pour suivre les cours, obtiennent grâce à l’enseignement un statut d’apprenant conféré par des personnes qui, contrairement aux surveillants de prison dans une institution totale (Goffman, 1968), ne sont pas animées de préoccupations disciplinaires, et permettent d’échapper partiellement aux stigmates de la délinquance. Ainsi, les rétributions symboliques associées à cet acte éducatif singulier peuvent être élevées pour les enseignants (Bense Ferreira Alves et Leblanc, 2013), venant confirmer leur utilité sociale.  En partenariat avec la Direction Régionale des Services Pénitentiaires de Bourgogne, une méthodologie mixte sera mise en œuvre, articulant des analyses de données administratives, une enquête de terrain de type ethnographique et une enquête par questionnaire.

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