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Liste des publications 2019

19001. Perret, C., & Fournier, A. (2019, janvier 8). Se former aux outils documentaires : le cas de l’université de Bourgogne. Bulletin des bibliothèques de France. Consulté à l’adresse http://bbf.enssib.fr/contributions/se-former-aux-outils-documentaires
19002. Vrillon, É. (2019a). Une  nouvelle  approche  de  la  réussite  dans  les  MOOC  :  confronter  les  usages  aux comportements réels pour adapter repenser les indicateurs de l’évaluation. Présenté à « Entre normalisation, contrôle et développement formatif : Évaluations sources de synergies ? », organisé par l’ADMEE-Europe, Lausanne, 8-10 janvier 2019.

L’évaluation dans les MOOC a été réalisée de manière privilégiée à l’aide des learnings analytics, autant de traces numériques enregistrant l’ensemble des actions réalisées par un inscrit dans le dispositif. L’exploitation de ces données a révélé l’existence d’un très fort taux d’abandon parmi les cohortes d’inscrits au sein de MOOC. Ce faisant, ce sont deux principales approches de l’évaluation de la réussite qui ont été adoptées : celle de la persistance et celle, transposée de la formation formelle, de la validation par l’obtention d’une certification. Néanmoins, celles – ci ne permettent pas de tenir compte de la diversité des intentions des inscrits. A l’aide de l’exploitation d’une enquête quantitative longitudinale réalisée au sein de 12 MOOC (n=5709), nous présentons une typologie d’usages des MOOC permettant de repenser l’évaluation et les indicateurs de la réussite. La confrontation de ces registres d’usages des MOOC aux modalités concrètes de suivi et d’achèvement du MOOC, grâce à l’exploitation d’un second questionnaire adressé un an plus tard (n=1778), permet d’appréhender le taux de réussite ou d’échec réel. De réelles disparités s’observent selon les types d’usages des MOOC. Elles témoignent de l’existence de contournements et d’appropriations des ressources du scénario pédagogique du MOOC qu’illustrent par ailleurs une série d’entretiens con duite auprès d’inscrits (n=32). Ces résultats permettent de discuter de la pertinence des modalités actuelles d’évaluation dans les MOOC. En dépit de la facilité d’accéder à ces traces et des possibilités offertes par ce dispositif numérique, les évaluations proposées dans les MOOC ne paraissent pas nécessairement adaptées, voire dans certains contextes relativement pauvres. Plus généralement, elles permettent, à partir de travaux empiriques, de s’interroger à nouveau sur ce qu’évaluer veut dire.
19003. Berthaud, J. (2019). L’intégration sociale étudiante. Un processus au cœur des parcours universitaires ? Agora débats / jeunesses, (81), 7‑26. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-agora-debats-jeunesses-2019-1-page-7.htm

La socialisation au milieu universitaire constitue un enjeu à la fois pour les étudiants qui sortent de l’enseignement secondaire et pour les établissements soucieux du bien-être et de la réussite des étudiants qu’ils accueillent. Cet article propose une (re)définition du concept d’intégration sociale appliqué à la population étudiante, et en étudie les conditions et les effets pour des étudiants de premier cycle universitaire. Les analyses révèlent que de nombreux facteurs interviennent dans l’explication des différences d’intégration entre étudiants, et qu’une socialisation réussie constitue un gage supplémentaire d’une plus grande réussite académique pour certains étudiants.
19004. Szerdahelyi, L. (2019). Égalité ou équité ? Au-delà des contradictions, l’égalité sans conditions comme horizon. Contrepied, (HS 23), 30‑31.
19005. Farges, G. (2019). La valeur perçue par les enseignants de leur métier : considérations sur les variations entre premier et second degré. In Buisson-Fenet H. & Rey O., Le métier d’enseignant : une identité introuvable ? (p. 13‑32). Lyon: ENS.
Cette contribution souhaiterait revenir sur un résultat présenté dans l’ouvrage Les mondes enseignants1. Ce résultat est celui qui démontre des différences entre les enseignants du premier et du second degré quant à la valeur qui est donnée, selon eux …
19006. Derocles, S. A. P., Morel, F., & Perret, C. (2019). Réflexions sur les résultats en L1 STAPS des néobacheliers à l’université de Bourgogne pour la construction d’un outil d’aide à la réussite des lycéens et à l’accompagnement des nouveaux étudiants.
19007. Béduwé, C., Berthaud, J., Giret, J.-F., & Solaux, G. (2019). Salariat étudiant, parcours universitaires et conditions de vie. Paris: La documentation française.
Cet ouvrage vise à mieux comprendre la place et le rôle du travail étudiant dans les parcours d’études supérieures. Il s’est appuyé sur une post-enquête, quantitative et qualitative, à l’enquête Conditions de vie 2013 de l’Observatoire national de la vie étudiante. Tous les étudiants inscrits en Licence en 2013, et dont la moitié exerçait une activité rémunérée, ont été suivis et interrogés trois années de suite. Les résultats obtenus permettent d’abord de souligner la porosité des frontières entre les situations d’études et d’emploi. Certains étudiants travaillent plus ou moins régulièrement et continûment durant leurs études, parfois arrêtent de travailler pour reprendre des études à temps plein, ou au contraire commencent à travailler après quelques années d’études classiques. Parmi ceux qui arrêtent leurs études, certains abandonnent pour se consacrer à l’emploi salarié occupé avant la fin de leur formation. La diversité des parcours mêlant études et emploi est donc grande et on estime que l’emploi salarié occupe une place significative dans les parcours de plus d’un étudiant sur trois. Nos résultats confirment ensuite que le travail en cours d’études est d’abord le moyen pour les étudiants de financer – le plus souvent de cofinancer – leurs études et qu’il se trouve donc au cour des difficultés financières des étudiants. Car si travailler ne résout pas toutes les difficultés financières, ne pas travailler ne les empêche pas. Cette conciliation entre études et travail varie manifestement au fil des parcours, dépendant souvent du niveau d’engagement des étudiants dans leurs études et/ou de la possibilité qu’ils ont d’aménager leur emploi du temps.
19008. Derocles, S. A. P., Morel, F., & Perret, C. (2019). Essai d’étude de l’impact de la « fiche avenir » de ParcourSup sur la réussite en L1 STAPS à l’université de Bourgogne.
19009. Varot, A., & Perret, C. (2019). Comment favoriser le vivre ensemble à l’école ? Cahiers pédagogiques, (551), 64‑65.

Comment améliorer le climat scolaire et optimiser ainsi les apprentissages dans les cycles 2 et 3 ? Voici l’éclairage d’une expérimentation mise en place pour une durée de trois ans dans l’école Champgrenon de Charnay-Lès-Mâcon, en Saône-et-Loire.
19010. Guégnard, C. (2019). Les rapports des jeunes au travail : « entre plaisir et contrainte ». Présenté à Semaine nationale des Missions Locales, organisée par les missions locales, Dijon, 21 mars 2019.

Quelle est la place du travail dans la vie des jeunes ? Leurs rapports au travail se déclinent au pluriel avec une multiplicité d’informations subjectives, tiraillées entre représentations positives et négatives, variées selon leurs parcours. Au-delà de leurs expériences et de leurs attentes, les jeunes interrogés accordent une importance forte au travail, « entre plaisir et contrainte », dans un contexte pourtant caractérisé par une plus grande incertitude et instabilité du marché du travail.
19011. Farges, G. (2019). Les mondes enseignants : identités et clivages. Présenté à Colloque organisé par l’AFAE (Association Française des Acteurs de l’Éducation).
19012. Genelot, S. (2019a). Observer les pratiques évaluatives des enseignants (p. 119) [CNESCO (Conseil National d’Évaluation du Système SCOlaire)]. Consulté à l’adresse https://iredu.u-bourgogne.fr/wp-content/uploads/2020/04/19012.pdf

Ce rapport a pour objet de rendre compte de la recherche conduite à la demande du CNESCO (conseil national d’évaluation du système scolaire) entre 2016 et 2018. Celle-ci avait pour but de décrire les pratiques évaluatives des enseignants telles qu’elles se déroulent dans le quotidien des classes. Elle s’appuie sur une observation de longue durée de 7 classes d’école élémentaire (en CP et CM) et de 6 classes de collège (en mathématique, anglais et français en 6ème et 3ème) par captation vidéo de près de 136 heures de séances de classe « ordinaires » et d’entretiens conduits auprès des enseignants concernés. Le codage des données filmées conduit à la constitution d’un corpus de 351 situations évaluatives que l’analyse croisée avec les entretiens ont permis de structurer selon trois grandes catégories : formalisées explicites – interactives différées – interactives simultanées. L’analyse descriptive permet de caractériser chacune d’elles : répartition selon le niveau scolaire/les disciplines, modalités de présentation aux élèves, modalités de participation de ces derniers et supports pédagogiques utilisés
19013. Pullman, A., & Jongbloed, J. (2019). The relative relationship between education and workplace task discretion: an international comparative perspective. Journal of Education and Work, 32(1), 66‑84. Consulté à l’adresse https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/13639080.2019.1594173?journalCode=cjew20

Through analyses of Programme for the International Assessment of Adult Competencies (PIAAC) data, the following study considers the direct and indirect association between education and workplace task discretion in 30 countries. By focusing on cross-national comparison, it considers the ways in which these findings are dependent on both the overall level and the range of task discretion across occupational sectors within a country. Theoretically, individual-agency and critical-institutional hypotheses are compared, two perspectives that provide divergent explanations for the indirect association between education and task discretion. The findings partially support both perspectives and there is strong evidence of a relative relationship between education and task discretion. That is, in country contexts where overall levels of task discretion are higher and more equal, education operates less strongly as a stratifying force. The originality of this approach showcases empirically how the association between education and task discretion is context dependent and theoretically how individual-agency and criticalinstitutional perspectives both contribute to understanding this relationship.
19014. Lebossé, C., & Erard, C. (2019). Quand une femme conquiert la citadelle masculine de l’inspection. Cas de Lilyane Forestier (1964-1991). Revue STAPS, (123), 51‑66. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-staps-2019-1-page-51.htm

Cette contribution se propose de mettre au jour la conquête, au début des années 1960, d’une citadelle masculine : l’inspection Jeunesse et Sports (en 1964) puis l’Inspection pédagogique en charge de l’éducation physique et sportive (en 1976). D’origine populaire et professeure d’EPS de la ville de Paris, Lilyane Forestier présente un parcours a priori peu probable et pourtant. En se créant et en saisissant des opportunités, tout en développant des « stratégies de genre », elle parvient à gravir les échelons et à défendre une conception de l’EPS qui, présentée parfois comme à contre-courant, contribue d’une certaine façon à prolonger une vision différentialiste des individus. En ayant conquis une bonne partie de la citadelle masculine de l’inspection, elle a acquis un niveau de liberté vécue par l’inspectrice comme une grande autonomie. Mais cette apparente autonomie constitue aussi une forme de pouvoir qui, au final, permet d’exercer une forme de domination, notamment en matière de hiérarchie entre les sexes. Figure de l’inspection admise à la retraite en 1991, elle reste aux portes d’une Inspection Générale dont Yvonne Surrel, première femme nommée en son sein en 1961, s’est retirée en 1977, pour partir à la retraite.
19015. Szerdahelyi, L., & Robène, L. (Éd.). (2019). Les femmes, actrices de l’éducation physique et sportive, numéro spécial. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-staps-2019-1.htm

Ce numéro spécial bilingue accueille des contributions sur les femmes actrices de l’EPS (Éducation physique et sportive). L’enjeu est d’appréhender la pluralité de leurs parcours individuels et collectifs, la diversité de leurs constructions identitaires, la spécificité de leurs orientations didactiques et pédagogiques, et de mieux cerner les étapes qui ont marqué leur accession, au-delà de l’enseignement, à des fonctions clés de l’institution scolaire. Hasard du calendrier, ce numéro de la revue STAPS prolonge un dossier sur les femmes et le genre dans le domaine de la culture physique, récemment publié par The International Journal of the History of Sport (Vertinsky & Hedenborg, 2018). Renouveler les recherches sur le rôle des femmes dans la diffusion des pratiques corporelles et sportives, tel est l’objet du numéro coordonné par Patricia Vertinsky et Susanna Hedenborg. Jeter une lumière nouvelle sur les actrices de l’EPS, en s’intéressant à leur capacité d’agir au-delà des obstacles, dans les sphères de l’enseignement, de l’inspection ou des syndicats, tel est le projet que nous proposons d’investir, selon des approches historiques et sociologiques, françaises et européennes.
19016. Ottogalli-Mazzacavallo, C., & Szerdahelyi, L. (2019). Annick Davisse, une actrice innovante de l’EPS en faveur de l’égalité des sexes (1961-2018). Revue STAPS, (123), 67‑80. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-staps-2019-1-page-67.html

En matière d’égalité entre les sexes, l’EPS a connu à la fin du XXe siècle une véritable révolution copernicienne en passant d’une prévalence séparatiste à une dynamique organisationnelle et didactique égalitaire. Si cette mutation s’inscrit dans une conjoncture politique et sociale favorable à l’amélioration des droits des femmes dans tous les espaces de la vie en société, elle est aussi le reflet d’une dynamique propre au champ de l’EPS dans laquelle se distingue Annick Davisse. Partant de l’analyse d’entretiens et de ses publications, cet article interroge son parcours et révèle une actrice clé d’un processus d’innovation sociale en faveur de l’égalité des sexes. Enseignante d’EPS, militante syndicale et politique, devenue inspectrice pédagogique régionale d’EPS, elle accède progressivement à des positions de pouvoir permettant d’agréger des soutiens autour de la cause des « démuni•e•s » de l’école, dont les filles en EPS. Ainsi, elle conceptualise et diffuse au fil de sa carrière une approche didactico-pédagogique visant leur meilleure réussite. Soutenues par des politiques internationales ouvrant pour l’élimination des discriminations à l’encontre des femmes, ses propositions trouvent preneur et s’institutionnalisent partiellement dans les programmes d’EPS de la fin du XXe siècle, non sans quelques déformations ou instrumentalisations.
19017. Morlaix, S., & Nohu, N. (2019). Compétences transversales et employabilité : de l’université au marché du travail. Éducation permanente, (218), 109‑118.

Cet article s’intéresse au développement de compétences transversales dans les cursus de formation universitaires de niveau master. Il vise à analyser l’adéquation entre les compétences non académiques développées en formation et celles utiles ou recherchées pour accéder au premier emploi. Les auteures s’attardent sur le lien que ces compétences entretiennent avec le marché du travail.
19018. Szerdahelyi, L. (2019). Penser l’égalité sans condition en EPS. Présenté à Les soirées de l’EPS « Construire l’égalité fille/garçon en EPS », organisées par le SNEP-FSU, Paris, 20 mars 2019.
19019. Duru-Bellat, M. (2019). Le mérite contre la justice. Nouvelle édition. Paris: Sciences Po.

Le mérite a la cote. Avec lui, l’idée que chacun est responsable de ce qui lui arrive, de ses succès comme de ses échecs, et l’espérance qu’en récompensant talents et efforts, on produira une société juste et efficace. La mise en exergue constante du mérite, sans tenir compte des inégalités (sociales, de genre, d’origine, etc.), est pourtant tout sauf anodine. Elle engendre de nombreux effets pervers : à l’école, où l’idéal de la formation de tous s’efface devant la sélection des plus « méritants » ; dans le monde du travail, quand se caler sur la réussite scolaire et le diplôme amène à négliger bien d’autres talents et à créer une concurrence délétère.  Sans ôter tout mérite au mérite, ce livre invite à débattre de la place à lui accorder. Une société purement méritocratique, obsédée par l’égalité des chances, ne serait-elle pas source d’injustice, voire invivable ?
19020. Morlaix, S., Duguet, A., Cartierre, N., Finez, L., Laccassagne, M.-F., Mangin, F., … Millotte, S. (2019). Utilisation du numérique et réduction des inégalités sociales de réussite : l’exemple de la ville de Chenôve (p. 149) [Ville de Chenôve].
19021. Erard, C., & Szerdahelyi, L. (2019). Sportives de haut niveau, mais à quel prix ? Le cas des enseignantes d’éducation physique et sportive en France, de 1940 à 1970. Histoire sociale, 52(105).

Sportives de haut niveau tout en étant enseignantes d’éducation physique et sportive dans la France du second XXe siècle, les 102 femmes de notre corpus illustrent des formes inhabituelles d’articulation de temps sociaux, en particulier lorsqu’elles sont mères de famille. Leurs parcours se sont déployés dans des conditions sociales et familiales astreignantes, conformément à la logique française de production des élites sportives et sans être systématiquement accompagnés d’une transformation de la répartition des tâches et des rôles dans les couples. Ils apparaissent ainsi beaucoup moins « protégés » que ce que la mémoire des sportifs et sportives laisse supposer.
19022. Duguet, A., Giret, J.-F., & Morlaix, S. (2019). Utilisation du numérique à l’école élémentaire : profils d’utilisation et analyse des compétences. Carrefours de l’éducation, (47), 175‑194. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2019-1-page-175.htm

Cette recherche porte sur les pratiques du numérique des élèves de CM1 et CM2 dans un cadre scolaire et extra-scolaire. À partir d’une enquête empirique menée auprès de 1400 élèves et de leurs enseignants, nous nous interrogeons sur les conditions d’acquisition des compétences numériques. Trois de ces compétences ont été identifiées : les compétences techniques, les compétences liées à la conceptualisation d’Internet et les compétences éthiques. Les résultats soulignent que les pratiques des outils numériques dans un cadre extrascolaire ont assez peu d’effet sur les compétences acquises, à l’exception des compétences éthiques. Dans le cadre scolaire, les caractéristiques des enseignants et les ressources de la classe semblent avoir beaucoup plus d’effet sur les compétences techniques.
19023. Ngo Melha, E. (2019). Handicap et inclusion scolaire au Cameroun : ce qu’en disent les enseignants. Présenté à « Handicaps, sociétés et territoires », Yaoundé, 29-30 avril 2019.

Fondée sur le principe de l’égalité des chances et sur les valeurs humaines d’équité et du respect des différences, l’inclusion scolaire s’attache  » à la façon de transformer les systèmes éducatifs et d’améliorer la qualité de l’éducation à tous les niveaux et dans tous les environnements, de manière à s’adapter à la diversité des apprenants et à promouvoir la réussite scolaire  » (UNESCO, 2008). Elle est prescrite comme une injonction internationale quels que soient les contextes, elle implique un changement de paradigme dans lequel les conditions de réussite dépendent de la capacité de l’école à s’adapter à la diversité du public qu’elle accueille (Dyson et al., 1999, Plaisance et al., 2007). La situation actuelle nous conduit à nous interroger sur son appropriation et à réfléchir aux dispositifs définis et mis en place pour accueillir et accompagner les élèves handicapés dans leur scolarité au Cameroun. Le but de la recherche est d’évaluer la qualité des dispositifs scolaires. Notre recherche concerne une population de 65 enseignants. Le modèle d’évaluation multidimensionnelle de la qualité des dispositifs pédagogiques empruntés à Tremblay (2012) est utilisé. Un questionnaire avec des propositions de réponses a été administré aux enseignants du primaire. Les dimensions étudiées à travers le questionnaire sont les suivantes : La pertinence des objectifs, les caractéristiques de la population, l’adéquation des ressources, la fiabilité des actions, l’efficacité et la flexibilité du dispositif.
19024. Tavant, M. (2019). Le parcours citoyen à l’école primaire et au collège : quels effets sur les élèves ? (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation).
19025. Giret, J.-F. (2019). Classer, quantifier et qualifier les parcours : quelques enseignements issus des 25 journées du longitudinal. Présenté à XXVèmes journées du longitudinal. « Qualification des parcours » organisé par le CEREQ et l’université de Nantes, Nantes, 20 juin 2019.
19026. Fanchini, A., Jongbloed, J., & Dirani, A. (2019). Examining the well-being and creativity of schoolchildren in France. Cambridge Journal of Education, 49(4). https://doi.org/10.1080/0305764X.2018.1536197

This article builds theoretically and empirically on the concepts of creativity and well-being within the schooling context, focusing on 855 preadolescents attending primary schools in France. Following and testing a line of argumentation delineated in educational research, creativity is defined as conceptually distinct from, but closely related to, student well-being. « Creativity » is defined as a high level of adaptability and flexibility of thought, and « well-being » as both the presence of positive affect and the absence of negative affect (hedonic components), as well as a high level of engagement and feelings of competence (eudaimonic components). Empirically, operationalizations of multi-dimensional concepts of creativity and well-being are tested and the relationships between these variables and pupils’ academic success are considered, taking into account the potential moderating effects of gender and parental involvement. These associations are found to be complex and vary considerably between components of well-being and creativity.
19027. Farges, G., Danner, M., Garcia, S., & Giret, J.-F. (2019). Les représentations du métier des professeurs des écoles au prisme des conditions de travail locales et des trajectoires de long terme. Présenté à « Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) « , organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.

Les enquêtes portant sur le métier d’enseignant révèlent que les enseignants du premier degré sont peu satisfaits professionnellement. Toutefois, la notion de « satisfaction professionnelle », peu stabilisées scientifiquement (Amathieu et Chaliès, 2014), est attachée à des impressions mêlées dans le cas des professeurs des écoles: le ressenti d’une charge de travail excessive, de stress, d’impuissance, de déception, de colère au travail, des salaires insuffisants et l’absence d’accompagnement ou de formation, un métier perçu comme devenant plus compliqué notamment avec des violences scolaires plus importantes, une évaluation du travail par les inspections jugée « hasardeuse », le sentiment que la reconnaissance sociale des enseignants est appelée à être plus dévalorisée ou à stagner en l’état et plus généralement un fort sentiment de dévalorisation aux yeux de la société (Lévy, Espinasse et Rey, 2013; Geay, 2010, p. 86 ; OCDE, 2014). Notre communication s’intéressera à l’insatisfaction professionnelle exprimée par les enseignants du premier degré et se propose de mettre en relation les représentations que les enseignants ont de leur métier, leur expérience au travail ainsi que leurs trajectoires antérieures. Dans quelle mesure ces représentations, et en particulier celles relatives aux aspects insatisfaisants du métier, voire aux difficultés professionnelles ressenties, sont-elles liées aux conditions de travail que rencontrent les professeurs dans les écoles? Et en quoi la relation entre appréciations négatives du métier et conditions de travail est-elle médiée par les parcours antérieurs des enseignants interrogés? Nous faisons l’hypothèse que ces représentations peuvent être liées aux caractéristiques du travail enseignant dans le premier degré, qui ont connu des changements notables sur la période récente (Cattonar, Dumay et Maroy, 2013). Cependant, notre seconde hypothèse est que ces représentations restent influencées par les milieux d’origine des enseignants, ce qui peut conduire à relativiser des conditions de travail peu favorables, ou au contraire à les considérer comme rédhibitoires. Plus largement, nous pouvons supposer une appréciation du métier inégale selon les trajectoires individuelles des enseignants (origine sociale, parcours d’études, expériences socialisatrices), au principe de certaines attentes sur le métier, qui s’articulent avec les conditions de travail et les déroulements de carrière qu’ils rencontrent une fois enseignant et les confrontent à des réalités dans lesquelles ils ne s’étaient pas nécessairement projetés (Flachère et Pouliquen, 2015).Pour tester ces hypothèses, une méthodologie mixte a été mise en place. Un dispositif d’enquête par questionnaire de « première main », diffusé en 2017, est mobilisé pour comparer les représentations professionnelles selon les conditions de travail, les trajectoires sociales et de formation, ainsi que d’autres caractéristiques socio-démographiques telles que l’année de naissance, le genre ou le lieu d’habitation. Une enquête qualitative a parallèlement été menée, via la réalisation d’entretiens semi-directifs approfondis dans deux académies. Les données statistiques étant souvent insuffisantes pour appréhender la réalité locale, cette analyse qualitative nous donne les moyens de comprendre les représentations professionnelles en les associant au milieu de travail et de vie des enseignants du premier degré.Nos résultats révèlent que la satisfaction professionnelle dépend beaucoup de la marge de manouvre dont disposent les enseignants, qui elle-même découle des configurations locales du travail. L’exercice du métier varie selon les équipes en place et la manière dont les hiérarchies locales veillent à la mise en ouvre des prescriptions nationales, bien que dans le même temps, selon leur histoire individuelle, les professeurs des écoles soient inégaux quant à la possibilité de réunir les conditions d’une plus grande autonomie professionnelle.
19028. Jongbloed, J., & Giret, J.-F. (2019). L’éloignement des études et de l’emploi pour les situations jeunes en situation de NEET : une comparaison  européenne. Présenté à « Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) « , organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.

Les jeunes en situation de NEET (ni en études, ni en emploi, ni en formation) sont au centre des préoccupations des politiques de formation, d’emploi et de jeunesse en Europe. Ces situations de NEET rassemblent néanmoins dans les différents pays, des situations hétérogènes en termes de rapports à la formation et l’emploi (Furlong, 2006). En France, par exemple, les décrocheurs de l’enseignement secondaire sont particulièrement concernés par ces situations de NEET alors que dans d’autres pays, la population de NEET est composée de jeunes plus diplômés qui ne restent que temporairement éloignés du marché du travail. Nous proposons d’expliquer ces différences à partir « des régimes éducatifs du bien-être social », un cadre théorique qui fait le lien entre les littératures sur l’analyse comparative des systèmes éducatifs (par exemple, Mons, 2007) et sur les régimes de protection sociale (Esping-Andersen, 1990). Au niveau des politiques éducatives, ces régimes sont construits autour de conventions privilégiées dans chaque pays en termes de méritocratie, de compétitions scolaires, d’orientation ou de rapport aux professions (Verdier, 2001). Ils résultent également des choix faits par chaque pays en termes de stratification des parcours scolaires ou universitaires et de « décommodification » des biens éducatifs (Hega et Hokenmaier, 2002) -la décommodification pouvant se mesurer de manière générale comme le degré de satisfaction des besoins fondamentaux sans dépendre du marché-. On peut faire l’hypothèse que ces régimes vont affecter les transitions de l’école au marché du travail (par exemple Triventi, 2013) mais également le niveau de bien-être des jeunes et leurs capabilités (Veenhoven, 2010) ainsi que pour les NEET, leur sentiment d’exclusion. A partir de l’European Social Survey (2012, 2014 et 2016),la communication se propose d’appliquer ce cadre théorique à l’étude de la diversité de ces situations dans les pays européens. Trois vagues de l’European Social Survey (2012, 2014 et 2016) sont utilisées afin de construire un échantillon d’environ 3000 jeunes en situation de NEET. L’analyse empirique vise plus particulièrement à questionner l’homogénéité du concept de NEET et ses conséquences, notamment en termes d’exclusion, de bien-être et de capabilités selon chaque régime éducatif de bien-être social. Nos premiers résultats descriptifs montrent que l’absence d’éducation, les types de parcours scolaire ainsi que les degrés d’opportunité d’un retour en formation après la sortie du système éducatif vont générer des taux de NEET et des niveaux de bien-être des jeunes en NEET très différents selon les pays. Pour progresser dans la compréhension des effets de chaque régime, des régressions basées sur des modélisations multi-niveaux permettront de tenir compte à la fois des caractéristiques individuelles des jeunes (niveau et type d’éducation, genre, origine sociale des parents…) et des caractéristiques des pays au niveau de leur système éducatif (notamment à partir des indicateurs de stratification et de décommodification).
19029. Bonnard, C., & Giffard, A. (2019). L’accompagnement vers la qualification des personnes éloignées de l’emploi. Présenté à « Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) « , organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.

L’accès à la qualification des personnes éloignées de l’emploi est devenu un axe important des politiques d’emploi ces dernières années. Le développement des écoles de la seconde chance pour les jeunes non qualifiés en constitue une illustration. L’accompagnement et les formations proposées pour ce types de public comportent souvent différents stages comprenant des périodes en entreprise. L’idée sous jacente de ces politiques est d’accroître le capital humain, la confiance et l’estime de soi ainsi que le capital social des personnes non qualifiées ce qui faciliterait leur insertion ou réinsertion sur le marché du travail et dans la société. Les études portant sur ces dispositifs s’intéressent généralement à l’effet de l’accompagnement et de la formation sur l’accès à l’emploi pour les demandeurs d’emploi non  qualifiés (Bonnal et al., 1994) et les personnes éloignées de l’emploi (Checcaglin, 2000; Calavrezo, Rémy, 2017). Très peu d’études d’intéresse aux conditions d’accès et aux  facteurs de maintien au sein des parcours d’accompagnement et de formation pour ce type de public. Or, cette problématique est importante du fait, d’une part, d’une forte hétérogénéité des bénéficiaires entrant dans ce type de programme pouvant présenter des attentes différentes (Checcaglin, 2000). D’autre part, le risque d’abandon dans ce type de programme est élevé. Le type de prestations et les modalités d’accompagnement proposées sont susceptibles d’influer sur l’abandon (Dabot, 2007) et l’accès à une qualification des bénéficiaires. Dans cette communication, nous proposons donc d’analyser les conditions d’accès et de maintien au sein d’un programme de formation et d’accompagnement à la qualification destiné aux personnes non qualifiées sans emploi et financé par un conseil. Ce programme nommé « Projet d’Accès à la Qualification » (PAQ) a été mis en place dans une Région en 2010.  Il vise l’ensemble des personnes éloignées de l’emploi auxquelles est proposé un accompagnement  vers la qualification selon les besoins identifiés. Trois types de prestations sont distingués pouvant s’accumuler et s’articuler sur un même parcours : les prestations d’orientation (construction et validation du projet professionnel), les prestations de remédiation (actions de formation permettant l’accès au pré-requis) et les prestations spécifiques (actions de formation et d’accompagnement et de médiation spécifique). Ce dispositif propose également aux bénéficiaires une situation d’apprentissage qui permet une confrontation aux situations professionnelles par des périodes en entreprise pouvant prendre la forme de stage et d’ateliers découverte. Nous exploitons un ensemble de données longitudinales recueillies auprès des prestataires de formation du PAQ en 2014-2015. Nous disposons d’un échantillon d’environ 2500 individus bénéficiaires de ce dispositif. Dans ce dernier, environ 50 pour cent d’entre eux sortent du dispositif de manière anticipée et seulement 30 pour cent entrent en qualification. Dans un premier temps, nous cherchons à analyser le profil des personnes entrant dans ce programme et à identifier les déterminants qui participent à leur maintien dans ce dispositif. Nous nous intéressons plus particulièrement  à deux types de facteurs : les facteurs socio-démographiques tels que l’éloignement au marché du travail et le niveau de capital humain, et les facteurs en rapport avec le territoire. Dans un second temps, les différentes modalités (types de prestation, période en entreprise) proposées ainsi que leur combinaison dans le parcours d’accompagnement sont mises en lien avec  le type de sortie du programme (abandon ou entrée en qualification) des personnes éloignées de l’emploi. Nous analysons également si une typologie de relation peut être identifiée entre les  profils des bénéficiaires et les modalités d’intervention.
19030. Morlaix, S., & Fanchini, A. (2019). Le rôle des compétences sociales dans la réussite à l’école primaire: un effet de genre ? Présenté à « Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) « , organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.

Alors que certains travaux de recherche attestent du « succès scolaire massif des filles » notamment à l’école primaire (Duru-Bellat, 2008; Rouyer, Mieyaa et Le Blanc, 2014), cette réussite s’estompe au cours de la scolarité, et les choix faits par ces dernières en termes d’orientation ou de parcours professionnels s’avèrent bien différents de ceux des garçons. Le sexe des élèves comme variable explicative des différences d’acquisitions, de réussite et de parcours scolaires, reste ainsi mobilisé dans de nombreux travaux questionnant également la socialisation de genre. L’objectif de cette communication est de proposer une analyse des inégalités de réussite en fin d’école élémentaire, entre filles et garçons, en intégrant des scores de compétences dites « sociales ». Ces compétences sociales, désormais intégrées au Socle commun en France et dont la place est réaffirmée dans le nouveau Socle commun de connaissances semblent influencer les parcours scolaires et professionnels des individus et exercer un effet sur la transmission et la définition des savoirs scolaires (Gendron, 2007 ; Heckman et Kautz, 2012 ; OCDE, 2015 ; Duru-Bellat, 2015). Résultant notamment des processus de socialisation, ces compétences complémentaires des compétences professionnelles (Hernandez, 2016) aujourd’hui recherchées sur le marché du travail participent à la constitution du capital humain décisif en termes d’orientation professionnelle et scolaire (Gendron, 2010; Erard, 2014).Suite à un travail de définition théorique et à l’aide d’une enquête quantitative, vingt-six compétences sociales et comportements telles que l’empathie, l’application ou la confiance en soi, ont été évaluées auprès d’un échantillon de 855 élèves de CE2, CM1 et CM2.Les différents résultats que nous présenterons permettent d’approfondir la compréhension de la réussite scolaire des filles à l’école primaire: tout comme Felouzis (1990) l’avait démontré, ces dernières ont un rapport à l’école bien plus favorable que les garçons et font preuve d’attitudes plus conformes à l’institution. Ces comportements déjà signalés comme importants pour la réussite par Felouzis sont la traduction de compétences sociales acquises notamment lors du processus de socialisation des enfants. D’après nos analyses, les filles maîtrisent par exemple davantage le « métier d’élève » et les compétences sociales interindividuelles propices à la réussite, les garçons développant davantage de compétences sociales intra-individuelles, leur permettant des choix scolaires plus ambitieux. Pour reprendre les mots de Gendron (2007, 2010), nous pouvons ainsi reconnaître dans ces résultats un avantage en termes de capital social voire émotionnel pour les filles, expliquant leurs meilleures performances scolaires.
19031. Berthaud, J. (2019). Compétences non académiques, socialisation, et réussite universitaire. Présenté à « Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) « , organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.

De nombreux travaux de synthèse (Duguet, Le Mener & Morlaix, 2016; Giret et al., 2017) soulignent l’effet de différents facteurs individuels sur les parcours universitaires des étudiants, et plus particulièrement sur la réussite en première année. Si les caractéristiques sociodémographiques des étudiants, leurs conditions de vie ou encore leurs capacités cognitives jouent peu voire pas, de façon directe, sur la réussite (Barouillet, Camos, Morlaix & Suchaut, 2008), a contrario, d’autres caractéristiques individuelles comme la motivation et le métier d’étudiant tiennent une part explicative plus conséquente (Morlaix & Le Mener, 2015). D’aucuns s’accordent cependant à dire que le parcours scolaire de l’étudiant, notamment le nombre de redoublements, la série et la mention obtenue au baccalauréat, constituent les variables les plus prédictives de la réussite. Toutefois, cette revue de la littérature scientifique, qui ne se prétend pas être exhaustive, permet de montrer que certaines dimensions restent encore à explorer. Parmi ces dernières, des variables contextuelles liées notamment aux pratiques pédagogiques (Duguet, 2014) peuvent proposer des pistes intéressantes. Par ailleurs, l’importance des processus interactionnels dans l’explication des parcours étudiants a pu être démontrée dans de nombreux travaux (Tinto, 1975; Neuville et al., 2013), révélant l’influence significative de l’intégration sociale sur la persévérance à l’université. Néanmoins, les effets sur la réussite académique des étudiants sont à l’inverse peu explorés. Cette communication se propose ainsi de faire un focus sur des variables individuelles encore peu explorées dans les travaux français jusqu’à présent, à savoir les compétences dites non académiques développées par les étudiants ainsi que leur intégration sociale à l’université, et qui pourraient permettre d’expliciter une part des inégalités de réussite encore inexpliquée. A partir d’une collecte de données réalisée auprès de 1365 étudiants inscrits en 1ère, 2ème et 3ème année de Licences généralistes, cette recherche propose ainsi, dans un premier temps, une mesure affinée de l’intégration sociale étudiante rendant compte de son caractère multidimensionnel. Puis, dans un deuxième temps, les sources et conditions de cette intégration sont interrogées à travers l’influence de facteurs contextuels, institutionnels et individuels, parmi lesquels sont considérées les compétences non académiques qui illustrent, entre autres, les aptitudes sociales des étudiants. En dernier lieu, la place occupée par l’intégration sociale et les compétences non académiques au sein des parcours étudiants et des déterminants de leur réussite académique est questionnée.
19032. Albandea, I., & Giret, J.-F. (2019). Les compétences non académiques utiles aux étudiants sur le marché du travail. Présenté à « Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) « , organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.

Les jeunes tout au long de leurs parcours de formation, au sein et en dehors du système éducatif, vont acquérir une diversité de compétences qu’ils peuvent valoriser sur le marché du travail. Si de nombreuses recherches ont montré que les niveaux de compétences en littératie et en numératie ont un impact spécifique sur le marché du travail, pour des diplômés qui ont pourtant le même niveau d’études (par exemple, Branche Seigeot, 2013), d’autres travaux se sont également intéressés à l’impact des « soft skills » sur le début des parcours professionnels. La définition exacte de ces « softs skills » comme leur mesure ouvrent la voie à d’importantes questions méthodologiques (Gutmanet Schoon, 2013), même si de nombreux travaux soulignent le poids de ces compétences dans le système éducatif comme sur le marché du travail (Duru-Bellat, 2015).D’un point de vue méthodologique, les travaux cherchant à identifier l’effet de ces compétences sur l’accès à l’emploi se basent soit sur des enquêtes auprès des employeurs, soit sur des enquêtes auprès des jeunes diplômés. Dans le premier cas, les compétences peuvent être appréhendées par les employeurs de manière directe ou indirecte, par le biais de différents éléments de l’expérience des candidats lors d’une embauche. En interrogeant près de 150 DRH, Lazuech (2000) montre l’importance de certaines compétences qu’il associe à la personnalité des candidats, surtout lorsqu’il faut les départager à profils comparables. Même si certains travaux soulignent un risque d’essentialisation de ces compétences dans le discours des employeurs, elles apparaissent comme un élément clé des recrutements dans certains secteurs (Bailly, Léné, 2012). Dans le second cas, des enquêtes auprès des jeunes introduisent différents types de test de compétences qui peuvent être associés à des compétences sociales et comportementales. La revue de littérature de Kautz et al. (2014) recensent plusieurs dizaines de recherches qui plaident pour un effet positif sur le marché du travail de ces compétences, mesurées en amont du parcours des individus, à partir d’échelles de mesure, souvent réalisées par des psychologues
19033. Laugier, M., & Fix-Lemaire, S. (2019). Le focus group : un outil de formation professionnel au service de la recherche clinique. Présenté à « Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) « , organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.

L’objectif  de  cette  contribution  vise  à  présenter  en  quoi  la  pratique  de  formateur  d’enseignants, organisée par l’usage de focus groups permet de recueillir du matériel utilisable dans une recherche clinique orientée par la psychanalyse.
19034. Tavant, D. (2019a). Profils  des enseignants et développement de compétences non académiques chez les élèves de l’école primaire. Présenté à « Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) « , organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.

L’objectif de cette communication est de saisir, à l’aune de variables peu exploitées jusque-là, comme s’élabore la réussite de l’élève à l’école élémentaire. Nous étudions le niveau de développement chez l’élève de compétences « non académiques » (dans le sens où elles ne sont pas seulement issues de savoirs académiques : Stasz et Brewer, 1999), des compétences peu explorées jusque-là, en raison de la difficulté à les définir et à les mesurer. Ces compétences, qui semblent jouer un rôle essentiel dans les résultats des élèves à l’école, seraient transversales aux disciplines scolaires et mobiliseraient une multitude de ressources intriquées, qu’elles appartiennent au domaine comportemental, émotionnel, social ou cognitif. Parmi la multitude de compétences non académiques, nous en avons choisi six à partir du socle commun de connaissances, de compétences et de culture (Ministère de l’Éducation Nationale, 2015) et du modèle des Big Five (McCrae et Costa, 1999) : la coopération, l’empathie, la maîtrise de soi, l’anxiété, l’estime de soi et l’internalité. Nous avons recherché les facteurs qui pouvaient être en lien avec ces compétences. Les travaux concernant l’évaluation des pratiques enseignantes montrent un effet de l’enseignant sur les apprentissages des élèves (Mingat, 1984; Bressoux, 1994, 2001, 2012 ; Hanushek, 2002, 2014). C’est pourquoi nous analysons, à travers sa communication verbale et non verbale en situation d’interaction avec les élèves, l’influence des actions de l’enseignant sur le niveau de compétences des élèves. Nous avons identifié huit caractéristiques subjectives du comportement enseignant (directivité, soutien, empathie, responsabilisation, incertitude, insatisfaction, réprimande et sévérité) que nous avons complétées avec des caractéristiques objectives (âge, sexe, formation, expérience, auto-formation, contexte).Nous faisons donc l’hypothèse que (1) les caractéristiques objectives des enseignants du premier degré sont liées au niveau de développement des compétences non académiques et que (2) leurs caractéristiques subjectives sont aussi en lien avec le niveau de développement des compétences non académiques. Afin d’opérationnaliser ces hypothèses, nous avons récolté des données sur les caractéristiques objectives des enseignants à partir de questionnaires auto-déclaratifs, complétés par les enseignants et des données sur les caractéristiques subjectives des enseignants, recueillies à partir de la double perception des élèves et des enseignants, ce qui nous a permis de constituer un Profil Interactionnel de l’Enseignant (PIE). D’autre part, les élèves ont rempli, en début et en fin d’année scolaire, un questionnaire qui recensait, à partir de tests et questionnaires validés, des indicateurs susceptibles de décrire leurs compétences non académiques. Notre échantillon est constitué de 623 élèves de CE2, CM1 et CM2 et de 26 enseignants plutôt expérimentés (13 en milieu urbain et 13 en milieu rural).L’examen des profils interactionnels des enseignants révèle de fortes disparités entre les enseignants et des différences pour quelques enseignants entre les perceptions des élèves et l’auto-perception de l’enseignant. Nous essayons donc d’établir si certains profils d’enseignants agissent diversement sur le niveau de compétences selon le type de compétences pris en compte et si ces profils ont des liens différenciés avec le niveau de compétence de l’élève selon le niveau de performance de celui-ci. Nous vérifions aussi les liens entre les caractéristiques objectives des enseignants et les compétences non académique.
19035. Tavant, D. (2019). Profil de l’enseignant et compétences non académiques, des liens à entretenir pour le bien-être de l’élève ? Présenté à « Le monde des enfants et leur bien-être. Accompagner le développement de tous les enfants », organisé par l’ Université de Nantes, Nantes, 20-21 juin 2019.

L’objectif de cette communication est de saisir comment s’élabore la réussite de l’élève à l’école élémentaire à partir de l’étude du niveau de développement chez l’élève de compétences  » non académiques « , telles que la coopération, l’empathie, la maîtrise de soi, l’anxiété, l’estime de soi et l’internalité. Transversales aux disciplines scolaires, celles-ci pourraient jouer un rôle essentiel dans les résultats des élèves à l’école. Durlak et al. (2011) indiquent que la maîtrise de ces compétences est associée à une augmentation du bien-être des élèves à l’école. Elles pourraient également avoir des effets sur la réussite scolaire par le biais de variables médiatrices comme le bien-être (Morlaix, 2015). Ainsi, une forte anxiété pourrait affecter le sentiment de bien-être de l’élève à l’école, tandis qu’une bonne estime de soi pourrait au contraire le renforcer. Les travaux concernant l’influence des pratiques enseignantes montrent un effet de l’enseignant sur les apprentissages des élèves (Mingat, 1984 ; Bressoux, 1994, 2001). C’est pourquoi nous analysons l’influence des actions de l’enseignant sur le niveau de compétences des élèves, à partir de huit caractéristiques subjectives de son comportement (directivité, soutien, empathie, responsabilisation, incertitude, insatisfaction, réprimande et sévérité).
19036. Giret, J.-F., & Jongbloed, J. (2019). Quality of Life of Neet Youth across Europe: The Perceived Welfare of the « out-of-School Jobless ». Présenté à « Fathomless Futures. Algorithmic and Imagined » organisé par SASE (The Society for the Advancement of Socio-Economics), New York, 27-29 juin 2019.

Youth who are « not in employment, education or training » NEET have become a prominent population sub-group in European social policy discussions. Recent research has begun exploring the conceptual clarity of this social group (Furlong, 2006), predictors and outcomes of NEET membership (Bruno, Marelli, and Signorelli, 2014), and cross-national variations in group composition and characteristics (B?lan, 2015). Indeed, an emerging body of evidence points to the strong role played by institutional arrangements, such as national education systems and labour market policies, in predicting youth unemployment and joblessness (Breen and Buchmann, 2002). However, international comparative research is limited regarding the experienced well-being of NEET individuals (Ervasti and Venetoklis, 2010; Goldman-Mellor et al., 2016), and lacking regarding the effects of national arrays of social policies on their levels of perceived welfare. The primary aim of the present research is thus to develop an international comparative perspective on the role of welfare state policy in promoting the well-being of this vulnerable group. We examine quality of life (QOL) indicators for NEET and non-NEET youth, as well as « out-of-school jobless » adults, across 27 countries in Europe. The paper is divided into two parts. First, we frame our study from a welfare regimes perspective, focusing on the varying levels of social protection available, which have been shown to be instrumental in shaping wellbeing for other at-risk groups in society (Ono and Lee, 2013; Rothstein, 2010; Samuel and Hadjar, 2016). In classifying countries, we examine national characteristics in terms of the attribution of social benefits (accessibility generosity of the welfare state) and the part of the welfare burden assumed by families, but also in terms of the organization of entry transitions and employment protections typifying labour markets (Estevez-Abe, Iversen, and Soskice, 2001; Gangl, 2001; Wolbers, 2007). This approach allows us to take into account interplays in institutional arrangements, exploring both redistributive and preventative social policies (Brzinsky-Fay, 2017). In a preliminary analysis, we compare both rates of NEET status and relative youth unemployment rates, which capture the labour market disadvantage of youth as compared to older groups (Breen, 2005; Breen and Jonsson, 2005), among these contexts. We hypothesize that (1) the perceived welfare of NEET individuals will be lower than that of non-NEET youth, but higher than that of older « out-of-school jobless » (30- to 44-year-old) individuals across country contexts; (2) these differences between groups will be minimized in contexts where comprehensive social protections are available; (3) NEET youth will fare comparatively better than older « out-of-school jobless » adults in contexts where labour market entry opportunities are made more favourable to youth through the organisation of transitions into the labour market; (4) these differences will be greatest in country contexts where the « familialization » of welfare is dominant… In the second part of the paper, we measure three markers of QOL-self-reported health, social capital and subjective well-being -in order to test our postulates regarding the perceived welfare of these disengaged youth among countries. Analyses use pooled European Social Survey data from three consecutive waves (2012 2014 2016).
19037. Bonnard, C., Droyer, N., & Giret, J.-F. (2019). Le stage en licence : quels enjeux pédagogiques universitaires ? Présenté à XVIes rencontres internationales du réseau recherche éducation formation, organisées par l’UMR EFTS (Unité Mixte de Recherche « Education, formation, travail, savoirs »), Toulouse, 8-11 juillet 2019.
19038. Duguet, A. (2019). Méthodes et pratiques pédagogiques dans l’enseignement supérieur. Le cas de l’école Polytechnique. Présenté à XVIes rencontres internationales du réseau recherche éducation formation, organisées par l’UMR EFTS (Unité Mixte de Recherche « Education, formation, travail, savoirs »), Toulouse, 8-11 juillet 2019.
19039. Borges, C., Lenzen, B., & Loizon, D. (2019). Entre l’université et l’école. La temporalité dans l’alternance en formation professionnelle en enseignement d’éducation physique. Présenté à XVIes rencontres internationales du réseau recherche éducation formation, organisées par l’UMR EFTS (Unité Mixte de Recherche « Education, formation, travail, savoirs »), Toulouse, 8-11 juillet 2019.
19040. Lezeau, A. (2019). Sphères privée et professionnelle chez les enseignants du premier degré : comment priorisent-ils ? Initio, (7), 64‑82. Consulté à l’adresse https://www.initio.fse.ulaval.ca/fichiers/site_initio/documents/Volume_1_numero_7/Lezeau_INITIO_n_7.pdf

Être  enseignant  dans  le  premier  degré  semble  loin  de  permettre  une  conciliation  des  vies privée et professionnelle aussi confortable que celle qui est véhiculée dans les représentations collectives. Pour déconstruire cette croyance donnant les enseignants comme «privilégiés», cette  contribution  se  propose,  à  partir  de  données  empiriques  (sondage  en  ligne  affichant 21642  répondants),  de  rendre  compte,  dans  un  premier  temps,  de  la  façon  dont  les enseignants du premier degré parviennent à prioriser l’une ou l’autre des deux sphères privée ou professionnelle, puis, dans un second temps, de mettre en exergue les raisons qui ont agi comme  moyen  de  revalorisation,  notamment  lorsque  le  sens  de  priorité  fait  valoir  la  sphère privée  au  détriment  de  la  sphère  professionnelle.  Inscrits  dans  le  champ  du  conflit  temporel travail-famille,  les  résultats  quantitatifs  obtenus,  par  la  faible  fréquence  des  ajustements  en faveur  de  la  sphère  privée,  par  leur  faible  volume  horaire  et  par  la  gravité  des  motifs d’ajustement  invoqués,  témoignent  des  difficultés  des  enseignants  à  concilier  emploi  et famille
19041. Zamo, W., & Bennacer, H. (2019). Le travail collectif des enseignants et ses effets sur leurs pratiques citoyennes et difficultés organisationnelles en classe. Présenté à 25ème journée du savoir, organisée par l’Association Journée Du Savoir, Dijon, 9 juin 2019.

De nombreux chercheurs, en sciences de l’éducation, se sont intéressés à étudier récemment les pratiques enseignantes selon l’approche ergonomique du travail (e.g. Coutarel et al., 2015 ; Delvolvé & Margot, 2001 ; Durand & Veyrunes, 2005 ; Ria, 2008 ; Simar & Jourdan, 2011). Selon cette approche, la mise en ouvre des prescriptions officielles par le professeur dans sa classe est systématiquement précédée par un processus de questionnement professionnel fait au sein du collectif de travail de l’école. Et ce, afin de proposer une réponse commune à ces prescriptions (Amigues, 2002). Ce travail du collectif-enseignant serait à l’origine de la diversité des pratiques des professeurs (Amigues, Lataillade, & Mencherini, 2001). Il ouvre à la réorganisation effective du travail scolaire qui n’est pas nécessairement recommandée par le Ministère de l’Éducation Nationale, et se distingue ainsi de l’organisation officielle. Le travail collectif pourrait favoriser ou entraver l’engagement individuel et commun des professeurs selon leur milieu du travail (Amigues, 2009). La présente étude vise à étudier les effets du travail collectif des enseignants, comme une injonction officielle (travailler en équipe), sur leurs pratiques en matière de l’éducation à la citoyenneté en classe. Ces pratiques ont fait l’objet d’un nombre limité d’études, et encore moins de recherches empiriques (Bozec, 2016). Cette étude cherche aussi à estimer les influences de ce travail collectif sur les difficultés rencontrées en classe, par l’enseignant.  Pour ce faire, nous adoptons une méthode mixte qualitative et quantitative (Creswell, 2009 ; Johnson & Onwuegbuzie, 2004). Cette méthode nous a permis d’analyser les textes officiels, d’exploiter 13 entretiens libres et semi-directifs et de mener une enquête sur le terrain auprès de 107 professeurs des écoles élémentaires. Nous avons élaboré une échelle de mesure du travail collectif des enseignants (ou en équipe, 10 items). Nous avons par ailleurs identifié et évalué cinq pratiques citoyennes en classe à savoir : la discussion (6 items), la coopération (3 items), la solidarité (3 items), la responsabilisation (3 items) et la gestion des problèmes de discipline (3 items). Nous avons aussi retenu une contrainte relative aux difficultés organisationnelles en classe (5 items).  Les résultats montrent que le travail collectif des enseignants exerce des effets directs sur les pratiques des enseignants, prescrites officiellement par le ministère de l’Éducation Nationale. Il agit également de manière indirecte sur ces pratiques à travers les difficultés organisationnelles en classe
19042. Vrillon, É. (2019). Vers une démocratisation de l’éducation et de la formation par les MOOC ? Présenté à « Rapports sociaux et nouvelles technologies en éducation », organisé par le Crespa-CSU, l’AFS (Association française de sociologie), l’ESPE de l’académie de Paris, Paris, 24 juin 2019.

De nombreux chercheurs, en sciences de l’éducation, se sont intéressés à étudier récemment les pratiques enseignantes selon l’approche ergonomique du travail (e.g. Coutarel et al., 2015 ; Delvolvé & Margot, 2001 ; Durand & Veyrunes, 2005 ; Ria, 2008 ; Simar & Jourdan, 2011). Selon cette approche, la mise en ouvre des prescriptions officielles par le professeur dans sa classe est systématiquement précédée par un processus de questionnement professionnel fait au sein du collectif de travail de l’école. Et ce, afin de proposer une réponse commune à ces prescriptions (Amigues, 2002). Ce travail du collectif-enseignant serait à l’origine de la diversité des pratiques des professeurs (Amigues, Lataillade, & Mencherini, 2001). Il ouvre à la réorganisation effective du travail scolaire qui n’est pas nécessairement recommandée par le Ministère de l’Éducation Nationale, et se distingue ainsi de l’organisation officielle. Le travail collectif pourrait favoriser ou entraver l’engagement individuel et commun des professeurs selon leur milieu du travail (Amigues, 2009). La présente étude vise à étudier les effets du travail collectif des enseignants, comme une injonction officielle (travailler en équipe), sur leurs pratiques en matière de l’éducation à la citoyenneté en classe. Ces pratiques ont fait l’objet d’un nombre limité d’études, et encore moins de recherches empiriques (Bozec, 2016). Cette étude cherche aussi à estimer les influences de ce travail collectif sur les difficultés rencontrées en classe, par l’enseignant.  Pour ce faire, nous adoptons une méthode mixte qualitative et quantitative (Creswell, 2009 ; Johnson & Onwuegbuzie, 2004). Cette méthode nous a permis d’analyser les textes officiels, d’exploiter 13 entretiens libres et semi-directifs et de mener une enquête sur le terrain auprès de 107 professeurs des écoles élémentaires. Nous avons élaboré une échelle de mesure du travail collectif des enseignants (ou en équipe, 10 items). Nous avons par ailleurs identifié et évalué cinq pratiques citoyennes en classe à savoir : la discussion (6 items), la coopération (3 items), la solidarité (3 items), la responsabilisation (3 items) et la gestion des problèmes de discipline (3 items). Nous avons aussi retenu une contrainte relative aux difficultés organisationnelles en classe (5 items).  Les résultats montrent que le travail collectif des enseignants exerce des effets directs sur les pratiques des enseignants, prescrites officiellement par le ministère de l’Éducation Nationale. Il agit également de manière indirecte sur ces pratiques à travers les difficultés organisationnelles en classe
19043. Olivier, C. (2019). Les stratégies familiales de scolarisation au Sénégal : l’influence des déterminants socioculturels sur les choix scolaires et l’évolution de la demande d’éducation. Étude de cas sur la région de Diourbel (Mémoire de Master 2).

A la suite des Indépendances des États Africains, les enjeux pour les pays comme le Sénégal se sont tournés vers une démocratisation de l’accès à l’Éducation Pour Tous. Si depuis les conférences de Jomtien (1990) et de Dakar (2000), une ascension vers la réalisation des objectifs est à constater, la région de Diourbel atteste d’un taux d’enfants considérés comme » hors école  » le plus important du pays. En effet, ces enfants  » hors école « , ne sont pas prise en compte dans les taux officiels de scolarisation, alors que les écoles coraniques incarnent une offre éducative incontournable pour les ménages. Parallèlement, les objectifs en matière de scolarisation concernant davantage le système éducatif formel, la demande d’éducation formulée par les ménages tendrait à privilégier le système non formel. Il convient alors d’interroger les stratégies éducatives des familles, les déterminants qui les motivent ainsi que la place des facteurs socioculturels dans les choix éducatifs.
19044. El Hadj Said, K. (2019). Le recours au service civique dans la construction de l’employabilité des volontaires. Étude de cas en Bourgogne-Franche-Comté (Mémoire de Master 2  Recherche Sciences de l’éducation ESE).

Nouvelle forme de volontariat, le Service civique est en pleine expansion chez les jeunes de moins de 26 ans. Avec une approche mixte, ce mémoire propose d’interroger la construction de l’employabilité des volontaires par le biais de ce dispositif et ses effets valorisables sur le marché du travail. Dans un contexte tendu pour les jeunes, le Service civique est un nouvel avatar de l’injonction de professionnalisation à leur destination et constitue un espace récent et intermédiaire de professionnalisation
19045. Born-Tilly, P. (2019). L’effet de la variété des formations initiales des assistants maternels sur leur processus de professionnalisation et leurs pratiques professionnelles (Mémoire de Master 2).

Cette recherche a pour objectif de vérifier l’existence de variétés officieuses de formations initiales des assistants maternels, de les décrire et d’analyser les effets qu’elles peuvent produire à la fois sur le processus de professionnalisation enclenché actuellement et sur les pratiques quotidiennes de ces professionnels. L’approche théorique a été construite autour de trois concepts-clés : le métier d’assistant maternel, sa formation initiale et sa professionnalisation. Trois hypothèses ont été posées et l’approche empirique, à travers une analyse lexicométrique des discours de dix assistantes maternelles du département des Vosges et une analyse thématique plus approfondie, a permis d’établir l’existence d’une variété de formations initiales dépendant de facteurs intrinsèques et extrinsèques à l’apprenant. Le processus de professionnalisation et les pratiques professionnelles dépendant davantage de cette variété que de la formation initiale en elle-même. Les résultats incitent à une réflexion plus globale sur le sens donnée à cette formation : si actuellement elle semble être considérée, tant par l’institution que par les assistants maternels eux-mêmes, comme un produit devant permettre à chaque assistant maternel d’acquérir les connaissances et les compétences définies par la loi à travers une mise en ouvre normée, ne devrait-elle pas davantage être considérée comme un processus permettant de manière individuelle la transformation des pratiques et des représentations, au service de la professionnalisation collective ?
19046. Berthaud, J., Erard, C., Giret, J.-F., Guégnard, C., Morlaix, S., & Perret, C. (2019). Regards croisés sur les conditions de réussite dans l’enseignement supérieur français (p. 72) [CNESCO (Conseil national d’évaluation du système scolaire)]. Consulté à l’adresse http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2019/08/190801_Cnesco_Post-baccalaureat_Giret_Morlaix-_dir.pdf
19047. Calmand, J., & Ménard, B. (2019). L’apport des enquêtes génération à l’étude de l’insertion professionnelle. In P. Cordazzo, Parcours d’étudiants. Sources, enjeux et perspectives de recherche (p. 95‑112). Paris: INED.
19048. Guégnard, C., & Murdoch, J. (2019). La population étudiante à l’épreuve des comparaisons internationales. In P. Cordazzo, Parcours d’étudiants. Sources, enjeux et perspectives de recherche (p. 113‑125). Paris: INED.
Deux grands types d’enquêtes originales permettent de cerner les mondes étudiants dans l’espace européen de l’enseignement supérieur. Ce chapitre dévoile les principaux résultats en matière de conditions de vie des étudiant-e-s et d’insertion professionnelle …
19049. Giret, J.-F., & Tenret, É. (2019). Les ressources des étudiants : mesure, inégalités et vulnérabilité. In P. Cordazzo, Parcours d’étudiants. Sources, enjeux et perspectives de recherche (p. 129‑141). Paris: INED.
19050. Cordazzo, Philippe, & Murdoch, J. (2019). L’autonomie résidentielle des étudiants européens. In P. Cordazzo, Parcours d’étudiants. Sources, enjeux et perspectives de recherche (p. 175‑182). Paris: INED.
19051. Szerdahelyi, L., & Ottogalli-Mazzacavallo, C. (2019). Penser l’égalité dans les représentations du métier de professeur d’EPS. Enjeux méthodologiques et critiques. Éducation et formations, (99), 5‑14. Consulté à l’adresse https://cache.media.education.gouv.fr/file/2019/61/6/depp-2019-EF99-web-01_1154616.pdf

Dans un contexte où les femmes sont de moins en moins nombreuses à enseigner l’éducation physique et sportive, cet article, attentif aux représentations du métier de professeur d’EPS par les lycéennes et lycéens, propose une réflexion épistémologique en méthodologie de la recherche. Prenant acte de la complexité de l’usage des catégories de sexe au regard du renversement conceptuel du genre, le débat porte sur les choix méthodologiques effectués dans le cadre d’une enquête par questionnaires. Comment appréhender les similitudes ou les écarts entre les élèves selon leur sexe, sans essentialiser les catégories de sexe ? Comment utiliser les catégories de sexe tout en se réclamant des études de genre, dont les derniers développements conceptuels remettent précisément en cause l’intangibilité et la binarité des catégories de sexe ? Comment construire des outils méthodologiques pertinents au regard des outils théoriques adoptés, en tenant compte de leurs implications scientifiques et éthiques ? Autant de questions soulevées dans ce retour d’enquête réflexif sur le caractère socialement construit des catégories d’analyse. Méfiant vis-à-vis de la reproduction des assignations de sexe, l’article revient sur les étapes de développement du concept de genre, avant d’en envisager des applications méthodologiques, puis d’ouvrir sur de possibles prolongements à l’intersection des dominations.
19052. Guégnard, C., & Giret, J.-F. (Éd.). (2019). L’orientation des jeunes en STAPS : entre chemins de traverse et voie royale. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-sciences-sociales-et-sport-2019-2.htm?contenu=sommaire

Ce cahier thématique met en lumière différentes questions sur les parcours d’orientation des jeunes titulaires de baccalauréat vers la filière universitaire STAPS, loin de l’image de l’étudiant•e échoué•e par mégarde à l’université. Le tryptique orientation-formation-insertion des étudiant•e•s de STAPS constitue un point d’entrée original et riche pour appréhender la question des trajectoires des jeunes sur le marché du travail en lien avec le sport, qu’il reste à poursuivre dans le temps, notamment en rendant visible les parcours des femmes qui se risquent en STAPS.
19053. Guégnard, C., Giret, J.-F., Louveau, C., & Michot, T. (2019). Introduction. Conditions d’orientation et d’insertion professionnelle des jeunes en STAPS. Sciences sociales et sport, (14), 13‑29. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-sciences-sociales-et-sport-2019-2-page-11.htm

Ce cahier thématique est le prolongement d’une journée d’étude réalisée le 7 juin 2016 dans le cadre des « Rencontres thématiques de la Société de sociologie du sport de langue française » (3SLF). Les principaux objectifs de cette rencontre étaient de comprendre le sens des poursuites d’études des jeunes en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) et d’éclairer les opportunités d’insertion professionnelles des diplômé-e-s. En effet, la filière Staps traverse actuellement une conjoncture particulièrement intéressante pour la sociologie de l’enseignement supérieur à plusieurs égards.
19054. Danner, M., & Guégnard, C. (2019). L’orientation des bacheliers professionnels en Staps et Art sous le prisme de la vocation. Sciences sociales et sport, (14), 75‑94. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-sciences-sociales-et-sport-2019-2-page-75.htm?contenu=article

Les auteures se penchent sur le sens des poursuites d’études des bacheliers professionnels à la lumière des apports de la sociologie dans la mesure où ces jeunes peuvent être sensibles à une idéologie du don caractéristique du champ sportif ou artistique. Aucune barrière ne vient interdire la pratique de l’un et de l’autre et le succès semble toujours possible à celui ou celle qui fait preuve de talent, alors même que les mises en garde institutionnelles expriment des doutes sérieux quant à la légitimité de leur présence dans ces cursus d’études longues. Cette promenade dans la littérature permet de souligner la façon dont les bacheliers professionnels s’approprient le discours vocationnel pour se construire une expérience scolaire (enfin) positive et échapper à leur destin de classe.
19055. Fix-Lemaire, S., & Laugier, M. (2019). Épreuve du savoir / Savoir des épreuves : le cas de deux disciplines singulières, la natation et l’enseignement moral et civique. Présenté à « Savoirs, épreuves et confiance », organisé par l’Université de Rouen Normandie, Rouen, 25-27 mars 2019.
19056. Laugier, M., Montagne, Y.-F., & Loizon, D. (2019). Effets du temps sur la résistance des enseignants à intégrer les savoirs de la formation : une étude de cas en natation. Présenté à Rencontres internationales du réseau recherche éducation formation, organisées par le Réseau Recherche Education Formation, Toulouse, 8-11 juillet 2019.
19057. Jammet, E. (2019). Les rapports des enseignants aux pédagogies nouvelles. Reflets de société et trajectoires individuelles (Mémoire de Master 2).

L’Education nouvelle a connu une mise à la marge de l’école publique à la suite de l’aboutissement vain du plan Langevin-Wallon. Or, on constate actuellement un engouement pour la pédagogie Montessori et une proximité langagière entre les termes adoptés par la profession enseignante et ceux des pédagogies nouvelles. Mais les objectifs éducatifs de l’école publique paraissent davantage s’accorder avec les principes de la Nouvelle Gestion Publique qu’avec les idées humanistes de l’Education nouvelle. Par ailleurs, selon les milieux sociaux, les attentes parentales divergent : l’interprétation du travail par le prisme des méthodes actives ne faisant pas toujours l’unanimité. Dans un tel contexte, comment les enseignants appréhendent-ils les pédagogies nouvelles ? Dans quelle mesure certaines trouvent-elles leur place dans les classes ? La double démarche, quantitative et qualitative, permettra tout à la fois d’apporter un regard général et une analyse proche des réalités individuelles. De l’intérêt pour les pédagogies nouvelles à leur mise en pratique, la formation et les trajectoires personnelles jouent d’influences diverses qui s’entremêlent. La bonne volonté enseignante conduit à des usages décontextualisés, conformes aux recommandations, et la méthode Montessori, plus proche des principes individualistes de la société actuelle, se distinguent de la pédagogie Freinet, tant dans ses objectifs que dans les profils de ses adeptes.
19058. Hobigand, N. (2019). Les choix d’orientations des nouveaux entrants dans l’enseignement supérieur face à ParcoursSup. Etude de cas en Bourgogne Franche-Comté (Mémoire de Master 2 Recherche Sciences de l’éducation ESE).

Ce travail est un mémoire de recherche en sciences de l’éducation concernant les projets d’orientation de la première cohorte d’étudiants ayant utilisé Parcours Sup en Bourgogne Franche Comté et plus précisément à Dijon. Il fait suite à un travail de recherche concernant Admission Post Bac et vise à déterminer les stratégies misent en place par les étudiants durant leur processus d’orientation.  Nous avons fait passer un questionnaire aux étudiants en première année à Dijon afin d’élaborer plusieurs modèles statistiques répondant à la problématique suivante : Dans quelles mesures la mise en place de la plateforme Parcours Sup pour entrer dans le supérieur impacte les stratégies d’orientation des étudiants ?  Nous avons tenté de répondre en formulant deux hypothèses : les étudiants font des choix ambitieux du fait d’une absence d’ordre de préférence dans les voeux et l’obligation de faire une lettre de motivation crée des difficultés pour certains futurs étudiants.
19059. Pélachale, A.-S. (2019). Disposer d’un capital sportif et ne pas s’orienter en STAPS : quel poids du genre ? Le cas des étudiant.e.s non « stapsien.ne.s » de l’Université de Bourgogne (Mémoire de Master 2 Recherche Sciences de l’éducation ESE).

Ce travail de recherche s’intéresse aux stratégies des étudiants et étudiantes sportifs et sportives de haut niveau qui font le choix de cumuler capital sportif et scolaire plutôt que de les convertir comme le font d’ordinaire une majorité d’étudiants. Il s’agit de comprendre ce qui conduit des étudiant.e.s à ne pas s’orienter en STAPS alors qu’ils disposent d’un capital sportif élevé. Y a-t-il des déterminants plus influents que d’autres pour ce type de parcours ? Si déterminant il y a, le genre est-il le principal ? Une démarche d’analyse qualitative a été mise en oeuvre pour répondre à ces questions. Une quinzaine d’étudiant.e.s ont été interrogé.es, permettant de dégager quelques éléments de réponse à l’issue des entretiens menés en leur compagnie. Il s’avère que la plupart du temps, les filles inscrite au PEPS sont plus souvent inscrites en double-projet et que de manière générale, les étudiants et étudiantes interrogés sont tous et toutes marqués par une socialisation sportive précoce. Aussi, les filles donnent davantage priorité à leur carrière scolaire, probablement en lien avec la moindre reconnaissance (déplorée) du sport féminin. Enfin, les étudiants qui se sentent libres d’avoir pu choisir leur filière de formation sont tout de même en majorité inscrits dans des filières de réputation féminines, en particulier en Sciences Sociales.
19060. Rollin, B. (2019). La satisfaction professionnelle des enseignants-stagiaires dans l’Yonne (Mémoire de Master 2 Recherche Sciences de l’éducation ESE).

Durant ces dix dernières années, les démissions annuelles des enseignants stagiaires n’ont jamais cessé d’augmenter. En parallèle, l’insatisfaction professionnelle des enseignants débutants semble gagner de plus en plus de terrain. Pourtant, peu de travaux scientifiques ont porté sur ces récents phénomènes. Cette recherche, menée dans l’Yonne et s’appuyant sur un corpus de 13 entretiens semi-directifs, a pour objectif de cerner les principaux facteurs influençant la satisfaction professionnelle des enseignants stagiaires. Notre étude montre que l’importante charge de travail dont ils doivent faire face, l’environnement de travail où ils sont affectés, l’image négative qu’ils portent à leur formation ou encore l’absence de mobilité géographique à court terme, sont des facteurs qui agissent particulièrement sur leur satisfaction professionnelle.inscrite au PEPS sont plus souvent inscrites en double-projet et que de manière générale, les étudiants et étudiantes interrogés sont tous et toutes marqués par une socialisation sportive précoce. Aussi, les filles donnent davantage priorité à leur carrière scolaire, probablement en lien avec la moindre reconnaissance (déplorée) du sport féminin. Enfin, les étudiants qui se sentent libres d’avoir pu choisir leur filière de formation sont tout de même en majorité inscrits dans des filières de réputation féminines, en particulier en Sciences Sociales.
19061. Erard, C. (2019). Note critique de MARIANNE Lassus (2017) Jeunesse et sports, l’invention d’un ministère (1928-1948), paru aux éditions INSEP-Comité d’histoire des ministères chargés de la Jeunesse et des Sports. Sciences sociales et sport, (14), 155‑156. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-sciences-sociales-et-sport-2019-2-page-155.htm

Note de lecture du livre « Jeunesse et sports, l’invention d’un ministère (1928-1948) » de Marianne Lassus
19062. OVE (Observatoire national de la vie étudiante). (2019). Regards croisés sur les expériences étudiantes. L’enquête conditions de vie 2016 (J.-F. Giret, F. Belghith, & É. Tenret, Éd.). Paris: La Documentation française.

La création de l’Observatoire national de la vie étudiante en 1989 et la succession des enquêtes depuis 1994 ont apporté une contribution significative à la réflexion en analysant différentes dimensions de la condition étudiante, des modes de vie aux modes d’études. Cet ouvrage souligne la diversité de ces expériences étudiantes, scolaires mais également extrascolaires, peut-être du fait d’une porosité de plus en plus grande entre conditions d’études et conditions de vie. Les différentes analyses présentées dans cet ouvrage soulignent la nécessité de convertir la diversité d’expériences en éléments de réussite individuelle et collective. Comme le suggèrent de nombreux résultats, le rôle des politiques étudiantes, locales, nationales et même internationales incluant les conditions d’études, la mobilité mais également l’accès à la santé, aux loisirs, au transport ou au logement est déterminant.
19063. Loizon, D. (2019a). L’épreuve de longue durée du master « accompagnement  et  analyse  de  pratiques  professionnelles  »  vue  au  travers  de  la didactique clinique. Présenté à « Savoirs, épreuves et confiance », organisé par l’ Université de Rouen Normandie, Rouen, 25-27 mars 2019.
19064. Lebossé, Clémence, & Erard, C. (2019). Mécanismes de pouvoir et pratiques physiques des jeunes scolarisés en France dans les années 1960-1970. Présenté à Congrès européen d’histoire du sport (CESH), organisé par l’ UNIL (Université de Lausanne), Lausanne, 12-14 septembre 2019.
19065. Albuquerque Moreira, A.-M. de, Paul, J.-J., & Bagnall, N. (Éd.). (2019). Intercultural Studies in Higher Education. Policy and Practice. Basingstoke: Palgrave Macmillan.

This book explores the study of policies and practices in Higher Education by comparing systems, institutions, programs, innovations, results and cultures. In a rapidly changing global and international marketplace, the growth of higher education has occurred within distinct cultural contexts, meaning that change is reflected within local, regional, national and global perspectives. Using a single data methodology across countries and continents, the editors and contributors explore higher education reforms between global and local dimensions, the expansion of access and democratisation, and relevant aspects in the organisation and management of higher education. In doing so, this book arrives at an understanding of higher education at a truly intercultural level, which can lead to a deeper and more holistic understanding of policies and practices in higher education. This innovative book will be of interest and value to students and scholars of higher education across the world as well as the study of interculturality.
19066. Paul, J.-J., Barbosa, M.-L., & Bydanova, E. (2019a). Brazil, Russia, and Turkey: How New Democracies Deal with International Models of Higher Education? In A.-M. de Albuquerque Moreira, J.-J. Paul, & N. Bagnall, Intercultural Studies in Higher Education. Policy and Practice (p. 23‑53). Basingstoke: Palgrave Macmillan.
19067. Farges, G., Ferry, O., & Giret, J.-F. (2019). Des étudiants en ESPE moins satisfaits ? In J.-F. Giret, F. Belghith, & É. Tenret, Regards croisés sur les expériences étudiantes. L’enquête conditions de vie 2016 (p. 131‑140). Paris: La documentation française.
19068. Bennacer, H. (2019). Le bien-être subjectif de l’écolier en classe, sa satisfaction envers le maître et sa performance scolaire : test d’un modèle sur leurs relations et déterminants personnels. Présenté à « Psychologie sociale et éducation », organisé par l’ADRIPS (Association pour la Diffusion de la Recherche Internationale en Psychologie Sociale), Grenoble, 3-5 septembre 2019.

Le bien-être de l’écolier et ses satisfactions à l’école intéressent davantage les chercheurs en éducation dans le monde notamment dans des pays anglo-saxons et scandinaves (Currie et al., 2012 ; Ocde, 2014, 2015 ; Philippe et al., 2017 ; Unicef, 2013). Cependant, il n’existerait pas une étude qui tente de saisir, au sein d’un modèle théorique de base, les mécanismes dynamiques par lesquels les caractéristiques personnelles de l’élève déterminent les critères relatifs à son bien-être subjectif, sa satisfaction envers le maître et sa performance scolaire. De plus, aucune recherche n’a étudié les relations entre ces derniers. A l’aide du questionnaire, cette recherche vise à tester auprès de 554 élèves de l’école élémentaire un modèle théorique sur les déterminants personnels des trois critères indiqués. Ce modèle permet de considérer que les caractéristiques externes et cognitives antérieures de l’élève (Bloom, 1979 ; Bloc A : âge, sexe, CSP des parents, passé scolaire) déterminent les critères retenus de manière directe, et indirectement à travers les caractéristiques affectives de départ (Boc B, mécanismes dynamiques de la personnalité). Celles-ci sont représentées par cinq attitudes envers l’école, évaluées par l’Échelle de Bennacer (2008 ; affectivité négative, désintérêt scolaire, aspirations pour les études, « anxiété, soucis et stress scolaires », école drôle). Le modèle récapitule ainsi nos principales hypothèses : 1) le bloc B est lié au bloc A qui le précède dans l’ordre causal, 2) les blocs A et B du modèle exercent, individuellement et ensemble, des effets spécifiques sur les critères et 3) le bloc B, intermédiaire, exerce sur ces derniers des effets supplémentaires à ceux du bloc A. Ce modèle fut testé et confirmé par l’analyse en communautés, quant à son applicabilité aux deux principes qui sont nécessaires à l’explication du comportement humain : l’association et la non-artificialité (selon Herchi et Silvin, 1975). Son affinement par l’analyse en pistes causales permet de déterminer le rôle de chacune des variables retenues et d’aboutir à un modèle structural qui explique entre 23 et 39 pour cent de la variance dans les critères. Il ressort également que la performance scolaire agit directement sur la satisfaction envers le maître, et de manière indirecte à travers le bien-être subjectif. Elle ne subit, cependant, aucune influence de la part de ces deux variables. Ce travail dresse le profil de l’écolier performant qui se sent bien en classe et est satisfait de son maître. Il propose quelques pistes d’action pour les responsables de l’éducation.
19069. Garcia, S. (2019). La fabrication parentale de l’excellence scolaire. Sciences humaines, (318), 38‑41.

Dans les catégories sociales moyennes et supérieures, les parents interviennent massivement dans la scolarité de leurs enfants : préapprentissage de la lecture, suivi des devoirs, entraînements supplémentaires, etc. Un travail souvent caché, qui vient façonner les dispositions scolaires de ces élèves.
19070. Ngo Melha, E. (2019). Inclusive education for pupils with disabilities in France : what do teachers say ? Présenté à « Histories, Practices and Policies of Disability: International, Comparative and Transdisciplinary Perspectives », organisé par ALTER, Cologne, 5-6 septembre 2019.

Inclusive education implies changes and upheavals in both the teaching practices and the school organization as a whole. Inclusive education implies a paradigm shift where the conditions for success are based on the ability of the school to adapt to the diversity of the public it serves (Dyson et al., 1999, Plaisance et al., 2007). Therefore the current situation leads us to reflect on the arrangements defined and put in place to accommodate and support pupils with disabilities in their schooling in France (since the 2005 law). The aim of the research is to evaluate the quality of school devices. Our research concerns a population of 68 French teachers. The model of multidimensional evaluation of the quality of the educational devices borrowed from Tremblay (2012) is used, A questionnaire with proposals for answers was administered to primary school teachers. The dimensions studied are as follows: The relevance of the objectives, the characteristics of the population of the scheme, the adequacy of resources, the reliability of actions, the effectiveness and the flexibility of the system.
19071. Ngo Melha, E. (2019). Garantir aux enfants en situation de handicap l’accès à l’éducation. Tribune Fonda, (242). Consulté à l’adresse https://fonda.asso.fr/ressources/garantir-aux-enfants-en-situation-de-handicap-lacces-leducation

En France, les inégalités d’accès à l’éducation existent et persistent. Malgré les avancées observées depuis l’adoption de la loi du 11 février 2005, l’accès à l’école pour les enfants porteurs de handicap n’est pas un acquis. Quels sont les freins à la scolarisation de ces élèves ? Comment leur garantir la possibilité d’aller à l’école en France et d’y apprendre?
19072. Charpenel, M., Garcia, S., Piesen, A., & Pothet, J. (2019). Articuler temps parental et situation d’emploi. Vers une saturation de la charge mentale et du travail parental des parents monoparentaux de condition populaire. Présenté à « Classer, déclasser, reclasser » : 8ème congrès de l’association française de sociologie (AFS), Aix-en-Provence, 27-30 août 2019.
19073. Charpenel, M., Garcia, S., Piesen, A., & Pothet, J. (2019b). Les familles monoparentales « populaires »: un public « captif » de la prise en charge des professionnels psycho-pédagogiques ? Présenté à « Classer, déclasser, reclasser » : 8ème congrès de l’association française de sociologie (AFS), Aix-en-Provence, 27-30 août 2019.
19074. Ngo Melha, E. (2019). Handicap et inclusion scolaire au Cameroun : ce qu’en disent les enseignants ? Présenté à « Handicaps, sociétés et territoires », Yaoundé, 29-30 avril 2019.

Fondée sur le principe de l’égalité des chances et sur les valeurs humaines d’équité et du respect des différences, l’inclusion scolaire s’attache « à la façon de transformer les systèmes éducatifs et d’améliorer la qualité de l’éducation à tous les niveaux et dans tous les environnements, de manière à s’adapter à la diversité des apprenants et à promouvoir la réussite scolaire » (UNESCO, 2008). Elle est prescrite comme une injonction internationale quels que soient les contextes, elle implique un changement de paradigme dans lequel les conditions de réussite dépendent de la capacité de l’école à s’adapter à la diversité du public qu’elle accueille (Dyson et al., 1999, Plaisance et al., 2007). La situation actuelle nous conduit à nous interroger sur son appropriation et à réfléchir aux dispositifs définis et mis en place pour accueillir et accompagner les élèves handicapés dans leur scolarité au Cameroun. Le but de la recherche est d’évaluer la qualité des dispositifs scolaires. Notre recherche concerne une population de 65 enseignants. Le modèle d’évaluation multidimensionnelle de la qualité des dispositifs pédagogiques empruntés à Tremblay (2012) est utilisé. Un questionnaire avec des propositions de réponses a été administré aux enseignants du primaire. Les dimensions étudiées à travers le questionnaire sont les suivantes : La pertinence des objectifs, les caractéristiques de la population, l’adéquation des ressources, la fiabilité des actions, l’efficacité et la flexibilité du dispositif. The model of multidimensional evaluation of the quality of the educational devices borrowed from Tremblay (2012) is used, A questionnaire with proposals for answers was administered to primary school teachers. The dimensions studied are as follows: The relevance of the objectives, the characteristics of the population of the scheme, the adequacy of resources, the reliability of actions, the effectiveness and the flexibility of the system.
19075. Duru-Bellat, M. (2019). L’école préfère t’elle les filles ? Sciences humaines, (313), 42‑45.

Chahuteurs, peu travailleurs, décrocheurs… Toutes les enquêtes montrent les moindres performances des garçons à l’école, principalement dans les milieux populaires
19076. Jongbloed, J., & Giret, J.-F. (2019). The variable role of education in predicting youth NEET statuses: A « gendered youth transition regimes » perspective. Présenté à 27e colloque annuel du Transitions in Youth (TIY): Problematic school-to-work transitions in Europe, Maastricht, 2-5 octobre 2019.
19077. Jongbloed, J., & Andres, L. (2019). Measuring educational participation and attainment over the life course. Présenté à « Life Courses in Comparable Perspective: Similarities and Differences of Predictors and Outcomes between Countries, Times and Populations » organisé par SSLLS (Society for Longitudinal and Life Course Studies), Postdam, 25-27 septembre 2019.
19078. Perret, C. (2019). Objectif réussite : quels constats pour quelles actions ? Présenté à Forum pédagogique du pôle Hainuyer « Réussir dans l’enseignement supérieur, tous concerné. S’engager, soutenir et accompagner », organisé par le Pôle Hainuyer, Mons, 28 janvier 2019. Consulté à l’adresse http://www.polehainuyer.be/event/forum-pedagogique-2019/
19079. Henry, M., & Perret, C. (2019). L’évaluation avec des données administratives comme outil de compréhension des facteurs de réorientation : le cas des étudiants de santé en échec dans une université française. Présenté à « Entre normalisation, contrôle et développement formatif : Évaluations sources de synergies ? », organisé par l’ADMEE-Europe, Lausanne, 8-10 janvier 2019.

Cette communication présente une facette des possibilités de connaissance des parcours étudiants à partir de sources d’informations administratives d’une université. Dans le cadre de l’évaluation d’un dispositif de réorientation des étudiants en échec en 1ère année des études médicales réalisée pour cinq promotions de  » réorientésexclus  » (964 étudiants sur les 7 169 inscrits), cette communication souligne comment caractériser des parcours de réorientation rapide. Les premiers travaux réalisés à partir du système de gestion des inscriptions et des examens montrent les spécificités des étudiants choisissant une réorientation immédiate en délaissant le dispositif institutionnel de réorientation proposé par l’établissement (passé scolaire plus favorable, parcours de persévérance plus marqué, variété des choix disciplinaires des filières). Dans une seconde étape, la mobilisation d’un autre système d’information, celui de candidature Application Post Bac, permet d’identifier les différents voux émis par les étudiants lors de leur dernière année de lycée et les avis donnés par l’université sur ces choix. La comparaison des voux initiaux avec les parcours ultérieurs permet de voir si l’un de leurs projets initiaux est concordant avec celui réalisé lors de la réorientation rapide, la concordance permettant de considérer l’échec comme un acte manqué et le moyen de suivre les autres voies non réalisées et la discordance ou d’absence d’autres projets que les études médicales conduisant à avancer que la rencontre avec les études de santé a conduit à réouvrir le sens du choix initial et inventer d’autres pistes. Ces conclusions sont enrichies en tenant compte de l’avis émis par l’université lors de la phase d’orientation préalable à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Rappelant les possibilités d’évaluation avec des données administratives, outre l’évaluation à l’échelle institutionnelle, ces données ne sont toutefois pas exemptes de limites et leur recours suppose nombre de précautions méthodologiques et techniques.
19080. Sauvageot, C. (2019). Changer de paradigme dans l’apprentissage de la lecture au CP : faire encoder d’abord pour faire lire ensuite, en REP et REP+. Présenté à Le printemps de la recherche en éducation, organisé par le réseau national des ESPE, Paris, 26-27 mars 2019. Consulté à l’adresse http://www.reseau-espe.fr/sites/default/files/u265/celine_sauvageot.pdf
19081. Tenret, É., & Farges, G. (2019). Classer hors de la classe : Les catégories de l’entendement des inspecteurs chargés du contrôle de l’instruction dans la famille. Présenté à « Classer, déclasser, reclasser » : 8ème congrès de l’association française de sociologie (AFS), Aix-en-Provence, 27-30 août 2019.

Prenant appui à la fois sur des entretiens réalisés avec des inspecteurs de l’éducation nationale (premier et second degré) et des rapports de contrôles d’une académie (rapports de la mairie et rapports d’inspection) , cette communication vise à comprendre les mécanismes de la fabrication d’un jugement institutionnel sur la conformité de l’instruction donnée dans la famille. Nous mettrons au jour les grandes variables considérées comme « pertinentes » par les inspecteurs pour juger de la conformité de l’instruction dans la famille, et montrerons, les précautions prises pour connaître, sinon estimer, les milieux sociaux dans lesquels évoluent les enfants.
19082. Meuret, D. (2019). Compensatory Policies in Europe. Some lessons for Mexico ? Présenté à Séminaire international « Equité et Justice dans la nouvelle Ecole mexicaine », organisé par le Ministère de l’éducation, Mexico City, 25-09-2019.
19083. Bernard, P.-Y., Caillaud, P., Ghaffari, S., Gosseaume, V., Houdeville, G., Hugrée, C., … Werquin, P. (Éd.). (2019). Qualifications et parcours – Qualification des parcours. XXVes journées du longitudinal, Nantes, 20-21 juin 2019. Consulté à l’adresse https://www.cereq.fr/sites/default/files/2019-10/CE10.pdf

Les XXVèmes journées du longitudinal (JDL ) se proposaient de questionner deux notions : la qualification et les parcours ainsi que leur articulation. Elles furent l’occasion d’évoquer les parcours biographiques et de saisir la qualification des personnes comme un construit dans le temps, dans une perspective de « formation tout au long de la vie ». Ces journées ont permis de discuter de la polarisation des parcours tels les parcours d’exclusion et parcours d’accès aux qualifications les plus socialement valorisées mais aussi de la multiplication des parcours atypiques remettant en cause les relations directes entre réussite ou échec scolaire d’une part, insertion professionnelle durable ou précaire d’autre part. À cet égard, les JDL ont permis de discuter des méthodes statistiques permettant d’identifier des parcours-types, notamment à travers les techniques de classification.
19084. Béduwé, C., Danner, M., & Giret, J.-F. (2019). L’évaluation des formations professionnelles de l’enseignement supérieur à l’aune de leurs résultats d’insertion. Revue française de linguistique appliquée, 24(1), 67‑80. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2019-1-page-67.htm

Les formations professionnelles dans l’enseignement supérieur sont évaluées à l’aune de leurs performances d’insertion professionnelle, qui seraient garantes du caractère opérationnel de ces formations sur le marché du travail. Cet article se propose d’interroger le lien entre le caractère professionnel d’une formation et la qualité de l’insertion en explorant trois directions. D’abord, les compétences professionnelles, générales et mêmes spécifiques, qui peuvent s’acquérir tout au long du parcours des jeunes. Ensuite, le caractère sélectif des formations professionnelles dans l’enseignement supérieur qui rend complexe leur évaluation via la performance de leurs diplômés. Enfin, le type de marché du travail auquel s’adressent ces formations, et qui permet à certaines formations d’être assurées quant au recrutement de leurs diplômés alors que d’autres sont plus sensibles aux évolutions de la conjoncture ou à la concurrences d’autres diplômés.
19085. Duru-Bellat, M. (2019). Évaluations, mesures ou classements ? Á propos des enquêtes PISA. Revue française de linguistique appliquée, 24(1), 7‑19. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2019-1-page-7.htm

Lancées au seuil des années 2000, les enquêtes PISA (Programme international sur les acquisitions des élèves) s’inscrivent dans un contexte européen spécifique marqué par l’objectif d’instaurer une politique européenne en matière d’éducation, et caractérisé par la montée d’une gouvernance dite « douce » par le biais du benchmarking, i.e. une gouvernance se voulant suggestive, fondée sur des indicateurs comparatifs censés alimenter une saine émulation. Après avoir décrit brièvement ce contexte, le texte rappellera les principales caractéristiques techniques de ces enquêtes, avant de développer une discussion sur ce qu’elles apportent, ainsi que sur les dérives possibles : peuvent-elles prétendre constituer aujourd’hui un instrument sans faille pour des comparaisons internationales des systèmes éducatifs, etou un levier pour des transformations et des politiques visant ces systèmes ?
19086. Laugier, M., Montagne, Y.-F., & Loizon, D. (2019). Le rapport au savoir en formation continue : les effets de l’inconscient chez un professeur des écoles. Une étude de cas. Recherches en éducation, (38), 60‑72. Consulté à l’adresse http://www.recherches-en-education.net/IMG/pdf/REE_38.pdf

À partir d’une étude de cas, cette recherche interroge les raisons du non-réinvestissement  par  un professeur  des  écoles  des  savoirs  transmis  en  formation  continue  «natation».  Inscrite  dans  une perspective  clinique  de recherche  orientée  par  la  psychanalyse,  elle  explore  les  manifestations  de l’inconscient à l’ouvre dans cette coupure du fil du savoir. La réalisation d’entretiens cliniques de recherche articulés à l’observation filmée d’une séance de natation a permis lerecueil des données. L’analyse  interprétative  de  la  parole  du  sujet  fait  émerger  plusieurs  causes  inconscientes  au  non-réinvestissement des savoirs transmis en formation, liées aux concepts du «Réel », de « jouissance »  et  de  «  déjà-là  ».  Cette  identification d’une structure singulière du rapport au savoir d’un sujet ouvre des perspectives professionnelles visant la construction d’une posture clinique de formateur
19087. Danner, M., Farges, G., Garcia, S., & Giret, J.-F. (2019). Primary school teachers’ images of their profession in a context of change. A study of the French case. Présenté à Europe and Beyond: Boudaries, barriers and belonging, 14th ESA Conference, Manchester, 20-23 August 2019.
19088. Dubet, F., & Duru-Bellat, M. (2019). À bas la sélection ! Misère de la critique. Esprit, (458), 131‑141. Consulté à l’adresse https://esprit.presse.fr/article/francois-dubet-et-marie-duru-bellat/a-bas-la-selection-misere-de-la-critique-42330

La critique de la sélection à l’entrée de l’université repose sur une vision misérabiliste des étudiants de milieu populaire et ne remet pas en question les inégalités au sein du système d’éducation.
19089. Morlaix, S. (2019). Utilisation du numérique à l’école primaire et inégalités scolaires de réussite. Présenté à 6ème colloque international en éducation, Montréal, 25-26 avril 2019.
19090. Morlaix, S., & Berthaud, J. (2019). Le service civique dans le parcours des jeunes en Bourgogne Franche-Comté (p. 101) [INJEP].
19091. Duguet, A., & Morlaix, S. (2019). Le numérique à l’Ecole Polytechnique : utilisation et perception par les enseignants et les étudiants, regards croisés (p. 103) [Ecole polytechnique].
19092. Garcia, S. (2019). Interroger les politiques publiques de lutte contre les inégalités en éducation par les pratiques parentales. Présenté à Séminaire « Analyser l’action publique », organisé par le ENS, Lyon, 10 octobre 2019.
19093. Garcia, S., Pothet, J., Piesen, A., & Charpenel, M. (2019). La prise en charge des familles monoparentales dans les institutions médico-sociales : un traitement psychologique des difficultés scolaires. Présenté à Journée d’étude « Produire le prolétariat », organisée par l’ Université Paris Dauphine, Paris, 20 novembre 2019.
19094. Duguet, A., Lambert – Le Mener, M., Morlaix, S., Tavant, M., & Vilches, O. (2019). Éducation à la citoyenneté et compétences citoyennes des collégiens et lycéens (p. 86) [CNESCO].
19095. Zamo, W. (2019). L’éducation à la citoyenneté à l’école républicaine en France : état des lieux et points de vue des enseignants (Thèse en sciences de l’éducation).

Cette thèse traite de l’éducation à la citoyenneté en France, sujet qui est à l’ordre de jour depuis une bonne trentaine d’années et fait l’objet de débats intenses surtout avec les récents événements tragiques, relatifs au terrorisme, touchant profondément la communauté nationale. Étant donné la rareté des études menées à ce propos, notamment sur le plan empirique (Bozec, 2016), nous nous sommes fixés comme objectif d’étudier l’éducation à la citoyenneté en France en faisant un état des lieux. Celui-ci porte aussi bien sur la conception officielle de cette éducation et ses modes de présence dans les programmes scolaires que sur sa mise en ouvre pratique à l’école. Nous cherchons ainsi à répondre à la question suivante : comment l’éducation à la citoyenneté se réalise-t-elle à l’École en France. Pour ce faire, nous confrontons les prescriptions officielles aux pratiques citoyennes réelles des enseignants en nous basant sur l’approche de l’ergonomie du travail qui tente d’expliquer les écarts entre le prescrit et le réalisé (Amigues, 2002, 2009). Nous adoptons une méthode mixte, à la fois qualitative et quantitative (e.g. Larivière & Corbière, 2014). Cette dernière porte ainsi sur l’analyse des textes officiels, la conduite et l’exploitation d’entretiens libres et semi-directifs ainsi que sur l’enquête par questionnaire auprès de 107 professeurs des écoles élémentaires. L’étude principale, de cette thèse, montre qu’il existe souvent un décalage entre les orientations officielles du Ministère de l’Éducation Nationale et leurs applications sur le terrain scolaire par les enseignants. Ces derniers répondent, le plus souvent, moyennement aux recommandations officielles tant au niveau de l’école que de la classe. Les résultats indiquent que les caractéristiques socioprofessionnelles de l’enseignant et celles contextuelles de l’école exercent certains effets sur les modalités et la mise en ouvre des pratiques citoyennes des enseignants. Cette recherche nous a permis également de tester un modèle théorique, que nous avons développé, sur les déterminants des pratiques citoyennes en classe. Selon ce modèle, la qualité de vie à l’école exerce sur les pratiques citoyennes des enseignants en classe des effets directs et indirects à travers les difficultés qu’ils rencontrent dans cette dernière.
19096. Danner, M., Farges, G., Fradkine, H., & Garcia, S. (2019). Quitter l’enseignement : un révélateur des transformations du métier dans le premier degré. Education et sociétés, (43), 119‑136. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-education-et-societes-2019-1-page-119.htm

S’il y a relativement peu de démissions d’enseignants en France, les transformations du métier dans le premier degré aboutissent à des formes variables de défection. Quelles sont les modalités de sortie du métier, leur fréquence et les parcours dans lesquels elles s’insèrent ? Une enquête qualitative sur 47 entretiens avec des professeurs des écoles qui ont démissionné ou cherchent à le faire dégage des liens étroits entre l’attrition enseignante et l’alourdissement de la charge de travail, surtout bureaucratique, les nouvelles missions -différenciation pédagogique, accueil des élèves en situation de handicap- dans une conjoncture financièrement contrainte. Trois configurations de sortie du métier, relevant de logiques sociales distinctes, peuvent être identifiées soulignant l’importance des ressources nécessaires pour quitter effectivement le métier d’enseignant.
19097. Pothet, J., Piesen, A., Garcia, S., & Charpenel, M. (2019). Redéfinitions des normativités de l’enfance au sein des familles monoparentales populaires. Vers un glissement des frontières entre rôle parental et rôle de l’enfant. Présenté à « Penser les inégalités dans l’enfance », organisé par le Comité de recherche de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), Paris, 20-22 novembre 2019.
19098. Farges, G. (2019). Les mondes enseignants. Présenté à « L’identité enseignante et portraits d’une profession en crise », organisé par l’université Paris Nanterre, Paris, 14 juin 2019.
19099. Morlaix, S. (2019). Note critique de Pierre Merle, 2018, Les pratiques d’évaluation scolaire : historique, difficultés, perspective, Paris, PUF, 242 pages. Education et sociétés, (43), 191‑193. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-education-et-societes-2019-1-page-187.htm
19100. Vrillon, É. (2019). Première évaluation des facteurs de réussite dans un Small Private Online Course (SPOC) sur la gestion du temps. Présenté à « Les technologies au service du pédagogique »,organisé par l’AUPTIC education, Fribourg, 20-22 novembre 2019. Consulté à l’adresse https://drive.google.com/file/d/1EdYdcu3Q61LkEWKZVJe5i_52vHQsOwSP/view
19101. Meuret, D. (2019). Modèles politiques d’éducation, en France et ailleurs. Présenté à « La crise de l’institution scolaire : de quoi est-elle le reflet ? », organisé par l’université Paris Nanterre, Paris, 8 mars 2019.
19102. Jongbloed, J., Danner, M., Giret, J.-F., Guégnard, C., & Joseph, O. (2019). Patterns in NEET status during the school-to-work transition in France. Présenté à « Problematic school-to-work transitions in Europe », organisé par TIY (Transitions in Youth), Maastricht, 2-5 octobre 2019.
19103. Loizon, D. (2019). Formateur académique. Un nouveau métier. Besançon: Canopé.

Dans Formateur académique : un nouveau métier ?, Denis Loizon livre les compétences indispensables au formateur du second degré, montre comment les développer et donne une représentation réaliste de ce métier.  Cet ouvrage vient répondre à une forte demande de la part des enseignants, notamment pour préparer le certificat d’aptitude aux fonctions de formateur académique (CAFFA), mais aussi le CAFIPEMF.  Il s’adresse non seulement aux formateurs en activité, mais aussi aux enseignants qui voudraient faire évoluer leur pratique. L’auteur y clarifie la question des débouchés, en répertoriant les fonctions envisageables. Il détaille les quatre domaines dont relèvent les compétences utiles au quotidien au formateur, se réfère à des publications illustrées de témoignages.  Les concepts et les champs scientifiques explorés, avec leurs méthodologies respectives, deviendront la boite à outils du formateur académique.
19104. Loizon, D. (2019). Former ou accompagner : une tension difficile à vivre pour les formateurs en IFSI. In C. Meyer, P. Olry, & J. Marcel, Former des soignants : l’activité des formateurs en IFSI. Dijon: Raison et passions.
19105. Loizon, D. (2019). Les stages en alternance en master EPS : quels apprentissages des étudiants ? Présenté à Colloque international du REF (Réseau Recherche Education Formation), Toulouse, 9-10 juillet 2019.
19106. Loizon, D. (2019). La didactique clinique : un nouveau champ scientifique. Présenté à Colloque organisé par le CRREF (Centre de Recherches et de Ressources en Education et Formation).
19107. Loizon, D. (2019). Note critique de Eloi S., Uhlrich G. (2017), De l’usage des artefacts dans les métiers de l’intervention, Toulouse, Octarès Éditions. Revue EPS, (383), 81. Consulté à l’adresse https://www.revue-eps.com/fr/lu-pour-vous_a-15489.html
19108. Bonnard, C., Giret, J.-F., & Kossi, Y. (2019). Low human capital accumulation traps among French NEETs: A Multidimensional and Fuzzy approach. Présenté à 5thLEER Conference on Education Economics, organisée par LEER (Leuven  Economics  of Education Research), Leuven, April 4-5 2019.

NEETs are generally considered as young people who cannot acquire human capital either through education, training or professional experience. The aim of this communication is to discuss this issue taking in to account the heterogeneity of human capital acquisition among young people. We use a multidimensional and fuzzy approach. The main advantage of this approach is that it makes it possible to construct an indicator that is similar to a membership function by including different deprivation dimensions. The data used come from the French National Survey of Youth Resources conducted by DREESINSEE (5800 people aged 18 to 24). Our results show a strong heterogeneity in terms of human capital accumulation. Dimension 1 (qualifications, years of education) has the largest weight in the construction of the aggregated indicator. But the other dimensions (health, informal learning experiences, social integration) contribute much more to the overall score of human capital deprivation.
19109. Genelot, S. (2019). Les pratiques évaluatives dans le quotidien des classes : diversité des formes et articulation avec l’apprentissage. Présenté à 41ème session d’études de l’ADMEE Canada, organisée par l’ADMEE Canada, Sherbrooke, 14-15 novembre 2019.
19110. Szerdahelyi, L. (2019). Le genre des concours : Mixité et sous-représentation des femmes en éducation physique et sportive. Carrefours de l’éducation, (48), 73‑89. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2019-2-page-73.htm

Dans le sillage des enquêtes de la DEPP et du CNESCO sur l’attractivité du métier d’enseignant •e, cet article propose une analyse de la structure genrée du recrutement des professeur •es d’EPS depuis leur intégration au ministère de l’Éducation nationale en 1981. L’objectif est d’appréhender le passage de la séparation à la mixité des recrutements, au prisme des flux de candidat•es, de leurs réussites comparées et des discours sur la mutation des concours. Durant les années 1980, l’EPS est une discipline scolaire dans laquelle est organisée une mixité-parité des enseignant •es, par le maintien de concours séparés selon le sexe. Après 1989 et l’instauration du CAPEPS unique, les candidatures et recrutements connaissent d’importantes variations, conformes aux tendances observées dans le second degré public mais révélatrices de l’installation spécifique d’une division sexuée du métier. Face à la masculinisation récente et croissante des professeur•es d’EPS, l’analyse met en tension le principe égalitaire et propose des pistes explicatives de la diminution du nombre de candidates au professorat d’EPS.
19111. Albandea, I. (2019). Retour en formation et parcours d’études atypiques : déterminants et valorisation sur le marché du travail (Thèse en économie).

La formation tout au long de la vie apparaît comme un enjeu important de nos sociétés. Après une première sortie du système éducatif, elle peut se caractériser par des retours en études ou par l’accès à la formation continue. Les parcours d’études semblent de moins en moins linéaires en France, les jeunes étant encouragés à profiter de ces interruptions pour diversifier leurs expériences. Ils sont ensuite, tout au long de leur carrière, incités à se former pour avoir « la liberté de choisir leur avenir professionnel » comme le propose une récente loi.  Face à ces constats, l’objet de cette thèse est d’identifier les déterminants de ces retours en formation, et d’étudier leur valorisation sur le marché du travail. La thèse est constituée d’un chapitre préliminaire puis de trois chapitres portant chacun sur des données différentes. Le chapitre préliminaire, à partir d’une revue de la littérature, s’interroge sur les ressorts de la reprise d’études ou de l’accès à la formation, ainsi que sur les conditions théoriques de leur valorisation sur le marché du travail. Les analyses du premier chapitre empirique s’appuient sur l’enquête Génération 98 du Céreq qui interroge des sortants de formation initiale suivis pendant 10 ans. La connaissance longitudinale de leur parcours scolaire et professionnel permet d’évaluer l’effet des parcours d’études non linéaires sur le salaire de jeunes diplômés, à partir de la méthode des variables instrumentales. Ces derniers, bien qu’ayant un profil scolaire et social plus élevé que la moyenne et parfois mieux dotés en compétences sociales, perçoivent un salaire inférieur aux autres, toutes choses égales par ailleurs. Ce qui paraît cohérent avec l’hypothèse d’un signal négatif envoyé aux employeurs. Ces résultats nous ont conduit dans un deuxième chapitre à approfondir la question de la valorisation des parcours d’études atypiques sur le marché du travail. À partir de la méthode des vignettes, nous avons interrogé des recruteurs afin de mieux connaître leur perception sur ces parcours. Plus de mille CV fictifs ont été évalués par des recruteurs (en fonction de la probabilité qu’ils proposent un entretien d’embauche). Il ressort de nos analyses économétriques que le fait de ne pas préciser l’expérience vécue lors des interruptions temporaires d’études semble pénalisant, ceteris paribus. Face à un manque d’information, les recruteurs ne prendraient probablement pas le risque d’embaucher un candidat ayant connu une période d’inactivité ou de chômage. Mais ce fort effet de signal ne s’observe pas lorsque les candidats précisent qu’ils ont interrompu leurs études pour voyager à l’étranger ou pour effectuer un service civique.§
19112. Duru-Bellat, M. (2019d). Repenser la justice sociale à l’aune du cosmopolitisme. In I. Sainsaulieu, E. Barozet, R. Cortesero, & D. Mélo, Où est passée la justice sociale ? (p. 193‑204). Villeneuve d’Ascq: Presses Universitaires du Septentrion.
19113. Collet, X., Guégnard, C., & Macaire, S. (2019). Introduction. Vulnérabilités étudiantes: les chemins inattendus de la réussite. In X. Collet, S. Macaire, & GTES (Groupe de travail sur l’enseignement supérieur), Vulnérabilités étudiantes : les chemins inattendus de la réussite (p. 5‑8). Consulté à l’adresse https://www.cereq.fr/sites/default/files/2019-12/CECH-12.pdf
19114. Erard, C., Guégnard, C., & Danner, M. (2019). Prendre le risque de la vulnérabilité ? Des bacheliers professionnels à l’université ou en classe préparatoire. In X. Collet, S. Macaire, & GTES (Groupe de travail sur l’enseignement supérieur), Vulnérabilités étudiantes : les chemins inattendus de la réussite (p. 31‑52). Consulté à l’adresse https://www.cereq.fr/sites/default/files/2019-12/CECH-12.pdf
19115. Ferez, S., Morales, Y., & Erard, C. (2019). Naissance d’une approche critique du sport et du corps. Le rôle de Michel Bernard (1927-2015) dans le « moment 68 » de l’éducation physique. Revue STAPS, (126), 9‑30. Consulté à l’adresse https:www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.frrevue-staps-2019-4-page-9.htm?contenu=article

Cet article vise à identifier le rôle de Michel Bernard dans le « moment 68 » de l’éducation physique, tel qu’il se prépare dès le début des années 1960 à l’ENSEP « jeunes gens » et tel qu’il se prolonge jusqu’au coeur des années 1970. En retraçant la singularité de son parcours intellectuel, à la croisée de lectures, de rencontres et de conditions d’enseignement de la philosophie, la biographie herméneutique ici proposée a pour ambition d’éclairer les transformations collectives qui s’opèrent autour des représentations du corps et des projets d’émancipation qui caractérisent ce  » moment  » particulier (Dosse, 2005). Grâce à une série de témoignages croisés recueillis auprès de l’intéressé et de quelques-uns de ses étudiants de l’ENSEP, Michel Bernard apparaît comme un initiateur- passeur décisif pour la  » génération de 68  » de l’éducation physique. Son ultime implication dans cet univers, qui débouche sur la direction d’un ouvrage collectif intitulé Quelles pratiques corporelles maintenant ? en 1978, constitue d’ailleurs probablement la fin du  » moment 68  » pour cette discipline scolaire qu’est l’Éducation Physique et Sportive.
19116. Szerdahelyi, L. (2019). Images de femmes enseignantes d’EPS dans les rapports d’inspection (1941-1975). In S. Devineau & N. Hedjerassi, Genre, images et représentations dans les sphères de l’éducation, de la formation et du travail (p. 61‑69). Mont-Saint-Aignan: Presses Universitaires de Rouen et du Havre.
19117. Szerdahelyi, L. (2019). L’égalité est une question politique avant d’être une question pédagogique. Contrepied, (HS 25), 40‑41.
19118. Szerdahelyi, L. (2019). Une histoire « “par le bas” » des enseignantes en France. Le cas des monitrices d’éducation physique et sportive au milieu du XXe siècle. Présenté à « Les enseignantes en France : sexe, genre et identités », organisé par le Centre de Recherche et d’Etudes Histoire et Sociétés et l’Institut supérieur du professorat et de l’éducation de l’Académie de Lille, Arras, 11 octobre 2019.
19119. Ottogalli-Mazzacavallo, C., & Szerdahelyi, L. (2019). Les représentations sociales du métier d’enseignant d’EPS : impact de l’assignation de sexe ? In M. Attali & D. Gomet, Animer, entraîner, éduquer. Le sport et ses métiers (20e-21e siècles) (p. 231‑251). Reims: éPURe.
19120. Bene, J., Dirani, A., Dupuy, C., Gaviria, S., Glaymann, D., Guégnard, C., … Trindade-Chadeau, A. (2019). Pour une approche plurielle du rapport au travail. Analyse des parcours juvéniles (p. 111) [INJEP]. Consulté à l’adresse https://injep.fr/wp-content/uploads/2020/01/rapport-2019-14-RapportAuTravail.pdf

Dans le contexte actuel de précarisation du travail et du marché de l’emploi qui touche plus particulièrement les jeunes, une équipe de chercheuses et de chercheurs s’est posé la question du rapport qu’ils entretiennent au travail. En effet, les jeunes d’aujourd’hui ont évolué dans une société de « plein chômage » pour reprendre l’expression de Margaret Maruani. Qu’ils soient précaires ou diplômés, ils ont intériorisé l’incertitude de l’emploi comme norme sociale (Paugam, 2007). L’objectif de cette recherche collective a consisté à analyser les effets de l’intériorisation de cette incertitude sur les parcours juvéniles et sur les rapports au travail qu’entretiennent les différentes franges qui constituent la jeunesse contemporaine. Pour cela, notre équipe de recherche a analysé la pluralité des dimensions qui caractérise le rapport au travail, en mobilisant plus d’une centaine d’entretiens semi-directifs menés auprès de jeunes âgés de 18 à 30 ans, aux origines et aux statuts sociaux variés. Les six contributions qui composent ce volume font apparaître deux principaux enseignements. Le premier rappelle, dans la continuité d’une série de travaux menés en sciences sociales, la nécessité de relativiser l’approche générationnelle du rapport au travail. Les différentes contributions montrent que les nouvelles générations, comme les anciennes, accordent une place importante au travail, à son contenu et aux conditions dans lesquelles elles travaillent, à l’ambiance et aux relations entre collègues, au statut et à l’emploi, ainsi qu’aux relations hiérarchiques. Le second enseignement confirme que le rapport au travail est très largement déterminé par des variables sociodémographiques comme l’origine sociale, le niveau de diplôme et le genre. Cette étude se présente alors comme un plaidoyer pour penser au pluriel la jeunesse et son rapport au travail.
19121. Bene, Julie, Dirani, A., Dupuy, C., Gaviria, S., Glaymann, D., Guégnard, C., … Trindade-Chadeau, A. (2019). Pour une approche plurielle du rapport au travail. Analyse des parcours juvéniles. Synthèse du rapport d’étude (p. 5) [INJEP]. Consulté à l’adresse https://injep.fr/wp-content/uploads/2020/01/synthèse-rapport-au-travail_DEF.pdf

Dans le contexte actuel de précarisation du travail et du marché de l’emploi qui touche plus particulièrement les jeunes, une équipe de chercheuses et de chercheurs s’est posé la question du rapport qu’ils entretiennent au travail. En effet, les jeunes d’aujourd’hui ont évolué dans une société de « plein chômage » pour reprendre l’expression de Margaret Maruani. Qu’ils soient précaires ou diplômés, ils ont intériorisé l’incertitude de l’emploi comme norme sociale (Paugam, 2007). L’objectif de cette recherche collective a consisté à analyser les effets de l’intériorisation de cette incertitude sur les parcours juvéniles et sur les rapports au travail qu’entretiennent les différentes franges qui constituent la jeunesse contemporaine. Pour cela, notre équipe de recherche a analysé la pluralité des dimensions qui caractérise le rapport au travail, en mobilisant plus d’une centaine d’entretiens semi-directifs menés auprès de jeunes âgés de 18 à 30 ans, aux origines et aux statuts sociaux variés. Les six contributions qui composent ce volume font apparaître deux principaux enseignements. Le premier rappelle, dans la continuité d’une série de travaux menés en sciences sociales, la nécessité de relativiser l’approche générationnelle du rapport au travail. Les différentes contributions montrent que les nouvelles générations, comme les anciennes, accordent une place importante au travail, à son contenu et aux conditions dans lesquelles elles travaillent, à l’ambiance et aux relations entre collègues, au statut et à l’emploi, ainsi qu’aux relations hiérarchiques. Le second enseignement confirme que le rapport au travail est très largement déterminé par des variables sociodémographiques comme l’origine sociale, le niveau de diplôme et le genre. Cette étude se présente alors comme un plaidoyer pour penser au pluriel la jeunesse et son rapport au travail.
19122. Dirani, A. (2019). Rapports au travail et socialisations singulières d’étudiant•es issu•es de milieux populaires. In notes et rapports (p. 39‑54). Consulté à l’adresse https://injep.fr/wp-content/uploads/2020/01/rapport-2019-14-RapportAuTravail.pdf

L’analyse  de  19  entretiens  auprès  d’étudiant•es  issus  de  milieux  populaires  met  en  avant  un  rapport  au  travail  pluriel, qui  s’articule  autour  de  la  dimension  expressive  et  instrumentale  de  l’activité  professionnelle  espérée.
19123. Guégnard, C., & Szerdahelyi, L. (2019). L’empreinte du genre sur les rapports des jeunes au travail. In notes et rapports (p. 55‑66). Consulté à l’adresse https://injep.fr/wp-content/uploads/2020/01/rapport-2019-14-RapportAuTravail.pdf

Quel est l’emploi idéal aux yeux des jeunes? Quels sont les trois éléments importants pour être heureux/heureuse au travail ou pour refuser un emploi? Sur la base d’entretiens menés auprès de jeunes de moins de 30 ans, aux parcours différents, ce chapitre
19124. Solaux, G. (2019). Un siècle de priorités contradictoires pour les services d’orientation. Orientation scolaire et professionnelle (L’), 48(2), 189‑210.

L’orientation est un champ de pratiques professionnelles et d’interventions qui a été organisé par des politiques successives. Ces politiques ont produit des textes et réglementé leur mise en ouvre. L’article vise à souligner le caractère complexe et parfois contradictoire de ces textes. L’analyse de ces textes statutaires successifs organisant les services d’information et d’orientation en France depuis 1922 permet en effet d’identifier les actions prioritaires qui leur sont assignées en matière de publics à privilégier. Selon les périodes, il apparaît que les actions assignées visent plutôt la recherche d’efficacité ou plutôt la recherche d’équité. Ces observations sont discutées.§
19125. Murdoch, J. (2019). Pathways to and within Higher Education for youths of immigrant backgrounds. Présenté à « Immigrant Integration: Educational Opportunities and Life Chances », organisé par the Department of Sociology of Education at the University of Bern, the Institute of Education and Society, University of Luxembourg, Monte Verità (Suisse), 23-28 juin 2019.

This presentation looks first at the access to higher education of immigrant youths and particularly through which tracks in secondary education. It then shows the choice of type of institution and field of study (vertical and horizontal differentiation) made by these youths once in higher education, as well as to what extent they succeed in obtaining a higher education diploma. The presentation focuses on comparative research across European countries as well as outside Europe (e.g. Canada), taking into account country contexts and the organization of the educational systems both in secondary and higher education. Moreover, differences between country of origin, generation and gender are highlighted, as well as the importance of social background and the schooling experience in secondary education. The findings show that in line with existing research on secondary education, access to  higher education is generally lower for immigrant youths within tracked secondary education systems, and particularly for example for youths of Turkish, Former Yugoslavian and Portuguese backgrounds (compared to native youths and those of other immigrant origins). The access in turn is much higher in comprehensive systems and for youths from South, East and South-East Asia. Moreover, immigrant youths are often less likely to access higher education via the academic track and use more frequently alternative routes, such as vocational tracks. These differences in access and pathways to higher education between immigrant and native youths can be explained to a high degree by social and schooling factors. Indeed, immigrant youths access higher education, including via the academic track, to at least the same level of native youths once these factors are taken into account. This can illustrate higher educational aspirations (secondary effects) for these youths. These higher aspirations can be seen also in the choice of 1st tier types of institution and field of study within higher education for various immigrant youths. Finally, looking at the end of the process in terms of obtaining a higher education diploma, it appears that there are less inequalities for immigrant youths for higher education than for within secondary education. However, if the analysis looks at the experience of immigrant youths once they are in higher education, the findings show that immigrant youths have a tendency to have lower study success than natives. This could be explained by a possible mismatch between study choices in higher education and previous schooling in secondary education, as well as academic factors within higher education.
19126. Chevaillier, T., & Pons, X. (Éd.). (2019). Les privatisations de l’éducation. Consulté à l’adresse https://journals.openedition.org/ries/8837

Les processus de privatisation « en » éducation et « de » l’éducation concernent désormais la plupart des pays du monde. Dans un contexte de mondialisation et d’internationalisation accrues des systèmes éducatifs, la mise en oeuvre, ces dernières décennies, de mesures spécifiques de privatisation, le développement d’un secteur marchand de l’éducation, mais aussi des évolutions sociétales de fond concernant les notions d’individualisme et d’individu interrogent d’une nouvelle manière les enjeux liés aux privatisations. La promotion des intérêts privés est-elle compatible avec un processus d’éducation ? Induit-elle irrémédiablement, par exemple, une conception utilitariste de l’éducation ? Quel est son impact sur les nouvelles générations et leur capacité à faire société ? Finalement, les privatisations en cours de l’éducation en changent-elles la nature ou ne s’agit-il que d’une différence de modalité d’organisation ou de gouvernance ? Pour répondre à ces questions, ce dossier rassemble les contributions de treize chercheurs en éducation, spécialistes mondiaux réputés ou auteurs d’enquêtes pionnières dans leur domaine, dont les travaux permettent d’envisager une grande diversité de cas (Angleterre, Chili, Côte d’Ivoire, États-Unis, France, Inde, Suède). Il met également en évidence des problématiques transversales à de nombreux pays, comme le développement du soutien scolaire privé en Asie ou les stratégies mises en ouvre par des entreprises privées pour influencer les politiques éducatives. Quelle que soit la définition retenue, tous les auteurs soulignent la croissance sans précédent de la privatisation ces dernières années. Illustrer cette diversité est l’un des objectifs majeurs de ce dossier qui donne à voir trois principales formes de privatisation, non exclusives et clairement liées les unes aux autres : une privatisation par le biais de politiques publiques spécifiques, une privatisation par le marché et une privatisation par une prise en compte croissante d’aspirations et d’intérêts individuels privés.
19127. Chevaillier, T., & Pons, X. (2019). Les privatisations de l’éducation : formes et enjeux. Introduction. Revue internationale d’éducation, (82), 29‑38. Consulté à l’adresse https://journals.openedition.org/ries/pdf/9066

Ce dossier est consacré aux processus de privatisation « de » l’éducation et « dans » l’éducation, qui concernent désormais la plupart des pays du monde. De manière générale – et nous allons le voir, tout à fait provisoire -, la privatisation peut être définie comme le développement ou le transfert de biens, de fonctions, de responsabilités ou d’opérations de gestion qui étaient précédemment aux mains d’acteurs publics, au premier rang desquels les pouvoirs publics, et qui sont confiés à des acteurs privés.
19128. Perret, C. (2019, décembre 10). Disparition d’un dispositif institutionnel de réorientation : quels effets sur la persévérance universitaire des étudiants de santé ? Présenté à Semaine DATA/SHS, organisée par la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon.

L’échec en premier cycle universitaire s’est constitué en question politique et scientifique, avec la situation spécifique des études de santé. Peu de travaux sont consacrés aux effets des dispositifs institutionnels de réorientation proposés aux étudiants à l’université. Cette recherche vise à identifier la persévérance universitaire des étudiants, selon qu’un dispositif institutionnel de réorientation soit proposé ou non dans un contexte où les étudiants sont exclus des études universitaires de santé compte tenu de leurs premiers résultats. L’étude mobilise des analyses statistiques réalisées à partir de données administratives d’une université pluridisciplinaire française. Les résultats mettent en évidence des effets différenciés de la présence ou de l’absence du dispositif sur la persévérance des étudiants selon les profils des étudiants.
19129. Farges, G. (2019). Enseigner après une expérience professionnelle : contribution à une analyse des mobilités et des représentations du métier. Recherche & formation, (90), 43‑55. https://doi.org/10.4000/rechercheformation.4977

En France, les cheminements vers l’enseignement primaire et secondaire public des enseignants ayant exercé une profession auparavant sont peu connus, alors que leurs proportions ont augmenté ces dernières années. Mobilisant une enquête conduite auprès d’un échantillon d’enseignants travaillant dans le secteur public, parmi lesquels certains ont exercé une autre activité antérieurement, cet article propose un éclairage sur les parcours de ces personnes, leurs motivations, leurs projets professionnels ainsi que sur leurs représentations de la valeur du métier d’enseignant, qui ne sont pas indépendantes des caractéristiques de leurs trajectoires passées.
19130. Vrillon, E. (2019). Une nouvelle évaluation de la réussite dans les MOOC à partir de registres d’usages individuels. Questions Vives. Recherches en éducation, (31). https://doi.org/10.4000/questionsvives.3933

Le succès des MOOC a été remis en question par de faibles taux de rétention et de certification des participants. Ce constat a été largement étudié pour trouver des voies d’amélioration. La réussite a ainsi été associée à la capacité d’un individu à aller jusqu’au bout du MOOC et à obtenir une certification. Mais ces approches ne tiennent que peu compte des objectifs et intentions des participants alors que ceux-ci paraissent déterminants pour distinguer une situation d’échec d’un arrêt volontaire. Cet article présente une nouvelle approche et évaluation de la réussite partant des stratégies individuelles d’usages des MOOC. L’analyse des données d’une enquête quantitative longitudinale conduite auprès de 12 MOOC de la plateforme publique française France Université Numérique (n =5709) permet d’identifier six différents types d’usages de MOOC dont les critères pertinents d’évaluation ne sont pas nécessairement associés à la certification ou à l’achèvement. Selon ces registres d’usages, ces taux varient et interrogent quant à l’utilisation et aux bénéfices que peuvent apporter les MOOC dans les champs de la formation initiale et professionnelle.
19131. Mingat, A. (2019). Enfants Sans Frontières. Une perspective alternative pour penser l’aide extérieure à l’éducation. Revue d’economie du developpement, 27(1), 113‑150. Consulté à l’adresse http://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2019-1-page-113.htm

Alors qu’une partie des discussions sur l’aide au développement vise l’amélioration de la situation individuelle des enfants (qu’ils soient éduqués, vaccinés, protégés…), les actions engagées sont, pour des raisons pratiques, menées dans des relations entre agences d’aide et pays récipiendaires. Ceci peut conduire à une disjonction entre les intentions génériques et les réalisations concrètes (et créer des difficultés en matière d’équité si la coordination des agences d’aide est « imparfaite »). L’article propose une identification des besoins individuels des enfants en éducation sur une base objectivée et sur un territoire fictif constitué de plusieurs (neuf) pays, les besoins étant évalués indépendamment du pays de résidence. Il est alors possible de confronter le volume des besoins dans chaque pays du territoire considéré avec le volume de l’aide dont il bénéficie effectivement, et de disposer ainsi d’éléments d’évaluation du dispositif global d’aide à l’éducation.
19132. Gaudillère, N. (2019, juillet). Temporalité et activité décisionnelle dans les interactions tuteur/enseignant-stagiaire. Présenté à Rencontres internationales du réseau de Recherche en Éducation et en Formation, Université Jean Jaurès, Toulouse, 8-11 juillet 2020.
19133. Dirani, A. (2019, mai 29). « L’insertion professionnelle des jeunes résidant dans les quartiers prioritaires de la ville ». Présenté à Journée de sensibilisation professionnels « Plan Régional Insertion Jeunesse », Paris, 29 mai 2019. Consulté à l’adresse https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02939703
de Albuquerque Moreira, A. M., Paul, J.-J., & Bagnall, N. (2019). The Contribution of Comparative Studies and Cross-Cultural Approach to Understanding Higher Education in the Contemporary World. In A. M. de Albuquerque Moreira, J.-J. Paul, & N. Bagnall (Éd.), Intercultural Studies in Higher Education: Policy and Practice (p. 1‑20). https://doi.org/10.1007/978-3-030-15758-6_1
This chapter analyzes aspects of higher education in the contemporary world. It is particularly concerned with aspects of globalization and internationalization. The focus of the chapter highlights various approaches that reveal such aspects in different contexts. The chapter provides an overview of the field of higher education policies and recent reforms in a range of different countries and continents while developing an understanding of the importance of comparative studies in terms of policies and practices related to higher education in a range of different scenarios. Throughout the presentation of the chapters, there is a synthesis of the themes that emerge in the current debates covered in this book.
Moreira, A. M. de A., Paul, J.-J., & Bagnall, N. (Éd.). (2019). Intercultural Studies in Higher Education: Policy and Practice. https://doi.org/10.1007/978-3-030-15758-6

This book explores the study of policies and practices in Higher Education by comparing systems, institutions, programs, innovations, results and cultures. In a rapidly changing global and international marketplace, the growth of higher education has occurred within distinct cultural contexts, meaning that change is reflected within local, regional, national and global perspectives. Using a single data methodology across countries and continents, the editors and contributors explore higher education reforms between global and local dimensions, the expansion of access and democratisation, and relevant aspects in the organisation and management of higher education. In doing so, this book arrives at an understanding of higher education at a truly intercultural level, which can lead to a deeper and more holistic understanding of policies and practices in higher education. This innovative book will be of interest and value to students and scholars of higher education across the world as well as the study of interculturality.
Paul, J.-J., Barbosa, M.-L., & Bydanova, E. (2019). Brazil, Russia, and Turkey: How New Democracies Deal with International Models of Higher Education? In A. M. de Albuquerque Moreira, J.-J. Paul, & N. Bagnall (Éd.), Intercultural Studies in Higher Education: Policy and Practice (p. 23‑53). https://doi.org/10.1007/978-3-030-15758-6_2

The purpose of this chapter is to address the issue of national translations of international influences and trends in higher education systems, as well as resistance to such paradigms. Three emerging countries, that is, Brazil, Russia, and Turkey, with very different geographical and historical contexts, will be considered as case studies. As young democracies, their strong national sentiment can contradict external recommendations in terms of the management of higher education.
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19001. Perret, C., & Fournier, A. (2019, janvier 8). Se former aux outils documentaires : le cas de l’université de Bourgogne. Bulletin des bibliothèques de France. Consulté à l’adresse http://bbf.enssib.fr/contributions/se-former-aux-outils-documentaires
19002. Vrillon, É. (2019a). Une  nouvelle  approche  de  la  réussite  dans  les  MOOC  :  confronter  les  usages  aux comportements réels pour adapter repenser les indicateurs de l’évaluation. Présenté à « Entre normalisation, contrôle et développement formatif : Évaluations sources de synergies ? », organisé par l’ADMEE-Europe, Lausanne, 8-10 janvier 2019.
L’évaluation dans les MOOC a été réalisée de manière privilégiée à l’aide des learnings analytics, autant de traces numériques enregistrant l’ensemble des actions réalisées par un inscrit dans le dispositif. L’exploitation de ces données a révélé l’existence d’un très fort taux d’abandon parmi les cohortes d’inscrits au sein de MOOC. Ce faisant, ce sont deux principales approches de l’évaluation de la réussite qui ont été adoptées : celle de la persistance et celle, transposée de la formation formelle, de la validation par l’obtention d’une certification. Néanmoins, celles - ci ne permettent pas de tenir compte de la diversité des intentions des inscrits. A l’aide de l’exploitation d’une enquête quantitative longitudinale réalisée au sein de 12 MOOC (n=5709), nous présentons une typologie d’usages des MOOC permettant de repenser l’évaluation et les indicateurs de la réussite. La confrontation de ces registres d’usages des MOOC aux modalités concrètes de suivi et d’achèvement du MOOC, grâce à l’exploitation d’un second questionnaire adressé un an plus tard (n=1778), permet d’appréhender le taux de réussite ou d’échec réel. De réelles disparités s’observent selon les types d’usages des MOOC. Elles témoignent de l’existence de contournements et d’appropriations des ressources du scénario pédagogique du MOOC qu’illustrent par ailleurs une série d’entretiens con duite auprès d’inscrits (n=32). Ces résultats permettent de discuter de la pertinence des modalités actuelles d’évaluation dans les MOOC. En dépit de la facilité d’accéder à ces traces et des possibilités offertes par ce dispositif numérique, les évaluations proposées dans les MOOC ne paraissent pas nécessairement adaptées, voire dans certains contextes relativement pauvres. Plus généralement, elles permettent, à partir de travaux empiriques, de s’interroger à nouveau sur ce qu’évaluer veut dire.
19003. Berthaud, J. (2019). L’intégration sociale étudiante. Un processus au cœur des parcours universitaires ? Agora débats / jeunesses, (81), 7‑26. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-agora-debats-jeunesses-2019-1-page-7.htm
La socialisation au milieu universitaire constitue un enjeu à la fois pour les étudiants qui sortent de l’enseignement secondaire et pour les établissements soucieux du bien-être et de la réussite des étudiants qu’ils accueillent. Cet article propose une (re)définition du concept d’intégration sociale appliqué à la population étudiante, et en étudie les conditions et les effets pour des étudiants de premier cycle universitaire. Les analyses révèlent que de nombreux facteurs interviennent dans l’explication des différences d’intégration entre étudiants, et qu’une socialisation réussie constitue un gage supplémentaire d’une plus grande réussite académique pour certains étudiants.
19004. Szerdahelyi, L. (2019). Égalité ou équité ? Au-delà des contradictions, l’égalité sans conditions comme horizon. Contrepied, (HS 23), 30‑31.
19005. Farges, G. (2019). La valeur perçue par les enseignants de leur métier : considérations sur les variations entre premier et second degré. In Buisson-Fenet H. & Rey O., Le métier d’enseignant : une identité introuvable ? (p. 13‑32). Lyon: ENS.
Cette contribution souhaiterait revenir sur un résultat présenté dans l’ouvrage Les mondes enseignants1. Ce résultat est celui qui démontre des différences entre les enseignants du premier et du second degré quant à la valeur qui est donnée, selon eux ...
19006. Derocles, S. A. P., Morel, F., & Perret, C. (2019). Réflexions sur les résultats en L1 STAPS des néobacheliers à l’université de Bourgogne pour la construction d’un outil d’aide à la réussite des lycéens et à l’accompagnement des nouveaux étudiants.
19007. Béduwé, C., Berthaud, J., Giret, J.-F., & Solaux, G. (2019). Salariat étudiant, parcours universitaires et conditions de vie. Paris: La documentation française.
Cet ouvrage vise à mieux comprendre la place et le rôle du travail étudiant dans les parcours d’études supérieures. Il s’est appuyé sur une post-enquête, quantitative et qualitative, à l’enquête Conditions de vie 2013 de l’Observatoire national de la vie étudiante. Tous les étudiants inscrits en Licence en 2013, et dont la moitié exerçait une activité rémunérée, ont été suivis et interrogés trois années de suite. Les résultats obtenus permettent d’abord de souligner la porosité des frontières entre les situations d’études et d’emploi. Certains étudiants travaillent plus ou moins régulièrement et continûment durant leurs études, parfois arrêtent de travailler pour reprendre des études à temps plein, ou au contraire commencent à travailler après quelques années d’études classiques. Parmi ceux qui arrêtent leurs études, certains abandonnent pour se consacrer à l’emploi salarié occupé avant la fin de leur formation. La diversité des parcours mêlant études et emploi est donc grande et on estime que l’emploi salarié occupe une place significative dans les parcours de plus d’un étudiant sur trois. Nos résultats confirment ensuite que le travail en cours d’études est d’abord le moyen pour les étudiants de financer - le plus souvent de cofinancer - leurs études et qu’il se trouve donc au cour des difficultés financières des étudiants. Car si travailler ne résout pas toutes les difficultés financières, ne pas travailler ne les empêche pas. Cette conciliation entre études et travail varie manifestement au fil des parcours, dépendant souvent du niveau d’engagement des étudiants dans leurs études et/ou de la possibilité qu’ils ont d’aménager leur emploi du temps.
19008. Derocles, S. A. P., Morel, F., & Perret, C. (2019). Essai d’étude de l’impact de la « fiche avenir » de ParcourSup sur la réussite en L1 STAPS à l’université de Bourgogne.
19009. Varot, A., & Perret, C. (2019). Comment favoriser le vivre ensemble à l’école ? Cahiers pédagogiques, (551), 64‑65.
Comment améliorer le climat scolaire et optimiser ainsi les apprentissages dans les cycles 2 et 3 ? Voici l’éclairage d’une expérimentation mise en place pour une durée de trois ans dans l’école Champgrenon de Charnay-Lès-Mâcon, en Saône-et-Loire.
19010. Guégnard, C. (2019). Les rapports des jeunes au travail : « entre plaisir et contrainte ». Présenté à Semaine nationale des Missions Locales, organisée par les missions locales, Dijon, 21 mars 2019.
Quelle est la place du travail dans la vie des jeunes ? Leurs rapports au travail se déclinent au pluriel avec une multiplicité d’informations subjectives, tiraillées entre représentations positives et négatives, variées selon leurs parcours. Au-delà de leurs expériences et de leurs attentes, les jeunes interrogés accordent une importance forte au travail, « entre plaisir et contrainte », dans un contexte pourtant caractérisé par une plus grande incertitude et instabilité du marché du travail.
19011. Farges, G. (2019). Les mondes enseignants : identités et clivages. Présenté à Colloque organisé par l’AFAE (Association Française des Acteurs de l’Éducation).
19012. Genelot, S. (2019a). Observer les pratiques évaluatives des enseignants (p. 119) [CNESCO (Conseil National d’Évaluation du Système SCOlaire)]. Consulté à l’adresse https://iredu.u-bourgogne.fr/wp-content/uploads/2020/04/19012.pdf
Ce rapport a pour objet de rendre compte de la recherche conduite à la demande du CNESCO (conseil national d’évaluation du système scolaire) entre 2016 et 2018. Celle-ci avait pour but de décrire les pratiques évaluatives des enseignants telles qu’elles se déroulent dans le quotidien des classes. Elle s’appuie sur une observation de longue durée de 7 classes d’école élémentaire (en CP et CM) et de 6 classes de collège (en mathématique, anglais et français en 6ème et 3ème) par captation vidéo de près de 136 heures de séances de classe « ordinaires » et d’entretiens conduits auprès des enseignants concernés. Le codage des données filmées conduit à la constitution d’un corpus de 351 situations évaluatives que l’analyse croisée avec les entretiens ont permis de structurer selon trois grandes catégories : formalisées explicites – interactives différées – interactives simultanées. L’analyse descriptive permet de caractériser chacune d’elles : répartition selon le niveau scolaire/les disciplines, modalités de présentation aux élèves, modalités de participation de ces derniers et supports pédagogiques utilisés
19013. Pullman, A., & Jongbloed, J. (2019). The relative relationship between education and workplace task discretion: an international comparative perspective. Journal of Education and Work, 32(1), 66‑84. Consulté à l’adresse https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/13639080.2019.1594173?journalCode=cjew20
Through analyses of Programme for the International Assessment of Adult Competencies (PIAAC) data, the following study considers the direct and indirect association between education and workplace task discretion in 30 countries. By focusing on cross-national comparison, it considers the ways in which these findings are dependent on both the overall level and the range of task discretion across occupational sectors within a country. Theoretically, individual-agency and critical-institutional hypotheses are compared, two perspectives that provide divergent explanations for the indirect association between education and task discretion. The findings partially support both perspectives and there is strong evidence of a relative relationship between education and task discretion. That is, in country contexts where overall levels of task discretion are higher and more equal, education operates less strongly as a stratifying force. The originality of this approach showcases empirically how the association between education and task discretion is context dependent and theoretically how individual-agency and criticalinstitutional perspectives both contribute to understanding this relationship.
19014. Lebossé, C., & Erard, C. (2019). Quand une femme conquiert la citadelle masculine de l’inspection. Cas de Lilyane Forestier (1964-1991). Revue STAPS, (123), 51‑66. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-staps-2019-1-page-51.htm
Cette contribution se propose de mettre au jour la conquête, au début des années 1960, d’une citadelle masculine : l’inspection Jeunesse et Sports (en 1964) puis l’Inspection pédagogique en charge de l’éducation physique et sportive (en 1976). D’origine populaire et professeure d’EPS de la ville de Paris, Lilyane Forestier présente un parcours a priori peu probable et pourtant. En se créant et en saisissant des opportunités, tout en développant des « stratégies de genre », elle parvient à gravir les échelons et à défendre une conception de l’EPS qui, présentée parfois comme à contre-courant, contribue d’une certaine façon à prolonger une vision différentialiste des individus. En ayant conquis une bonne partie de la citadelle masculine de l’inspection, elle a acquis un niveau de liberté vécue par l’inspectrice comme une grande autonomie. Mais cette apparente autonomie constitue aussi une forme de pouvoir qui, au final, permet d’exercer une forme de domination, notamment en matière de hiérarchie entre les sexes. Figure de l’inspection admise à la retraite en 1991, elle reste aux portes d’une Inspection Générale dont Yvonne Surrel, première femme nommée en son sein en 1961, s’est retirée en 1977, pour partir à la retraite.
19015. Szerdahelyi, L., & Robène, L. (Éd.). (2019). Les femmes, actrices de l’éducation physique et sportive, numéro spécial. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-staps-2019-1.htm
Ce numéro spécial bilingue accueille des contributions sur les femmes actrices de l’EPS (Éducation physique et sportive). L’enjeu est d’appréhender la pluralité de leurs parcours individuels et collectifs, la diversité de leurs constructions identitaires, la spécificité de leurs orientations didactiques et pédagogiques, et de mieux cerner les étapes qui ont marqué leur accession, au-delà de l’enseignement, à des fonctions clés de l’institution scolaire. Hasard du calendrier, ce numéro de la revue STAPS prolonge un dossier sur les femmes et le genre dans le domaine de la culture physique, récemment publié par The International Journal of the History of Sport (Vertinsky & Hedenborg, 2018). Renouveler les recherches sur le rôle des femmes dans la diffusion des pratiques corporelles et sportives, tel est l’objet du numéro coordonné par Patricia Vertinsky et Susanna Hedenborg. Jeter une lumière nouvelle sur les actrices de l’EPS, en s’intéressant à leur capacité d’agir au-delà des obstacles, dans les sphères de l’enseignement, de l’inspection ou des syndicats, tel est le projet que nous proposons d’investir, selon des approches historiques et sociologiques, françaises et européennes.
19016. Ottogalli-Mazzacavallo, C., & Szerdahelyi, L. (2019). Annick Davisse, une actrice innovante de l’EPS en faveur de l’égalité des sexes (1961-2018). Revue STAPS, (123), 67‑80. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-staps-2019-1-page-67.html
En matière d’égalité entre les sexes, l’EPS a connu à la fin du XXe siècle une véritable révolution copernicienne en passant d’une prévalence séparatiste à une dynamique organisationnelle et didactique égalitaire. Si cette mutation s’inscrit dans une conjoncture politique et sociale favorable à l’amélioration des droits des femmes dans tous les espaces de la vie en société, elle est aussi le reflet d’une dynamique propre au champ de l’EPS dans laquelle se distingue Annick Davisse. Partant de l’analyse d’entretiens et de ses publications, cet article interroge son parcours et révèle une actrice clé d’un processus d’innovation sociale en faveur de l’égalité des sexes. Enseignante d’EPS, militante syndicale et politique, devenue inspectrice pédagogique régionale d’EPS, elle accède progressivement à des positions de pouvoir permettant d’agréger des soutiens autour de la cause des « démuni•e•s » de l’école, dont les filles en EPS. Ainsi, elle conceptualise et diffuse au fil de sa carrière une approche didactico-pédagogique visant leur meilleure réussite. Soutenues par des politiques internationales ouvrant pour l’élimination des discriminations à l’encontre des femmes, ses propositions trouvent preneur et s’institutionnalisent partiellement dans les programmes d’EPS de la fin du XXe siècle, non sans quelques déformations ou instrumentalisations.
19017. Morlaix, S., & Nohu, N. (2019). Compétences transversales et employabilité : de l’université au marché du travail. Éducation permanente, (218), 109‑118.
Cet article s’intéresse au développement de compétences transversales dans les cursus de formation universitaires de niveau master. Il vise à analyser l’adéquation entre les compétences non académiques développées en formation et celles utiles ou recherchées pour accéder au premier emploi. Les auteures s’attardent sur le lien que ces compétences entretiennent avec le marché du travail.
19018. Szerdahelyi, L. (2019). Penser l’égalité sans condition en EPS. Présenté à Les soirées de l’EPS « Construire l’égalité fille/garçon en EPS », organisées par le SNEP-FSU, Paris, 20 mars 2019.
19019. Duru-Bellat, M. (2019). Le mérite contre la justice. Nouvelle édition. Paris: Sciences Po.
Le mérite a la cote. Avec lui, l’idée que chacun est responsable de ce qui lui arrive, de ses succès comme de ses échecs, et l’espérance qu’en récompensant talents et efforts, on produira une société juste et efficace. La mise en exergue constante du mérite, sans tenir compte des inégalités (sociales, de genre, d’origine, etc.), est pourtant tout sauf anodine. Elle engendre de nombreux effets pervers : à l’école, où l’idéal de la formation de tous s’efface devant la sélection des plus « méritants » ; dans le monde du travail, quand se caler sur la réussite scolaire et le diplôme amène à négliger bien d’autres talents et à créer une concurrence délétère.  Sans ôter tout mérite au mérite, ce livre invite à débattre de la place à lui accorder. Une société purement méritocratique, obsédée par l’égalité des chances, ne serait-elle pas source d’injustice, voire invivable ?
19020. Morlaix, S., Duguet, A., Cartierre, N., Finez, L., Laccassagne, M.-F., Mangin, F., … Millotte, S. (2019). Utilisation du numérique et réduction des inégalités sociales de réussite : l’exemple de la ville de Chenôve (p. 149) [Ville de Chenôve].
19021. Erard, C., & Szerdahelyi, L. (2019). Sportives de haut niveau, mais à quel prix ? Le cas des enseignantes d’éducation physique et sportive en France, de 1940 à 1970. Histoire sociale, 52(105).
Sportives de haut niveau tout en étant enseignantes d’éducation physique et sportive dans la France du second XXe siècle, les 102 femmes de notre corpus illustrent des formes inhabituelles d’articulation de temps sociaux, en particulier lorsqu’elles sont mères de famille. Leurs parcours se sont déployés dans des conditions sociales et familiales astreignantes, conformément à la logique française de production des élites sportives et sans être systématiquement accompagnés d’une transformation de la répartition des tâches et des rôles dans les couples. Ils apparaissent ainsi beaucoup moins « protégés » que ce que la mémoire des sportifs et sportives laisse supposer.
19022. Duguet, A., Giret, J.-F., & Morlaix, S. (2019). Utilisation du numérique à l’école élémentaire : profils d’utilisation et analyse des compétences. Carrefours de l’éducation, (47), 175‑194. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2019-1-page-175.htm
Cette recherche porte sur les pratiques du numérique des élèves de CM1 et CM2 dans un cadre scolaire et extra-scolaire. À partir d’une enquête empirique menée auprès de 1400 élèves et de leurs enseignants, nous nous interrogeons sur les conditions d’acquisition des compétences numériques. Trois de ces compétences ont été identifiées : les compétences techniques, les compétences liées à la conceptualisation d’Internet et les compétences éthiques. Les résultats soulignent que les pratiques des outils numériques dans un cadre extrascolaire ont assez peu d’effet sur les compétences acquises, à l’exception des compétences éthiques. Dans le cadre scolaire, les caractéristiques des enseignants et les ressources de la classe semblent avoir beaucoup plus d’effet sur les compétences techniques.
19023. Ngo Melha, E. (2019). Handicap et inclusion scolaire au Cameroun : ce qu’en disent les enseignants. Présenté à « Handicaps, sociétés et territoires », Yaoundé, 29-30 avril 2019.
Fondée sur le principe de l’égalité des chances et sur les valeurs humaines d’équité et du respect des différences, l’inclusion scolaire s’attache " à la façon de transformer les systèmes éducatifs et d’améliorer la qualité de l’éducation à tous les niveaux et dans tous les environnements, de manière à s’adapter à la diversité des apprenants et à promouvoir la réussite scolaire " (UNESCO, 2008). Elle est prescrite comme une injonction internationale quels que soient les contextes, elle implique un changement de paradigme dans lequel les conditions de réussite dépendent de la capacité de l’école à s’adapter à la diversité du public qu’elle accueille (Dyson et al., 1999, Plaisance et al., 2007). La situation actuelle nous conduit à nous interroger sur son appropriation et à réfléchir aux dispositifs définis et mis en place pour accueillir et accompagner les élèves handicapés dans leur scolarité au Cameroun. Le but de la recherche est d’évaluer la qualité des dispositifs scolaires. Notre recherche concerne une population de 65 enseignants. Le modèle d’évaluation multidimensionnelle de la qualité des dispositifs pédagogiques empruntés à Tremblay (2012) est utilisé. Un questionnaire avec des propositions de réponses a été administré aux enseignants du primaire. Les dimensions étudiées à travers le questionnaire sont les suivantes : La pertinence des objectifs, les caractéristiques de la population, l’adéquation des ressources, la fiabilité des actions, l’efficacité et la flexibilité du dispositif.
19024. Tavant, M. (2019). Le parcours citoyen à l’école primaire et au collège : quels effets sur les élèves ? (Mémoire de Master 2 Sciences de l’éducation).
19025. Giret, J.-F. (2019). Classer, quantifier et qualifier les parcours : quelques enseignements issus des 25 journées du longitudinal. Présenté à XXVèmes journées du longitudinal. « Qualification des parcours » organisé par le CEREQ et l’université de Nantes, Nantes, 20 juin 2019.
19026. Fanchini, A., Jongbloed, J., & Dirani, A. (2019). Examining the well-being and creativity of schoolchildren in France. Cambridge Journal of Education, 49(4). https://doi.org/10.1080/0305764X.2018.1536197
This article builds theoretically and empirically on the concepts of creativity and well-being within the schooling context, focusing on 855 preadolescents attending primary schools in France. Following and testing a line of argumentation delineated in educational research, creativity is defined as conceptually distinct from, but closely related to, student well-being. « Creativity » is defined as a high level of adaptability and flexibility of thought, and « well-being » as both the presence of positive affect and the absence of negative affect (hedonic components), as well as a high level of engagement and feelings of competence (eudaimonic components). Empirically, operationalizations of multi-dimensional concepts of creativity and well-being are tested and the relationships between these variables and pupils’ academic success are considered, taking into account the potential moderating effects of gender and parental involvement. These associations are found to be complex and vary considerably between components of well-being and creativity.
19027. Farges, G., Danner, M., Garcia, S., & Giret, J.-F. (2019). Les représentations du métier des professeurs des écoles au prisme des conditions de travail locales et des trajectoires de long terme. Présenté à "Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) ", organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.
Les enquêtes portant sur le métier d’enseignant révèlent que les enseignants du premier degré sont peu satisfaits professionnellement. Toutefois, la notion de « satisfaction professionnelle », peu stabilisées scientifiquement (Amathieu et Chaliès, 2014), est attachée à des impressions mêlées dans le cas des professeurs des écoles: le ressenti d’une charge de travail excessive, de stress, d’impuissance, de déception, de colère au travail, des salaires insuffisants et l’absence d’accompagnement ou de formation, un métier perçu comme devenant plus compliqué notamment avec des violences scolaires plus importantes, une évaluation du travail par les inspections jugée « hasardeuse », le sentiment que la reconnaissance sociale des enseignants est appelée à être plus dévalorisée ou à stagner en l’état et plus généralement un fort sentiment de dévalorisation aux yeux de la société (Lévy, Espinasse et Rey, 2013; Geay, 2010, p. 86 ; OCDE, 2014). Notre communication s’intéressera à l’insatisfaction professionnelle exprimée par les enseignants du premier degré et se propose de mettre en relation les représentations que les enseignants ont de leur métier, leur expérience au travail ainsi que leurs trajectoires antérieures. Dans quelle mesure ces représentations, et en particulier celles relatives aux aspects insatisfaisants du métier, voire aux difficultés professionnelles ressenties, sont-elles liées aux conditions de travail que rencontrent les professeurs dans les écoles? Et en quoi la relation entre appréciations négatives du métier et conditions de travail est-elle médiée par les parcours antérieurs des enseignants interrogés? Nous faisons l’hypothèse que ces représentations peuvent être liées aux caractéristiques du travail enseignant dans le premier degré, qui ont connu des changements notables sur la période récente (Cattonar, Dumay et Maroy, 2013). Cependant, notre seconde hypothèse est que ces représentations restent influencées par les milieux d’origine des enseignants, ce qui peut conduire à relativiser des conditions de travail peu favorables, ou au contraire à les considérer comme rédhibitoires. Plus largement, nous pouvons supposer une appréciation du métier inégale selon les trajectoires individuelles des enseignants (origine sociale, parcours d’études, expériences socialisatrices), au principe de certaines attentes sur le métier, qui s’articulent avec les conditions de travail et les déroulements de carrière qu’ils rencontrent une fois enseignant et les confrontent à des réalités dans lesquelles ils ne s’étaient pas nécessairement projetés (Flachère et Pouliquen, 2015).Pour tester ces hypothèses, une méthodologie mixte a été mise en place. Un dispositif d’enquête par questionnaire de « première main », diffusé en 2017, est mobilisé pour comparer les représentations professionnelles selon les conditions de travail, les trajectoires sociales et de formation, ainsi que d’autres caractéristiques socio-démographiques telles que l’année de naissance, le genre ou le lieu d’habitation. Une enquête qualitative a parallèlement été menée, via la réalisation d’entretiens semi-directifs approfondis dans deux académies. Les données statistiques étant souvent insuffisantes pour appréhender la réalité locale, cette analyse qualitative nous donne les moyens de comprendre les représentations professionnelles en les associant au milieu de travail et de vie des enseignants du premier degré.Nos résultats révèlent que la satisfaction professionnelle dépend beaucoup de la marge de manouvre dont disposent les enseignants, qui elle-même découle des configurations locales du travail. L’exercice du métier varie selon les équipes en place et la manière dont les hiérarchies locales veillent à la mise en ouvre des prescriptions nationales, bien que dans le même temps, selon leur histoire individuelle, les professeurs des écoles soient inégaux quant à la possibilité de réunir les conditions d’une plus grande autonomie professionnelle.
19028. Jongbloed, J., & Giret, J.-F. (2019). L’éloignement des études et de l’emploi pour les situations jeunes en situation de NEET : une comparaison  européenne. Présenté à "Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) ", organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.
Les jeunes en situation de NEET (ni en études, ni en emploi, ni en formation) sont au centre des préoccupations des politiques de formation, d’emploi et de jeunesse en Europe. Ces situations de NEET rassemblent néanmoins dans les différents pays, des situations hétérogènes en termes de rapports à la formation et l’emploi (Furlong, 2006). En France, par exemple, les décrocheurs de l’enseignement secondaire sont particulièrement concernés par ces situations de NEET alors que dans d’autres pays, la population de NEET est composée de jeunes plus diplômés qui ne restent que temporairement éloignés du marché du travail. Nous proposons d’expliquer ces différences à partir « des régimes éducatifs du bien-être social », un cadre théorique qui fait le lien entre les littératures sur l’analyse comparative des systèmes éducatifs (par exemple, Mons, 2007) et sur les régimes de protection sociale (Esping-Andersen, 1990). Au niveau des politiques éducatives, ces régimes sont construits autour de conventions privilégiées dans chaque pays en termes de méritocratie, de compétitions scolaires, d’orientation ou de rapport aux professions (Verdier, 2001). Ils résultent également des choix faits par chaque pays en termes de stratification des parcours scolaires ou universitaires et de « décommodification » des biens éducatifs (Hega et Hokenmaier, 2002) -la décommodification pouvant se mesurer de manière générale comme le degré de satisfaction des besoins fondamentaux sans dépendre du marché-. On peut faire l’hypothèse que ces régimes vont affecter les transitions de l’école au marché du travail (par exemple Triventi, 2013) mais également le niveau de bien-être des jeunes et leurs capabilités (Veenhoven, 2010) ainsi que pour les NEET, leur sentiment d’exclusion. A partir de l’European Social Survey (2012, 2014 et 2016),la communication se propose d’appliquer ce cadre théorique à l’étude de la diversité de ces situations dans les pays européens. Trois vagues de l’European Social Survey (2012, 2014 et 2016) sont utilisées afin de construire un échantillon d’environ 3000 jeunes en situation de NEET. L’analyse empirique vise plus particulièrement à questionner l’homogénéité du concept de NEET et ses conséquences, notamment en termes d’exclusion, de bien-être et de capabilités selon chaque régime éducatif de bien-être social. Nos premiers résultats descriptifs montrent que l’absence d’éducation, les types de parcours scolaire ainsi que les degrés d’opportunité d’un retour en formation après la sortie du système éducatif vont générer des taux de NEET et des niveaux de bien-être des jeunes en NEET très différents selon les pays. Pour progresser dans la compréhension des effets de chaque régime, des régressions basées sur des modélisations multi-niveaux permettront de tenir compte à la fois des caractéristiques individuelles des jeunes (niveau et type d’éducation, genre, origine sociale des parents...) et des caractéristiques des pays au niveau de leur système éducatif (notamment à partir des indicateurs de stratification et de décommodification).
19029. Bonnard, C., & Giffard, A. (2019). L’accompagnement vers la qualification des personnes éloignées de l’emploi. Présenté à "Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) ", organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.
L’accès à la qualification des personnes éloignées de l’emploi est devenu un axe important des politiques d’emploi ces dernières années. Le développement des écoles de la seconde chance pour les jeunes non qualifiés en constitue une illustration. L’accompagnement et les formations proposées pour ce types de public comportent souvent différents stages comprenant des périodes en entreprise. L’idée sous jacente de ces politiques est d’accroître le capital humain, la confiance et l’estime de soi ainsi que le capital social des personnes non qualifiées ce qui faciliterait leur insertion ou réinsertion sur le marché du travail et dans la société. Les études portant sur ces dispositifs s’intéressent généralement à l’effet de l’accompagnement et de la formation sur l’accès à l’emploi pour les demandeurs d’emploi non  qualifiés (Bonnal et al., 1994) et les personnes éloignées de l’emploi (Checcaglin, 2000; Calavrezo, Rémy, 2017). Très peu d’études d’intéresse aux conditions d’accès et aux  facteurs de maintien au sein des parcours d’accompagnement et de formation pour ce type de public. Or, cette problématique est importante du fait, d’une part, d’une forte hétérogénéité des bénéficiaires entrant dans ce type de programme pouvant présenter des attentes différentes (Checcaglin, 2000). D’autre part, le risque d’abandon dans ce type de programme est élevé. Le type de prestations et les modalités d’accompagnement proposées sont susceptibles d’influer sur l’abandon (Dabot, 2007) et l’accès à une qualification des bénéficiaires. Dans cette communication, nous proposons donc d’analyser les conditions d’accès et de maintien au sein d’un programme de formation et d’accompagnement à la qualification destiné aux personnes non qualifiées sans emploi et financé par un conseil. Ce programme nommé « Projet d’Accès à la Qualification » (PAQ) a été mis en place dans une Région en 2010.  Il vise l’ensemble des personnes éloignées de l’emploi auxquelles est proposé un accompagnement  vers la qualification selon les besoins identifiés. Trois types de prestations sont distingués pouvant s’accumuler et s’articuler sur un même parcours : les prestations d’orientation (construction et validation du projet professionnel), les prestations de remédiation (actions de formation permettant l’accès au pré-requis) et les prestations spécifiques (actions de formation et d’accompagnement et de médiation spécifique). Ce dispositif propose également aux bénéficiaires une situation d’apprentissage qui permet une confrontation aux situations professionnelles par des périodes en entreprise pouvant prendre la forme de stage et d’ateliers découverte. Nous exploitons un ensemble de données longitudinales recueillies auprès des prestataires de formation du PAQ en 2014-2015. Nous disposons d’un échantillon d’environ 2500 individus bénéficiaires de ce dispositif. Dans ce dernier, environ 50 pour cent d’entre eux sortent du dispositif de manière anticipée et seulement 30 pour cent entrent en qualification. Dans un premier temps, nous cherchons à analyser le profil des personnes entrant dans ce programme et à identifier les déterminants qui participent à leur maintien dans ce dispositif. Nous nous intéressons plus particulièrement  à deux types de facteurs : les facteurs socio-démographiques tels que l’éloignement au marché du travail et le niveau de capital humain, et les facteurs en rapport avec le territoire. Dans un second temps, les différentes modalités (types de prestation, période en entreprise) proposées ainsi que leur combinaison dans le parcours d’accompagnement sont mises en lien avec  le type de sortie du programme (abandon ou entrée en qualification) des personnes éloignées de l’emploi. Nous analysons également si une typologie de relation peut être identifiée entre les  profils des bénéficiaires et les modalités d’intervention.
19030. Morlaix, S., & Fanchini, A. (2019). Le rôle des compétences sociales dans la réussite à l’école primaire: un effet de genre ? Présenté à "Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) ", organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.
Alors que certains travaux de recherche attestent du « succès scolaire massif des filles » notamment à l’école primaire (Duru-Bellat, 2008; Rouyer, Mieyaa et Le Blanc, 2014), cette réussite s’estompe au cours de la scolarité, et les choix faits par ces dernières en termes d’orientation ou de parcours professionnels s’avèrent bien différents de ceux des garçons. Le sexe des élèves comme variable explicative des différences d’acquisitions, de réussite et de parcours scolaires, reste ainsi mobilisé dans de nombreux travaux questionnant également la socialisation de genre. L’objectif de cette communication est de proposer une analyse des inégalités de réussite en fin d’école élémentaire, entre filles et garçons, en intégrant des scores de compétences dites « sociales ». Ces compétences sociales, désormais intégrées au Socle commun en France et dont la place est réaffirmée dans le nouveau Socle commun de connaissances semblent influencer les parcours scolaires et professionnels des individus et exercer un effet sur la transmission et la définition des savoirs scolaires (Gendron, 2007 ; Heckman et Kautz, 2012 ; OCDE, 2015 ; Duru-Bellat, 2015). Résultant notamment des processus de socialisation, ces compétences complémentaires des compétences professionnelles (Hernandez, 2016) aujourd’hui recherchées sur le marché du travail participent à la constitution du capital humain décisif en termes d’orientation professionnelle et scolaire (Gendron, 2010; Erard, 2014).Suite à un travail de définition théorique et à l’aide d’une enquête quantitative, vingt-six compétences sociales et comportements telles que l’empathie, l’application ou la confiance en soi, ont été évaluées auprès d’un échantillon de 855 élèves de CE2, CM1 et CM2.Les différents résultats que nous présenterons permettent d’approfondir la compréhension de la réussite scolaire des filles à l’école primaire: tout comme Felouzis (1990) l’avait démontré, ces dernières ont un rapport à l’école bien plus favorable que les garçons et font preuve d’attitudes plus conformes à l’institution. Ces comportements déjà signalés comme importants pour la réussite par Felouzis sont la traduction de compétences sociales acquises notamment lors du processus de socialisation des enfants. D’après nos analyses, les filles maîtrisent par exemple davantage le « métier d’élève » et les compétences sociales interindividuelles propices à la réussite, les garçons développant davantage de compétences sociales intra-individuelles, leur permettant des choix scolaires plus ambitieux. Pour reprendre les mots de Gendron (2007, 2010), nous pouvons ainsi reconnaître dans ces résultats un avantage en termes de capital social voire émotionnel pour les filles, expliquant leurs meilleures performances scolaires.
19031. Berthaud, J. (2019). Compétences non académiques, socialisation, et réussite universitaire. Présenté à "Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) ", organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.
De nombreux travaux de synthèse (Duguet, Le Mener & Morlaix, 2016; Giret et al., 2017) soulignent l’effet de différents facteurs individuels sur les parcours universitaires des étudiants, et plus particulièrement sur la réussite en première année. Si les caractéristiques sociodémographiques des étudiants, leurs conditions de vie ou encore leurs capacités cognitives jouent peu voire pas, de façon directe, sur la réussite (Barouillet, Camos, Morlaix & Suchaut, 2008), a contrario, d’autres caractéristiques individuelles comme la motivation et le métier d’étudiant tiennent une part explicative plus conséquente (Morlaix & Le Mener, 2015). D’aucuns s’accordent cependant à dire que le parcours scolaire de l’étudiant, notamment le nombre de redoublements, la série et la mention obtenue au baccalauréat, constituent les variables les plus prédictives de la réussite. Toutefois, cette revue de la littérature scientifique, qui ne se prétend pas être exhaustive, permet de montrer que certaines dimensions restent encore à explorer. Parmi ces dernières, des variables contextuelles liées notamment aux pratiques pédagogiques (Duguet, 2014) peuvent proposer des pistes intéressantes. Par ailleurs, l’importance des processus interactionnels dans l’explication des parcours étudiants a pu être démontrée dans de nombreux travaux (Tinto, 1975; Neuville et al., 2013), révélant l’influence significative de l’intégration sociale sur la persévérance à l’université. Néanmoins, les effets sur la réussite académique des étudiants sont à l’inverse peu explorés. Cette communication se propose ainsi de faire un focus sur des variables individuelles encore peu explorées dans les travaux français jusqu’à présent, à savoir les compétences dites non académiques développées par les étudiants ainsi que leur intégration sociale à l’université, et qui pourraient permettre d’expliciter une part des inégalités de réussite encore inexpliquée. A partir d’une collecte de données réalisée auprès de 1365 étudiants inscrits en 1ère, 2ème et 3ème année de Licences généralistes, cette recherche propose ainsi, dans un premier temps, une mesure affinée de l’intégration sociale étudiante rendant compte de son caractère multidimensionnel. Puis, dans un deuxième temps, les sources et conditions de cette intégration sont interrogées à travers l’influence de facteurs contextuels, institutionnels et individuels, parmi lesquels sont considérées les compétences non académiques qui illustrent, entre autres, les aptitudes sociales des étudiants. En dernier lieu, la place occupée par l’intégration sociale et les compétences non académiques au sein des parcours étudiants et des déterminants de leur réussite académique est questionnée.
19032. Albandea, I., & Giret, J.-F. (2019). Les compétences non académiques utiles aux étudiants sur le marché du travail. Présenté à "Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) ", organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.
Les jeunes tout au long de leurs parcours de formation, au sein et en dehors du système éducatif, vont acquérir une diversité de compétences qu’ils peuvent valoriser sur le marché du travail. Si de nombreuses recherches ont montré que les niveaux de compétences en littératie et en numératie ont un impact spécifique sur le marché du travail, pour des diplômés qui ont pourtant le même niveau d’études (par exemple, Branche Seigeot, 2013), d’autres travaux se sont également intéressés à l’impact des « soft skills » sur le début des parcours professionnels. La définition exacte de ces « softs skills » comme leur mesure ouvrent la voie à d’importantes questions méthodologiques (Gutmanet Schoon, 2013), même si de nombreux travaux soulignent le poids de ces compétences dans le système éducatif comme sur le marché du travail (Duru-Bellat, 2015).D’un point de vue méthodologique, les travaux cherchant à identifier l’effet de ces compétences sur l’accès à l’emploi se basent soit sur des enquêtes auprès des employeurs, soit sur des enquêtes auprès des jeunes diplômés. Dans le premier cas, les compétences peuvent être appréhendées par les employeurs de manière directe ou indirecte, par le biais de différents éléments de l’expérience des candidats lors d’une embauche. En interrogeant près de 150 DRH, Lazuech (2000) montre l’importance de certaines compétences qu’il associe à la personnalité des candidats, surtout lorsqu’il faut les départager à profils comparables. Même si certains travaux soulignent un risque d’essentialisation de ces compétences dans le discours des employeurs, elles apparaissent comme un élément clé des recrutements dans certains secteurs (Bailly, Léné, 2012). Dans le second cas, des enquêtes auprès des jeunes introduisent différents types de test de compétences qui peuvent être associés à des compétences sociales et comportementales. La revue de littérature de Kautz et al. (2014) recensent plusieurs dizaines de recherches qui plaident pour un effet positif sur le marché du travail de ces compétences, mesurées en amont du parcours des individus, à partir d’échelles de mesure, souvent réalisées par des psychologues
19033. Laugier, M., & Fix-Lemaire, S. (2019). Le focus group : un outil de formation professionnel au service de la recherche clinique. Présenté à "Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) ", organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.
L’objectif  de  cette  contribution  vise  à  présenter  en  quoi  la  pratique  de  formateur  d’enseignants, organisée par l’usage de focus groups permet de recueillir du matériel utilisable dans une recherche clinique orientée par la psychanalyse.
19034. Tavant, D. (2019a). Profils  des enseignants et développement de compétences non académiques chez les élèves de l’école primaire. Présenté à "Actualité de la Recherche en Éducation et en Formation (AREF) ", organisé par l’AECSE (Association des Enseignants et des Chercheurs en Sciences de l’Éducation), la SSRE (Société Suisse pour la Recherche en Éducation), l’ABC-Educ (Association belge des chercheurs en Education), le Ceds, le Lab-E3D, le Laces, l’ESPE d’Aquitaine, Bordeaux, 3-5 juillet 2019.
L’objectif de cette communication est de saisir, à l’aune de variables peu exploitées jusque-là, comme s’élabore la réussite de l’élève à l’école élémentaire. Nous étudions le niveau de développement chez l’élève de compétences « non académiques » (dans le sens où elles ne sont pas seulement issues de savoirs académiques : Stasz et Brewer, 1999), des compétences peu explorées jusque-là, en raison de la difficulté à les définir et à les mesurer. Ces compétences, qui semblent jouer un rôle essentiel dans les résultats des élèves à l’école, seraient transversales aux disciplines scolaires et mobiliseraient une multitude de ressources intriquées, qu’elles appartiennent au domaine comportemental, émotionnel, social ou cognitif. Parmi la multitude de compétences non académiques, nous en avons choisi six à partir du socle commun de connaissances, de compétences et de culture (Ministère de l’Éducation Nationale, 2015) et du modèle des Big Five (McCrae et Costa, 1999) : la coopération, l’empathie, la maîtrise de soi, l’anxiété, l’estime de soi et l’internalité. Nous avons recherché les facteurs qui pouvaient être en lien avec ces compétences. Les travaux concernant l’évaluation des pratiques enseignantes montrent un effet de l’enseignant sur les apprentissages des élèves (Mingat, 1984; Bressoux, 1994, 2001, 2012 ; Hanushek, 2002, 2014). C’est pourquoi nous analysons, à travers sa communication verbale et non verbale en situation d’interaction avec les élèves, l’influence des actions de l’enseignant sur le niveau de compétences des élèves. Nous avons identifié huit caractéristiques subjectives du comportement enseignant (directivité, soutien, empathie, responsabilisation, incertitude, insatisfaction, réprimande et sévérité) que nous avons complétées avec des caractéristiques objectives (âge, sexe, formation, expérience, auto-formation, contexte).Nous faisons donc l’hypothèse que (1) les caractéristiques objectives des enseignants du premier degré sont liées au niveau de développement des compétences non académiques et que (2) leurs caractéristiques subjectives sont aussi en lien avec le niveau de développement des compétences non académiques. Afin d’opérationnaliser ces hypothèses, nous avons récolté des données sur les caractéristiques objectives des enseignants à partir de questionnaires auto-déclaratifs, complétés par les enseignants et des données sur les caractéristiques subjectives des enseignants, recueillies à partir de la double perception des élèves et des enseignants, ce qui nous a permis de constituer un Profil Interactionnel de l’Enseignant (PIE). D’autre part, les élèves ont rempli, en début et en fin d’année scolaire, un questionnaire qui recensait, à partir de tests et questionnaires validés, des indicateurs susceptibles de décrire leurs compétences non académiques. Notre échantillon est constitué de 623 élèves de CE2, CM1 et CM2 et de 26 enseignants plutôt expérimentés (13 en milieu urbain et 13 en milieu rural).L’examen des profils interactionnels des enseignants révèle de fortes disparités entre les enseignants et des différences pour quelques enseignants entre les perceptions des élèves et l’auto-perception de l’enseignant. Nous essayons donc d’établir si certains profils d’enseignants agissent diversement sur le niveau de compétences selon le type de compétences pris en compte et si ces profils ont des liens différenciés avec le niveau de compétence de l’élève selon le niveau de performance de celui-ci. Nous vérifions aussi les liens entre les caractéristiques objectives des enseignants et les compétences non académique.
19035. Tavant, D. (2019). Profil de l’enseignant et compétences non académiques, des liens à entretenir pour le bien-être de l’élève ? Présenté à « Le monde des enfants et leur bien-être. Accompagner le développement de tous les enfants », organisé par l’ Université de Nantes, Nantes, 20-21 juin 2019.
L’objectif de cette communication est de saisir comment s’élabore la réussite de l’élève à l’école élémentaire à partir de l’étude du niveau de développement chez l’élève de compétences " non académiques ", telles que la coopération, l’empathie, la maîtrise de soi, l’anxiété, l’estime de soi et l’internalité. Transversales aux disciplines scolaires, celles-ci pourraient jouer un rôle essentiel dans les résultats des élèves à l’école. Durlak et al. (2011) indiquent que la maîtrise de ces compétences est associée à une augmentation du bien-être des élèves à l’école. Elles pourraient également avoir des effets sur la réussite scolaire par le biais de variables médiatrices comme le bien-être (Morlaix, 2015). Ainsi, une forte anxiété pourrait affecter le sentiment de bien-être de l’élève à l’école, tandis qu’une bonne estime de soi pourrait au contraire le renforcer. Les travaux concernant l’influence des pratiques enseignantes montrent un effet de l’enseignant sur les apprentissages des élèves (Mingat, 1984 ; Bressoux, 1994, 2001). C’est pourquoi nous analysons l’influence des actions de l’enseignant sur le niveau de compétences des élèves, à partir de huit caractéristiques subjectives de son comportement (directivité, soutien, empathie, responsabilisation, incertitude, insatisfaction, réprimande et sévérité).
19036. Giret, J.-F., & Jongbloed, J. (2019). Quality of Life of Neet Youth across Europe: The Perceived Welfare of the « out-of-School Jobless ». Présenté à « Fathomless Futures. Algorithmic and Imagined » organisé par SASE (The Society for the Advancement of Socio-Economics), New York, 27-29 juin 2019.
Youth who are « not in employment, education or training » NEET have become a prominent population sub-group in European social policy discussions. Recent research has begun exploring the conceptual clarity of this social group (Furlong, 2006), predictors and outcomes of NEET membership (Bruno, Marelli, and Signorelli, 2014), and cross-national variations in group composition and characteristics (B?lan, 2015). Indeed, an emerging body of evidence points to the strong role played by institutional arrangements, such as national education systems and labour market policies, in predicting youth unemployment and joblessness (Breen and Buchmann, 2002). However, international comparative research is limited regarding the experienced well-being of NEET individuals (Ervasti and Venetoklis, 2010; Goldman-Mellor et al., 2016), and lacking regarding the effects of national arrays of social policies on their levels of perceived welfare. The primary aim of the present research is thus to develop an international comparative perspective on the role of welfare state policy in promoting the well-being of this vulnerable group. We examine quality of life (QOL) indicators for NEET and non-NEET youth, as well as « out-of-school jobless » adults, across 27 countries in Europe. The paper is divided into two parts. First, we frame our study from a welfare regimes perspective, focusing on the varying levels of social protection available, which have been shown to be instrumental in shaping wellbeing for other at-risk groups in society (Ono and Lee, 2013; Rothstein, 2010; Samuel and Hadjar, 2016). In classifying countries, we examine national characteristics in terms of the attribution of social benefits (accessibility generosity of the welfare state) and the part of the welfare burden assumed by families, but also in terms of the organization of entry transitions and employment protections typifying labour markets (Estevez-Abe, Iversen, and Soskice, 2001; Gangl, 2001; Wolbers, 2007). This approach allows us to take into account interplays in institutional arrangements, exploring both redistributive and preventative social policies (Brzinsky-Fay, 2017). In a preliminary analysis, we compare both rates of NEET status and relative youth unemployment rates, which capture the labour market disadvantage of youth as compared to older groups (Breen, 2005; Breen and Jonsson, 2005), among these contexts. We hypothesize that (1) the perceived welfare of NEET individuals will be lower than that of non-NEET youth, but higher than that of older « out-of-school jobless » (30- to 44-year-old) individuals across country contexts; (2) these differences between groups will be minimized in contexts where comprehensive social protections are available; (3) NEET youth will fare comparatively better than older « out-of-school jobless » adults in contexts where labour market entry opportunities are made more favourable to youth through the organisation of transitions into the labour market; (4) these differences will be greatest in country contexts where the « familialization » of welfare is dominant... In the second part of the paper, we measure three markers of QOL-self-reported health, social capital and subjective well-being -in order to test our postulates regarding the perceived welfare of these disengaged youth among countries. Analyses use pooled European Social Survey data from three consecutive waves (2012 2014 2016).
19037. Bonnard, C., Droyer, N., & Giret, J.-F. (2019). Le stage en licence : quels enjeux pédagogiques universitaires ? Présenté à XVIes rencontres internationales du réseau recherche éducation formation, organisées par l’UMR EFTS (Unité Mixte de Recherche « Education, formation, travail, savoirs »), Toulouse, 8-11 juillet 2019.
19038. Duguet, A. (2019). Méthodes et pratiques pédagogiques dans l’enseignement supérieur. Le cas de l’école Polytechnique. Présenté à XVIes rencontres internationales du réseau recherche éducation formation, organisées par l’UMR EFTS (Unité Mixte de Recherche « Education, formation, travail, savoirs »), Toulouse, 8-11 juillet 2019.
19039. Borges, C., Lenzen, B., & Loizon, D. (2019). Entre l’université et l’école. La temporalité dans l’alternance en formation professionnelle en enseignement d’éducation physique. Présenté à XVIes rencontres internationales du réseau recherche éducation formation, organisées par l’UMR EFTS (Unité Mixte de Recherche « Education, formation, travail, savoirs »), Toulouse, 8-11 juillet 2019.
19040. Lezeau, A. (2019). Sphères privée et professionnelle chez les enseignants du premier degré : comment priorisent-ils ? Initio, (7), 64‑82. Consulté à l’adresse https://www.initio.fse.ulaval.ca/fichiers/site_initio/documents/Volume_1_numero_7/Lezeau_INITIO_n_7.pdf
Être  enseignant  dans  le  premier  degré  semble  loin  de  permettre  une  conciliation  des  vies privée et professionnelle aussi confortable que celle qui est véhiculée dans les représentations collectives. Pour déconstruire cette croyance donnant les enseignants comme «privilégiés», cette  contribution  se  propose,  à  partir  de  données  empiriques  (sondage  en  ligne  affichant 21642  répondants),  de  rendre  compte,  dans  un  premier  temps,  de  la  façon  dont  les enseignants du premier degré parviennent à prioriser l’une ou l’autre des deux sphères privée ou professionnelle, puis, dans un second temps, de mettre en exergue les raisons qui ont agi comme  moyen  de  revalorisation,  notamment  lorsque  le  sens  de  priorité  fait  valoir  la  sphère privée  au  détriment  de  la  sphère  professionnelle.  Inscrits  dans  le  champ  du  conflit  temporel travail-famille,  les  résultats  quantitatifs  obtenus,  par  la  faible  fréquence  des  ajustements  en faveur  de  la  sphère  privée,  par  leur  faible  volume  horaire  et  par  la  gravité  des  motifs d’ajustement  invoqués,  témoignent  des  difficultés  des  enseignants  à  concilier  emploi  et famille
19041. Zamo, W., & Bennacer, H. (2019). Le travail collectif des enseignants et ses effets sur leurs pratiques citoyennes et difficultés organisationnelles en classe. Présenté à 25ème journée du savoir, organisée par l’Association Journée Du Savoir, Dijon, 9 juin 2019.
De nombreux chercheurs, en sciences de l’éducation, se sont intéressés à étudier récemment les pratiques enseignantes selon l’approche ergonomique du travail (e.g. Coutarel et al., 2015 ; Delvolvé & Margot, 2001 ; Durand & Veyrunes, 2005 ; Ria, 2008 ; Simar & Jourdan, 2011). Selon cette approche, la mise en ouvre des prescriptions officielles par le professeur dans sa classe est systématiquement précédée par un processus de questionnement professionnel fait au sein du collectif de travail de l’école. Et ce, afin de proposer une réponse commune à ces prescriptions (Amigues, 2002). Ce travail du collectif-enseignant serait à l’origine de la diversité des pratiques des professeurs (Amigues, Lataillade, & Mencherini, 2001). Il ouvre à la réorganisation effective du travail scolaire qui n’est pas nécessairement recommandée par le Ministère de l’Éducation Nationale, et se distingue ainsi de l’organisation officielle. Le travail collectif pourrait favoriser ou entraver l’engagement individuel et commun des professeurs selon leur milieu du travail (Amigues, 2009). La présente étude vise à étudier les effets du travail collectif des enseignants, comme une injonction officielle (travailler en équipe), sur leurs pratiques en matière de l’éducation à la citoyenneté en classe. Ces pratiques ont fait l’objet d’un nombre limité d’études, et encore moins de recherches empiriques (Bozec, 2016). Cette étude cherche aussi à estimer les influences de ce travail collectif sur les difficultés rencontrées en classe, par l’enseignant.  Pour ce faire, nous adoptons une méthode mixte qualitative et quantitative (Creswell, 2009 ; Johnson & Onwuegbuzie, 2004). Cette méthode nous a permis d’analyser les textes officiels, d’exploiter 13 entretiens libres et semi-directifs et de mener une enquête sur le terrain auprès de 107 professeurs des écoles élémentaires. Nous avons élaboré une échelle de mesure du travail collectif des enseignants (ou en équipe, 10 items). Nous avons par ailleurs identifié et évalué cinq pratiques citoyennes en classe à savoir : la discussion (6 items), la coopération (3 items), la solidarité (3 items), la responsabilisation (3 items) et la gestion des problèmes de discipline (3 items). Nous avons aussi retenu une contrainte relative aux difficultés organisationnelles en classe (5 items).  Les résultats montrent que le travail collectif des enseignants exerce des effets directs sur les pratiques des enseignants, prescrites officiellement par le ministère de l’Éducation Nationale. Il agit également de manière indirecte sur ces pratiques à travers les difficultés organisationnelles en classe
19042. Vrillon, É. (2019). Vers une démocratisation de l’éducation et de la formation par les MOOC ? Présenté à « Rapports sociaux et nouvelles technologies en éducation », organisé par le Crespa-CSU, l’AFS (Association française de sociologie), l’ESPE de l’académie de Paris, Paris, 24 juin 2019.
De nombreux chercheurs, en sciences de l’éducation, se sont intéressés à étudier récemment les pratiques enseignantes selon l’approche ergonomique du travail (e.g. Coutarel et al., 2015 ; Delvolvé & Margot, 2001 ; Durand & Veyrunes, 2005 ; Ria, 2008 ; Simar & Jourdan, 2011). Selon cette approche, la mise en ouvre des prescriptions officielles par le professeur dans sa classe est systématiquement précédée par un processus de questionnement professionnel fait au sein du collectif de travail de l’école. Et ce, afin de proposer une réponse commune à ces prescriptions (Amigues, 2002). Ce travail du collectif-enseignant serait à l’origine de la diversité des pratiques des professeurs (Amigues, Lataillade, & Mencherini, 2001). Il ouvre à la réorganisation effective du travail scolaire qui n’est pas nécessairement recommandée par le Ministère de l’Éducation Nationale, et se distingue ainsi de l’organisation officielle. Le travail collectif pourrait favoriser ou entraver l’engagement individuel et commun des professeurs selon leur milieu du travail (Amigues, 2009). La présente étude vise à étudier les effets du travail collectif des enseignants, comme une injonction officielle (travailler en équipe), sur leurs pratiques en matière de l’éducation à la citoyenneté en classe. Ces pratiques ont fait l’objet d’un nombre limité d’études, et encore moins de recherches empiriques (Bozec, 2016). Cette étude cherche aussi à estimer les influences de ce travail collectif sur les difficultés rencontrées en classe, par l’enseignant.  Pour ce faire, nous adoptons une méthode mixte qualitative et quantitative (Creswell, 2009 ; Johnson & Onwuegbuzie, 2004). Cette méthode nous a permis d’analyser les textes officiels, d’exploiter 13 entretiens libres et semi-directifs et de mener une enquête sur le terrain auprès de 107 professeurs des écoles élémentaires. Nous avons élaboré une échelle de mesure du travail collectif des enseignants (ou en équipe, 10 items). Nous avons par ailleurs identifié et évalué cinq pratiques citoyennes en classe à savoir : la discussion (6 items), la coopération (3 items), la solidarité (3 items), la responsabilisation (3 items) et la gestion des problèmes de discipline (3 items). Nous avons aussi retenu une contrainte relative aux difficultés organisationnelles en classe (5 items).  Les résultats montrent que le travail collectif des enseignants exerce des effets directs sur les pratiques des enseignants, prescrites officiellement par le ministère de l’Éducation Nationale. Il agit également de manière indirecte sur ces pratiques à travers les difficultés organisationnelles en classe
19043. Olivier, C. (2019). Les stratégies familiales de scolarisation au Sénégal : l’influence des déterminants socioculturels sur les choix scolaires et l’évolution de la demande d’éducation. Étude de cas sur la région de Diourbel (Mémoire de Master 2).
A la suite des Indépendances des États Africains, les enjeux pour les pays comme le Sénégal se sont tournés vers une démocratisation de l’accès à l’Éducation Pour Tous. Si depuis les conférences de Jomtien (1990) et de Dakar (2000), une ascension vers la réalisation des objectifs est à constater, la région de Diourbel atteste d’un taux d’enfants considérés comme" hors école " le plus important du pays. En effet, ces enfants " hors école ", ne sont pas prise en compte dans les taux officiels de scolarisation, alors que les écoles coraniques incarnent une offre éducative incontournable pour les ménages. Parallèlement, les objectifs en matière de scolarisation concernant davantage le système éducatif formel, la demande d’éducation formulée par les ménages tendrait à privilégier le système non formel. Il convient alors d’interroger les stratégies éducatives des familles, les déterminants qui les motivent ainsi que la place des facteurs socioculturels dans les choix éducatifs.
19044. El Hadj Said, K. (2019). Le recours au service civique dans la construction de l’employabilité des volontaires. Étude de cas en Bourgogne-Franche-Comté (Mémoire de Master 2  Recherche Sciences de l’éducation ESE).
Nouvelle forme de volontariat, le Service civique est en pleine expansion chez les jeunes de moins de 26 ans. Avec une approche mixte, ce mémoire propose d’interroger la construction de l’employabilité des volontaires par le biais de ce dispositif et ses effets valorisables sur le marché du travail. Dans un contexte tendu pour les jeunes, le Service civique est un nouvel avatar de l’injonction de professionnalisation à leur destination et constitue un espace récent et intermédiaire de professionnalisation
19045. Born-Tilly, P. (2019). L’effet de la variété des formations initiales des assistants maternels sur leur processus de professionnalisation et leurs pratiques professionnelles (Mémoire de Master 2).
Cette recherche a pour objectif de vérifier l’existence de variétés officieuses de formations initiales des assistants maternels, de les décrire et d’analyser les effets qu’elles peuvent produire à la fois sur le processus de professionnalisation enclenché actuellement et sur les pratiques quotidiennes de ces professionnels. L’approche théorique a été construite autour de trois concepts-clés : le métier d’assistant maternel, sa formation initiale et sa professionnalisation. Trois hypothèses ont été posées et l’approche empirique, à travers une analyse lexicométrique des discours de dix assistantes maternelles du département des Vosges et une analyse thématique plus approfondie, a permis d’établir l’existence d’une variété de formations initiales dépendant de facteurs intrinsèques et extrinsèques à l’apprenant. Le processus de professionnalisation et les pratiques professionnelles dépendant davantage de cette variété que de la formation initiale en elle-même. Les résultats incitent à une réflexion plus globale sur le sens donnée à cette formation : si actuellement elle semble être considérée, tant par l’institution que par les assistants maternels eux-mêmes, comme un produit devant permettre à chaque assistant maternel d’acquérir les connaissances et les compétences définies par la loi à travers une mise en ouvre normée, ne devrait-elle pas davantage être considérée comme un processus permettant de manière individuelle la transformation des pratiques et des représentations, au service de la professionnalisation collective ?
19046. Berthaud, J., Erard, C., Giret, J.-F., Guégnard, C., Morlaix, S., & Perret, C. (2019). Regards croisés sur les conditions de réussite dans l’enseignement supérieur français (p. 72) [CNESCO (Conseil national d’évaluation du système scolaire)]. Consulté à l’adresse http://www.cnesco.fr/wp-content/uploads/2019/08/190801_Cnesco_Post-baccalaureat_Giret_Morlaix-_dir.pdf
19047. Calmand, J., & Ménard, B. (2019). L’apport des enquêtes génération à l’étude de l’insertion professionnelle. In P. Cordazzo, Parcours d’étudiants. Sources, enjeux et perspectives de recherche (p. 95‑112). Paris: INED.
19048. Guégnard, C., & Murdoch, J. (2019). La population étudiante à l’épreuve des comparaisons internationales. In P. Cordazzo, Parcours d’étudiants. Sources, enjeux et perspectives de recherche (p. 113‑125). Paris: INED.
Deux grands types d’enquêtes originales permettent de cerner les mondes étudiants dans l’espace européen de l’enseignement supérieur. Ce chapitre dévoile les principaux résultats en matière de conditions de vie des étudiant-e-s et d’insertion professionnelle ...
19049. Giret, J.-F., & Tenret, É. (2019). Les ressources des étudiants : mesure, inégalités et vulnérabilité. In P. Cordazzo, Parcours d’étudiants. Sources, enjeux et perspectives de recherche (p. 129‑141). Paris: INED.
19050. Cordazzo, Philippe, & Murdoch, J. (2019). L’autonomie résidentielle des étudiants européens. In P. Cordazzo, Parcours d’étudiants. Sources, enjeux et perspectives de recherche (p. 175‑182). Paris: INED.
19051. Szerdahelyi, L., & Ottogalli-Mazzacavallo, C. (2019). Penser l’égalité dans les représentations du métier de professeur d’EPS. Enjeux méthodologiques et critiques. Éducation et formations, (99), 5‑14. Consulté à l’adresse https://cache.media.education.gouv.fr/file/2019/61/6/depp-2019-EF99-web-01_1154616.pdf
Dans un contexte où les femmes sont de moins en moins nombreuses à enseigner l’éducation physique et sportive, cet article, attentif aux représentations du métier de professeur d’EPS par les lycéennes et lycéens, propose une réflexion épistémologique en méthodologie de la recherche. Prenant acte de la complexité de l’usage des catégories de sexe au regard du renversement conceptuel du genre, le débat porte sur les choix méthodologiques effectués dans le cadre d’une enquête par questionnaires. Comment appréhender les similitudes ou les écarts entre les élèves selon leur sexe, sans essentialiser les catégories de sexe ? Comment utiliser les catégories de sexe tout en se réclamant des études de genre, dont les derniers développements conceptuels remettent précisément en cause l’intangibilité et la binarité des catégories de sexe ? Comment construire des outils méthodologiques pertinents au regard des outils théoriques adoptés, en tenant compte de leurs implications scientifiques et éthiques ? Autant de questions soulevées dans ce retour d’enquête réflexif sur le caractère socialement construit des catégories d’analyse. Méfiant vis-à-vis de la reproduction des assignations de sexe, l’article revient sur les étapes de développement du concept de genre, avant d’en envisager des applications méthodologiques, puis d’ouvrir sur de possibles prolongements à l’intersection des dominations.
19052. Guégnard, C., & Giret, J.-F. (Éd.). (2019). L’orientation des jeunes en STAPS : entre chemins de traverse et voie royale. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-sciences-sociales-et-sport-2019-2.htm?contenu=sommaire
Ce cahier thématique met en lumière différentes questions sur les parcours d’orientation des jeunes titulaires de baccalauréat vers la filière universitaire STAPS, loin de l’image de l’étudiant•e échoué•e par mégarde à l’université. Le tryptique orientation-formation-insertion des étudiant•e•s de STAPS constitue un point d’entrée original et riche pour appréhender la question des trajectoires des jeunes sur le marché du travail en lien avec le sport, qu’il reste à poursuivre dans le temps, notamment en rendant visible les parcours des femmes qui se risquent en STAPS.
19053. Guégnard, C., Giret, J.-F., Louveau, C., & Michot, T. (2019). Introduction. Conditions d’orientation et d’insertion professionnelle des jeunes en STAPS. Sciences sociales et sport, (14), 13‑29. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-sciences-sociales-et-sport-2019-2-page-11.htm
Ce cahier thématique est le prolongement d’une journée d’étude réalisée le 7 juin 2016 dans le cadre des « Rencontres thématiques de la Société de sociologie du sport de langue française » (3SLF). Les principaux objectifs de cette rencontre étaient de comprendre le sens des poursuites d’études des jeunes en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) et d’éclairer les opportunités d’insertion professionnelles des diplômé-e-s. En effet, la filière Staps traverse actuellement une conjoncture particulièrement intéressante pour la sociologie de l’enseignement supérieur à plusieurs égards.
19054. Danner, M., & Guégnard, C. (2019). L’orientation des bacheliers professionnels en Staps et Art sous le prisme de la vocation. Sciences sociales et sport, (14), 75‑94. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-sciences-sociales-et-sport-2019-2-page-75.htm?contenu=article
Les auteures se penchent sur le sens des poursuites d’études des bacheliers professionnels à la lumière des apports de la sociologie dans la mesure où ces jeunes peuvent être sensibles à une idéologie du don caractéristique du champ sportif ou artistique. Aucune barrière ne vient interdire la pratique de l’un et de l’autre et le succès semble toujours possible à celui ou celle qui fait preuve de talent, alors même que les mises en garde institutionnelles expriment des doutes sérieux quant à la légitimité de leur présence dans ces cursus d’études longues. Cette promenade dans la littérature permet de souligner la façon dont les bacheliers professionnels s’approprient le discours vocationnel pour se construire une expérience scolaire (enfin) positive et échapper à leur destin de classe.
19055. Fix-Lemaire, S., & Laugier, M. (2019). Épreuve du savoir / Savoir des épreuves : le cas de deux disciplines singulières, la natation et l’enseignement moral et civique. Présenté à « Savoirs, épreuves et confiance », organisé par l’Université de Rouen Normandie, Rouen, 25-27 mars 2019.
19056. Laugier, M., Montagne, Y.-F., & Loizon, D. (2019). Effets du temps sur la résistance des enseignants à intégrer les savoirs de la formation : une étude de cas en natation. Présenté à Rencontres internationales du réseau recherche éducation formation, organisées par le Réseau Recherche Education Formation, Toulouse, 8-11 juillet 2019.
19057. Jammet, E. (2019). Les rapports des enseignants aux pédagogies nouvelles. Reflets de société et trajectoires individuelles (Mémoire de Master 2).
L’Education nouvelle a connu une mise à la marge de l’école publique à la suite de l’aboutissement vain du plan Langevin-Wallon. Or, on constate actuellement un engouement pour la pédagogie Montessori et une proximité langagière entre les termes adoptés par la profession enseignante et ceux des pédagogies nouvelles. Mais les objectifs éducatifs de l’école publique paraissent davantage s’accorder avec les principes de la Nouvelle Gestion Publique qu’avec les idées humanistes de l’Education nouvelle. Par ailleurs, selon les milieux sociaux, les attentes parentales divergent : l’interprétation du travail par le prisme des méthodes actives ne faisant pas toujours l’unanimité. Dans un tel contexte, comment les enseignants appréhendent-ils les pédagogies nouvelles ? Dans quelle mesure certaines trouvent-elles leur place dans les classes ? La double démarche, quantitative et qualitative, permettra tout à la fois d’apporter un regard général et une analyse proche des réalités individuelles. De l’intérêt pour les pédagogies nouvelles à leur mise en pratique, la formation et les trajectoires personnelles jouent d’influences diverses qui s’entremêlent. La bonne volonté enseignante conduit à des usages décontextualisés, conformes aux recommandations, et la méthode Montessori, plus proche des principes individualistes de la société actuelle, se distinguent de la pédagogie Freinet, tant dans ses objectifs que dans les profils de ses adeptes.
19058. Hobigand, N. (2019). Les choix d’orientations des nouveaux entrants dans l’enseignement supérieur face à ParcoursSup. Etude de cas en Bourgogne Franche-Comté (Mémoire de Master 2 Recherche Sciences de l’éducation ESE).
Ce travail est un mémoire de recherche en sciences de l’éducation concernant les projets d’orientation de la première cohorte d’étudiants ayant utilisé Parcours Sup en Bourgogne Franche Comté et plus précisément à Dijon. Il fait suite à un travail de recherche concernant Admission Post Bac et vise à déterminer les stratégies misent en place par les étudiants durant leur processus d’orientation.  Nous avons fait passer un questionnaire aux étudiants en première année à Dijon afin d’élaborer plusieurs modèles statistiques répondant à la problématique suivante : Dans quelles mesures la mise en place de la plateforme Parcours Sup pour entrer dans le supérieur impacte les stratégies d’orientation des étudiants ?  Nous avons tenté de répondre en formulant deux hypothèses : les étudiants font des choix ambitieux du fait d’une absence d’ordre de préférence dans les voeux et l’obligation de faire une lettre de motivation crée des difficultés pour certains futurs étudiants.
19059. Pélachale, A.-S. (2019). Disposer d’un capital sportif et ne pas s’orienter en STAPS : quel poids du genre ? Le cas des étudiant.e.s non « stapsien.ne.s » de l’Université de Bourgogne (Mémoire de Master 2 Recherche Sciences de l’éducation ESE).
Ce travail de recherche s’intéresse aux stratégies des étudiants et étudiantes sportifs et sportives de haut niveau qui font le choix de cumuler capital sportif et scolaire plutôt que de les convertir comme le font d’ordinaire une majorité d’étudiants. Il s’agit de comprendre ce qui conduit des étudiant.e.s à ne pas s’orienter en STAPS alors qu’ils disposent d’un capital sportif élevé. Y a-t-il des déterminants plus influents que d’autres pour ce type de parcours ? Si déterminant il y a, le genre est-il le principal ? Une démarche d’analyse qualitative a été mise en oeuvre pour répondre à ces questions. Une quinzaine d’étudiant.e.s ont été interrogé.es, permettant de dégager quelques éléments de réponse à l’issue des entretiens menés en leur compagnie. Il s’avère que la plupart du temps, les filles inscrite au PEPS sont plus souvent inscrites en double-projet et que de manière générale, les étudiants et étudiantes interrogés sont tous et toutes marqués par une socialisation sportive précoce. Aussi, les filles donnent davantage priorité à leur carrière scolaire, probablement en lien avec la moindre reconnaissance (déplorée) du sport féminin. Enfin, les étudiants qui se sentent libres d’avoir pu choisir leur filière de formation sont tout de même en majorité inscrits dans des filières de réputation féminines, en particulier en Sciences Sociales.
19060. Rollin, B. (2019). La satisfaction professionnelle des enseignants-stagiaires dans l’Yonne (Mémoire de Master 2 Recherche Sciences de l’éducation ESE).
Durant ces dix dernières années, les démissions annuelles des enseignants stagiaires n’ont jamais cessé d’augmenter. En parallèle, l’insatisfaction professionnelle des enseignants débutants semble gagner de plus en plus de terrain. Pourtant, peu de travaux scientifiques ont porté sur ces récents phénomènes. Cette recherche, menée dans l’Yonne et s’appuyant sur un corpus de 13 entretiens semi-directifs, a pour objectif de cerner les principaux facteurs influençant la satisfaction professionnelle des enseignants stagiaires. Notre étude montre que l’importante charge de travail dont ils doivent faire face, l’environnement de travail où ils sont affectés, l’image négative qu’ils portent à leur formation ou encore l’absence de mobilité géographique à court terme, sont des facteurs qui agissent particulièrement sur leur satisfaction professionnelle.inscrite au PEPS sont plus souvent inscrites en double-projet et que de manière générale, les étudiants et étudiantes interrogés sont tous et toutes marqués par une socialisation sportive précoce. Aussi, les filles donnent davantage priorité à leur carrière scolaire, probablement en lien avec la moindre reconnaissance (déplorée) du sport féminin. Enfin, les étudiants qui se sentent libres d’avoir pu choisir leur filière de formation sont tout de même en majorité inscrits dans des filières de réputation féminines, en particulier en Sciences Sociales.
19061. Erard, C. (2019). Note critique de MARIANNE Lassus (2017) Jeunesse et sports, l’invention d’un ministère (1928-1948), paru aux éditions INSEP-Comité d’histoire des ministères chargés de la Jeunesse et des Sports. Sciences sociales et sport, (14), 155‑156. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-sciences-sociales-et-sport-2019-2-page-155.htm
Note de lecture du livre « Jeunesse et sports, l’invention d’un ministère (1928-1948) » de Marianne Lassus
19062. OVE (Observatoire national de la vie étudiante). (2019). Regards croisés sur les expériences étudiantes. L’enquête conditions de vie 2016 (J.-F. Giret, F. Belghith, & É. Tenret, Éd.). Paris: La Documentation française.
La création de l’Observatoire national de la vie étudiante en 1989 et la succession des enquêtes depuis 1994 ont apporté une contribution significative à la réflexion en analysant différentes dimensions de la condition étudiante, des modes de vie aux modes d’études. Cet ouvrage souligne la diversité de ces expériences étudiantes, scolaires mais également extrascolaires, peut-être du fait d’une porosité de plus en plus grande entre conditions d’études et conditions de vie. Les différentes analyses présentées dans cet ouvrage soulignent la nécessité de convertir la diversité d’expériences en éléments de réussite individuelle et collective. Comme le suggèrent de nombreux résultats, le rôle des politiques étudiantes, locales, nationales et même internationales incluant les conditions d’études, la mobilité mais également l’accès à la santé, aux loisirs, au transport ou au logement est déterminant.
19063. Loizon, D. (2019a). L’épreuve de longue durée du master « accompagnement  et  analyse  de  pratiques  professionnelles  »  vue  au  travers  de  la didactique clinique. Présenté à « Savoirs, épreuves et confiance », organisé par l’ Université de Rouen Normandie, Rouen, 25-27 mars 2019.
19064. Lebossé, Clémence, & Erard, C. (2019). Mécanismes de pouvoir et pratiques physiques des jeunes scolarisés en France dans les années 1960-1970. Présenté à Congrès européen d’histoire du sport (CESH), organisé par l’ UNIL (Université de Lausanne), Lausanne, 12-14 septembre 2019.
19065. Albuquerque Moreira, A.-M. de, Paul, J.-J., & Bagnall, N. (Éd.). (2019). Intercultural Studies in Higher Education. Policy and Practice. Basingstoke: Palgrave Macmillan.
This book explores the study of policies and practices in Higher Education by comparing systems, institutions, programs, innovations, results and cultures. In a rapidly changing global and international marketplace, the growth of higher education has occurred within distinct cultural contexts, meaning that change is reflected within local, regional, national and global perspectives. Using a single data methodology across countries and continents, the editors and contributors explore higher education reforms between global and local dimensions, the expansion of access and democratisation, and relevant aspects in the organisation and management of higher education. In doing so, this book arrives at an understanding of higher education at a truly intercultural level, which can lead to a deeper and more holistic understanding of policies and practices in higher education. This innovative book will be of interest and value to students and scholars of higher education across the world as well as the study of interculturality.
19066. Paul, J.-J., Barbosa, M.-L., & Bydanova, E. (2019a). Brazil, Russia, and Turkey: How New Democracies Deal with International Models of Higher Education? In A.-M. de Albuquerque Moreira, J.-J. Paul, & N. Bagnall, Intercultural Studies in Higher Education. Policy and Practice (p. 23‑53). Basingstoke: Palgrave Macmillan.
19067. Farges, G., Ferry, O., & Giret, J.-F. (2019). Des étudiants en ESPE moins satisfaits ? In J.-F. Giret, F. Belghith, & É. Tenret, Regards croisés sur les expériences étudiantes. L’enquête conditions de vie 2016 (p. 131‑140). Paris: La documentation française.
19068. Bennacer, H. (2019). Le bien-être subjectif de l’écolier en classe, sa satisfaction envers le maître et sa performance scolaire : test d’un modèle sur leurs relations et déterminants personnels. Présenté à « Psychologie sociale et éducation », organisé par l’ADRIPS (Association pour la Diffusion de la Recherche Internationale en Psychologie Sociale), Grenoble, 3-5 septembre 2019.
Le bien-être de l’écolier et ses satisfactions à l’école intéressent davantage les chercheurs en éducation dans le monde notamment dans des pays anglo-saxons et scandinaves (Currie et al., 2012 ; Ocde, 2014, 2015 ; Philippe et al., 2017 ; Unicef, 2013). Cependant, il n’existerait pas une étude qui tente de saisir, au sein d’un modèle théorique de base, les mécanismes dynamiques par lesquels les caractéristiques personnelles de l’élève déterminent les critères relatifs à son bien-être subjectif, sa satisfaction envers le maître et sa performance scolaire. De plus, aucune recherche n’a étudié les relations entre ces derniers. A l’aide du questionnaire, cette recherche vise à tester auprès de 554 élèves de l’école élémentaire un modèle théorique sur les déterminants personnels des trois critères indiqués. Ce modèle permet de considérer que les caractéristiques externes et cognitives antérieures de l’élève (Bloom, 1979 ; Bloc A : âge, sexe, CSP des parents, passé scolaire) déterminent les critères retenus de manière directe, et indirectement à travers les caractéristiques affectives de départ (Boc B, mécanismes dynamiques de la personnalité). Celles-ci sont représentées par cinq attitudes envers l’école, évaluées par l’Échelle de Bennacer (2008 ; affectivité négative, désintérêt scolaire, aspirations pour les études, « anxiété, soucis et stress scolaires », école drôle). Le modèle récapitule ainsi nos principales hypothèses : 1) le bloc B est lié au bloc A qui le précède dans l’ordre causal, 2) les blocs A et B du modèle exercent, individuellement et ensemble, des effets spécifiques sur les critères et 3) le bloc B, intermédiaire, exerce sur ces derniers des effets supplémentaires à ceux du bloc A. Ce modèle fut testé et confirmé par l’analyse en communautés, quant à son applicabilité aux deux principes qui sont nécessaires à l’explication du comportement humain : l’association et la non-artificialité (selon Herchi et Silvin, 1975). Son affinement par l’analyse en pistes causales permet de déterminer le rôle de chacune des variables retenues et d’aboutir à un modèle structural qui explique entre 23 et 39 pour cent de la variance dans les critères. Il ressort également que la performance scolaire agit directement sur la satisfaction envers le maître, et de manière indirecte à travers le bien-être subjectif. Elle ne subit, cependant, aucune influence de la part de ces deux variables. Ce travail dresse le profil de l’écolier performant qui se sent bien en classe et est satisfait de son maître. Il propose quelques pistes d’action pour les responsables de l’éducation.
19069. Garcia, S. (2019). La fabrication parentale de l’excellence scolaire. Sciences humaines, (318), 38‑41.
Dans les catégories sociales moyennes et supérieures, les parents interviennent massivement dans la scolarité de leurs enfants : préapprentissage de la lecture, suivi des devoirs, entraînements supplémentaires, etc. Un travail souvent caché, qui vient façonner les dispositions scolaires de ces élèves.
19070. Ngo Melha, E. (2019). Inclusive education for pupils with disabilities in France : what do teachers say ? Présenté à « Histories, Practices and Policies of Disability: International, Comparative and Transdisciplinary Perspectives », organisé par ALTER, Cologne, 5-6 septembre 2019.
Inclusive education implies changes and upheavals in both the teaching practices and the school organization as a whole. Inclusive education implies a paradigm shift where the conditions for success are based on the ability of the school to adapt to the diversity of the public it serves (Dyson et al., 1999, Plaisance et al., 2007). Therefore the current situation leads us to reflect on the arrangements defined and put in place to accommodate and support pupils with disabilities in their schooling in France (since the 2005 law). The aim of the research is to evaluate the quality of school devices. Our research concerns a population of 68 French teachers. The model of multidimensional evaluation of the quality of the educational devices borrowed from Tremblay (2012) is used, A questionnaire with proposals for answers was administered to primary school teachers. The dimensions studied are as follows: The relevance of the objectives, the characteristics of the population of the scheme, the adequacy of resources, the reliability of actions, the effectiveness and the flexibility of the system.
19071. Ngo Melha, E. (2019). Garantir aux enfants en situation de handicap l’accès à l’éducation. Tribune Fonda, (242). Consulté à l’adresse https://fonda.asso.fr/ressources/garantir-aux-enfants-en-situation-de-handicap-lacces-leducation
En France, les inégalités d’accès à l’éducation existent et persistent. Malgré les avancées observées depuis l’adoption de la loi du 11 février 2005, l’accès à l’école pour les enfants porteurs de handicap n’est pas un acquis. Quels sont les freins à la scolarisation de ces élèves ? Comment leur garantir la possibilité d’aller à l’école en France et d’y apprendre?
19072. Charpenel, M., Garcia, S., Piesen, A., & Pothet, J. (2019). Articuler temps parental et situation d’emploi. Vers une saturation de la charge mentale et du travail parental des parents monoparentaux de condition populaire. Présenté à « Classer, déclasser, reclasser » : 8ème congrès de l’association française de sociologie (AFS), Aix-en-Provence, 27-30 août 2019.
19073. Charpenel, M., Garcia, S., Piesen, A., & Pothet, J. (2019b). Les familles monoparentales « populaires »: un public « captif » de la prise en charge des professionnels psycho-pédagogiques ? Présenté à « Classer, déclasser, reclasser » : 8ème congrès de l’association française de sociologie (AFS), Aix-en-Provence, 27-30 août 2019.
19074. Ngo Melha, E. (2019). Handicap et inclusion scolaire au Cameroun : ce qu’en disent les enseignants ? Présenté à « Handicaps, sociétés et territoires », Yaoundé, 29-30 avril 2019.
Fondée sur le principe de l’égalité des chances et sur les valeurs humaines d’équité et du respect des différences, l’inclusion scolaire s’attache « à la façon de transformer les systèmes éducatifs et d’améliorer la qualité de l’éducation à tous les niveaux et dans tous les environnements, de manière à s’adapter à la diversité des apprenants et à promouvoir la réussite scolaire » (UNESCO, 2008). Elle est prescrite comme une injonction internationale quels que soient les contextes, elle implique un changement de paradigme dans lequel les conditions de réussite dépendent de la capacité de l’école à s’adapter à la diversité du public qu’elle accueille (Dyson et al., 1999, Plaisance et al., 2007). La situation actuelle nous conduit à nous interroger sur son appropriation et à réfléchir aux dispositifs définis et mis en place pour accueillir et accompagner les élèves handicapés dans leur scolarité au Cameroun. Le but de la recherche est d’évaluer la qualité des dispositifs scolaires. Notre recherche concerne une population de 65 enseignants. Le modèle d’évaluation multidimensionnelle de la qualité des dispositifs pédagogiques empruntés à Tremblay (2012) est utilisé. Un questionnaire avec des propositions de réponses a été administré aux enseignants du primaire. Les dimensions étudiées à travers le questionnaire sont les suivantes : La pertinence des objectifs, les caractéristiques de la population, l’adéquation des ressources, la fiabilité des actions, l’efficacité et la flexibilité du dispositif. The model of multidimensional evaluation of the quality of the educational devices borrowed from Tremblay (2012) is used, A questionnaire with proposals for answers was administered to primary school teachers. The dimensions studied are as follows: The relevance of the objectives, the characteristics of the population of the scheme, the adequacy of resources, the reliability of actions, the effectiveness and the flexibility of the system.
19075. Duru-Bellat, M. (2019). L’école préfère t’elle les filles ? Sciences humaines, (313), 42‑45.
Chahuteurs, peu travailleurs, décrocheurs... Toutes les enquêtes montrent les moindres performances des garçons à l’école, principalement dans les milieux populaires
19076. Jongbloed, J., & Giret, J.-F. (2019). The variable role of education in predicting youth NEET statuses: A « gendered youth transition regimes » perspective. Présenté à 27e colloque annuel du Transitions in Youth (TIY): Problematic school-to-work transitions in Europe, Maastricht, 2-5 octobre 2019.
19077. Jongbloed, J., & Andres, L. (2019). Measuring educational participation and attainment over the life course. Présenté à « Life Courses in Comparable Perspective: Similarities and Differences of Predictors and Outcomes between Countries, Times and Populations » organisé par SSLLS (Society for Longitudinal and Life Course Studies), Postdam, 25-27 septembre 2019.
19078. Perret, C. (2019). Objectif réussite : quels constats pour quelles actions ? Présenté à Forum pédagogique du pôle Hainuyer « Réussir dans l’enseignement supérieur, tous concerné. S’engager, soutenir et accompagner », organisé par le Pôle Hainuyer, Mons, 28 janvier 2019. Consulté à l’adresse http://www.polehainuyer.be/event/forum-pedagogique-2019/
19079. Henry, M., & Perret, C. (2019). L’évaluation avec des données administratives comme outil de compréhension des facteurs de réorientation : le cas des étudiants de santé en échec dans une université française. Présenté à « Entre normalisation, contrôle et développement formatif : Évaluations sources de synergies ? », organisé par l’ADMEE-Europe, Lausanne, 8-10 janvier 2019.
Cette communication présente une facette des possibilités de connaissance des parcours étudiants à partir de sources d’informations administratives d’une université. Dans le cadre de l’évaluation d’un dispositif de réorientation des étudiants en échec en 1ère année des études médicales réalisée pour cinq promotions de " réorientésexclus " (964 étudiants sur les 7 169 inscrits), cette communication souligne comment caractériser des parcours de réorientation rapide. Les premiers travaux réalisés à partir du système de gestion des inscriptions et des examens montrent les spécificités des étudiants choisissant une réorientation immédiate en délaissant le dispositif institutionnel de réorientation proposé par l’établissement (passé scolaire plus favorable, parcours de persévérance plus marqué, variété des choix disciplinaires des filières). Dans une seconde étape, la mobilisation d’un autre système d’information, celui de candidature Application Post Bac, permet d’identifier les différents voux émis par les étudiants lors de leur dernière année de lycée et les avis donnés par l’université sur ces choix. La comparaison des voux initiaux avec les parcours ultérieurs permet de voir si l’un de leurs projets initiaux est concordant avec celui réalisé lors de la réorientation rapide, la concordance permettant de considérer l’échec comme un acte manqué et le moyen de suivre les autres voies non réalisées et la discordance ou d’absence d’autres projets que les études médicales conduisant à avancer que la rencontre avec les études de santé a conduit à réouvrir le sens du choix initial et inventer d’autres pistes. Ces conclusions sont enrichies en tenant compte de l’avis émis par l’université lors de la phase d’orientation préalable à l’entrée dans l’enseignement supérieur. Rappelant les possibilités d’évaluation avec des données administratives, outre l’évaluation à l’échelle institutionnelle, ces données ne sont toutefois pas exemptes de limites et leur recours suppose nombre de précautions méthodologiques et techniques.
19080. Sauvageot, C. (2019). Changer de paradigme dans l’apprentissage de la lecture au CP : faire encoder d’abord pour faire lire ensuite, en REP et REP+. Présenté à Le printemps de la recherche en éducation, organisé par le réseau national des ESPE, Paris, 26-27 mars 2019. Consulté à l’adresse http://www.reseau-espe.fr/sites/default/files/u265/celine_sauvageot.pdf
19081. Tenret, É., & Farges, G. (2019). Classer hors de la classe : Les catégories de l’entendement des inspecteurs chargés du contrôle de l’instruction dans la famille. Présenté à « Classer, déclasser, reclasser » : 8ème congrès de l’association française de sociologie (AFS), Aix-en-Provence, 27-30 août 2019.
Prenant appui à la fois sur des entretiens réalisés avec des inspecteurs de l’éducation nationale (premier et second degré) et des rapports de contrôles d’une académie (rapports de la mairie et rapports d’inspection) , cette communication vise à comprendre les mécanismes de la fabrication d’un jugement institutionnel sur la conformité de l’instruction donnée dans la famille. Nous mettrons au jour les grandes variables considérées comme « pertinentes » par les inspecteurs pour juger de la conformité de l’instruction dans la famille, et montrerons, les précautions prises pour connaître, sinon estimer, les milieux sociaux dans lesquels évoluent les enfants.
19082. Meuret, D. (2019). Compensatory Policies in Europe. Some lessons for Mexico ? Présenté à Séminaire international « Equité et Justice dans la nouvelle Ecole mexicaine », organisé par le Ministère de l’éducation, Mexico City, 25-09-2019.
19083. Bernard, P.-Y., Caillaud, P., Ghaffari, S., Gosseaume, V., Houdeville, G., Hugrée, C., … Werquin, P. (Éd.). (2019). Qualifications et parcours - Qualification des parcours. XXVes journées du longitudinal, Nantes, 20-21 juin 2019. Consulté à l’adresse https://www.cereq.fr/sites/default/files/2019-10/CE10.pdf
Les XXVèmes journées du longitudinal (JDL ) se proposaient de questionner deux notions : la qualification et les parcours ainsi que leur articulation. Elles furent l’occasion d’évoquer les parcours biographiques et de saisir la qualification des personnes comme un construit dans le temps, dans une perspective de « formation tout au long de la vie ». Ces journées ont permis de discuter de la polarisation des parcours tels les parcours d’exclusion et parcours d’accès aux qualifications les plus socialement valorisées mais aussi de la multiplication des parcours atypiques remettant en cause les relations directes entre réussite ou échec scolaire d’une part, insertion professionnelle durable ou précaire d’autre part. À cet égard, les JDL ont permis de discuter des méthodes statistiques permettant d’identifier des parcours-types, notamment à travers les techniques de classification.
19084. Béduwé, C., Danner, M., & Giret, J.-F. (2019). L’évaluation des formations professionnelles de l’enseignement supérieur à l’aune de leurs résultats d’insertion. Revue française de linguistique appliquée, 24(1), 67‑80. Consulté à l’adresse https://www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.fr/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2019-1-page-67.htm
Les formations professionnelles dans l’enseignement supérieur sont évaluées à l’aune de leurs performances d’insertion professionnelle, qui seraient garantes du caractère opérationnel de ces formations sur le marché du travail. Cet article se propose d’interroger le lien entre le caractère professionnel d’une formation et la qualité de l’insertion en explorant trois directions. D’abord, les compétences professionnelles, générales et mêmes spécifiques, qui peuvent s’acquérir tout au long du parcours des jeunes. Ensuite, le caractère sélectif des formations professionnelles dans l’enseignement supérieur qui rend complexe leur évaluation via la performance de leurs diplômés. Enfin, le type de marché du travail auquel s’adressent ces formations, et qui permet à certaines formations d’être assurées quant au recrutement de leurs diplômés alors que d’autres sont plus sensibles aux évolutions de la conjoncture ou à la concurrences d’autres diplômés.
19085. Duru-Bellat, M. (2019). Évaluations, mesures ou classements ? Á propos des enquêtes PISA. Revue française de linguistique appliquée, 24(1), 7‑19. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-francaise-de-linguistique-appliquee-2019-1-page-7.htm
Lancées au seuil des années 2000, les enquêtes PISA (Programme international sur les acquisitions des élèves) s’inscrivent dans un contexte européen spécifique marqué par l’objectif d’instaurer une politique européenne en matière d’éducation, et caractérisé par la montée d’une gouvernance dite « douce » par le biais du benchmarking, i.e. une gouvernance se voulant suggestive, fondée sur des indicateurs comparatifs censés alimenter une saine émulation. Après avoir décrit brièvement ce contexte, le texte rappellera les principales caractéristiques techniques de ces enquêtes, avant de développer une discussion sur ce qu’elles apportent, ainsi que sur les dérives possibles : peuvent-elles prétendre constituer aujourd’hui un instrument sans faille pour des comparaisons internationales des systèmes éducatifs, etou un levier pour des transformations et des politiques visant ces systèmes ?
19086. Laugier, M., Montagne, Y.-F., & Loizon, D. (2019). Le rapport au savoir en formation continue : les effets de l’inconscient chez un professeur des écoles. Une étude de cas. Recherches en éducation, (38), 60‑72. Consulté à l’adresse http://www.recherches-en-education.net/IMG/pdf/REE_38.pdf
À partir d’une étude de cas, cette recherche interroge les raisons du non-réinvestissement  par  un professeur  des  écoles  des  savoirs  transmis  en  formation  continue  «natation».  Inscrite  dans  une perspective  clinique  de recherche  orientée  par  la  psychanalyse,  elle  explore  les  manifestations  de l’inconscient à l’ouvre dans cette coupure du fil du savoir. La réalisation d’entretiens cliniques de recherche articulés à l’observation filmée d’une séance de natation a permis lerecueil des données. L’analyse  interprétative  de  la  parole  du  sujet  fait  émerger  plusieurs  causes  inconscientes  au  non-réinvestissement des savoirs transmis en formation, liées aux concepts du «Réel », de « jouissance »  et  de  «  déjà-là  ».  Cette  identification d’une structure singulière du rapport au savoir d’un sujet ouvre des perspectives professionnelles visant la construction d’une posture clinique de formateur
19087. Danner, M., Farges, G., Garcia, S., & Giret, J.-F. (2019). Primary school teachers’ images of their profession in a context of change. A study of the French case. Présenté à Europe and Beyond: Boudaries, barriers and belonging, 14th ESA Conference, Manchester, 20-23 August 2019.
19088. Dubet, F., & Duru-Bellat, M. (2019). À bas la sélection ! Misère de la critique. Esprit, (458), 131‑141. Consulté à l’adresse https://esprit.presse.fr/article/francois-dubet-et-marie-duru-bellat/a-bas-la-selection-misere-de-la-critique-42330
La critique de la sélection à l’entrée de l’université repose sur une vision misérabiliste des étudiants de milieu populaire et ne remet pas en question les inégalités au sein du système d’éducation.
19089. Morlaix, S. (2019). Utilisation du numérique à l’école primaire et inégalités scolaires de réussite. Présenté à 6ème colloque international en éducation, Montréal, 25-26 avril 2019.
19090. Morlaix, S., & Berthaud, J. (2019). Le service civique dans le parcours des jeunes en Bourgogne Franche-Comté (p. 101) [INJEP].
19091. Duguet, A., & Morlaix, S. (2019). Le numérique à l’Ecole Polytechnique : utilisation et perception par les enseignants et les étudiants, regards croisés (p. 103) [Ecole polytechnique].
19092. Garcia, S. (2019). Interroger les politiques publiques de lutte contre les inégalités en éducation par les pratiques parentales. Présenté à Séminaire « Analyser l’action publique », organisé par le ENS, Lyon, 10 octobre 2019.
19093. Garcia, S., Pothet, J., Piesen, A., & Charpenel, M. (2019). La prise en charge des familles monoparentales dans les institutions médico-sociales : un traitement psychologique des difficultés scolaires. Présenté à Journée d’étude « Produire le prolétariat », organisée par l’ Université Paris Dauphine, Paris, 20 novembre 2019.
19094. Duguet, A., Lambert - Le Mener, M., Morlaix, S., Tavant, M., & Vilches, O. (2019). Éducation à la citoyenneté et compétences citoyennes des collégiens et lycéens (p. 86) [CNESCO].
19095. Zamo, W. (2019). L’éducation à la citoyenneté à l’école républicaine en France : état des lieux et points de vue des enseignants (Thèse en sciences de l’éducation).
Cette thèse traite de l’éducation à la citoyenneté en France, sujet qui est à l’ordre de jour depuis une bonne trentaine d’années et fait l’objet de débats intenses surtout avec les récents événements tragiques, relatifs au terrorisme, touchant profondément la communauté nationale. Étant donné la rareté des études menées à ce propos, notamment sur le plan empirique (Bozec, 2016), nous nous sommes fixés comme objectif d’étudier l’éducation à la citoyenneté en France en faisant un état des lieux. Celui-ci porte aussi bien sur la conception officielle de cette éducation et ses modes de présence dans les programmes scolaires que sur sa mise en ouvre pratique à l’école. Nous cherchons ainsi à répondre à la question suivante : comment l’éducation à la citoyenneté se réalise-t-elle à l’École en France. Pour ce faire, nous confrontons les prescriptions officielles aux pratiques citoyennes réelles des enseignants en nous basant sur l’approche de l’ergonomie du travail qui tente d’expliquer les écarts entre le prescrit et le réalisé (Amigues, 2002, 2009). Nous adoptons une méthode mixte, à la fois qualitative et quantitative (e.g. Larivière & Corbière, 2014). Cette dernière porte ainsi sur l’analyse des textes officiels, la conduite et l’exploitation d’entretiens libres et semi-directifs ainsi que sur l’enquête par questionnaire auprès de 107 professeurs des écoles élémentaires. L’étude principale, de cette thèse, montre qu’il existe souvent un décalage entre les orientations officielles du Ministère de l’Éducation Nationale et leurs applications sur le terrain scolaire par les enseignants. Ces derniers répondent, le plus souvent, moyennement aux recommandations officielles tant au niveau de l’école que de la classe. Les résultats indiquent que les caractéristiques socioprofessionnelles de l’enseignant et celles contextuelles de l’école exercent certains effets sur les modalités et la mise en ouvre des pratiques citoyennes des enseignants. Cette recherche nous a permis également de tester un modèle théorique, que nous avons développé, sur les déterminants des pratiques citoyennes en classe. Selon ce modèle, la qualité de vie à l’école exerce sur les pratiques citoyennes des enseignants en classe des effets directs et indirects à travers les difficultés qu’ils rencontrent dans cette dernière.
19096. Danner, M., Farges, G., Fradkine, H., & Garcia, S. (2019). Quitter l’enseignement : un révélateur des transformations du métier dans le premier degré. Education et sociétés, (43), 119‑136. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-education-et-societes-2019-1-page-119.htm
S’il y a relativement peu de démissions d’enseignants en France, les transformations du métier dans le premier degré aboutissent à des formes variables de défection. Quelles sont les modalités de sortie du métier, leur fréquence et les parcours dans lesquels elles s’insèrent ? Une enquête qualitative sur 47 entretiens avec des professeurs des écoles qui ont démissionné ou cherchent à le faire dégage des liens étroits entre l’attrition enseignante et l’alourdissement de la charge de travail, surtout bureaucratique, les nouvelles missions -différenciation pédagogique, accueil des élèves en situation de handicap- dans une conjoncture financièrement contrainte. Trois configurations de sortie du métier, relevant de logiques sociales distinctes, peuvent être identifiées soulignant l’importance des ressources nécessaires pour quitter effectivement le métier d’enseignant.
19097. Pothet, J., Piesen, A., Garcia, S., & Charpenel, M. (2019). Redéfinitions des normativités de l’enfance au sein des familles monoparentales populaires. Vers un glissement des frontières entre rôle parental et rôle de l’enfant. Présenté à « Penser les inégalités dans l’enfance », organisé par le Comité de recherche de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), Paris, 20-22 novembre 2019.
19098. Farges, G. (2019). Les mondes enseignants. Présenté à « L’identité enseignante et portraits d’une profession en crise », organisé par l’université Paris Nanterre, Paris, 14 juin 2019.
19099. Morlaix, S. (2019). Note critique de Pierre Merle, 2018, Les pratiques d’évaluation scolaire : historique, difficultés, perspective, Paris, PUF, 242 pages. Education et sociétés, (43), 191‑193. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-education-et-societes-2019-1-page-187.htm
19100. Vrillon, É. (2019). Première évaluation des facteurs de réussite dans un Small Private Online Course (SPOC) sur la gestion du temps. Présenté à « Les technologies au service du pédagogique »,organisé par l’AUPTIC education, Fribourg, 20-22 novembre 2019. Consulté à l’adresse https://drive.google.com/file/d/1EdYdcu3Q61LkEWKZVJe5i_52vHQsOwSP/view
19101. Meuret, D. (2019). Modèles politiques d’éducation, en France et ailleurs. Présenté à « La crise de l’institution scolaire : de quoi est-elle le reflet ? », organisé par l’université Paris Nanterre, Paris, 8 mars 2019.
19102. Jongbloed, J., Danner, M., Giret, J.-F., Guégnard, C., & Joseph, O. (2019). Patterns in NEET status during the school-to-work transition in France. Présenté à « Problematic school-to-work transitions in Europe », organisé par TIY (Transitions in Youth), Maastricht, 2-5 octobre 2019.
19103. Loizon, D. (2019). Formateur académique. Un nouveau métier. Besançon: Canopé.
Dans Formateur académique : un nouveau métier ?, Denis Loizon livre les compétences indispensables au formateur du second degré, montre comment les développer et donne une représentation réaliste de ce métier.  Cet ouvrage vient répondre à une forte demande de la part des enseignants, notamment pour préparer le certificat d’aptitude aux fonctions de formateur académique (CAFFA), mais aussi le CAFIPEMF.  Il s’adresse non seulement aux formateurs en activité, mais aussi aux enseignants qui voudraient faire évoluer leur pratique. L’auteur y clarifie la question des débouchés, en répertoriant les fonctions envisageables. Il détaille les quatre domaines dont relèvent les compétences utiles au quotidien au formateur, se réfère à des publications illustrées de témoignages.  Les concepts et les champs scientifiques explorés, avec leurs méthodologies respectives, deviendront la boite à outils du formateur académique.
19104. Loizon, D. (2019). Former ou accompagner : une tension difficile à vivre pour les formateurs en IFSI. In C. Meyer, P. Olry, & J. Marcel, Former des soignants : l’activité des formateurs en IFSI. Dijon: Raison et passions.
19105. Loizon, D. (2019). Les stages en alternance en master EPS : quels apprentissages des étudiants ? Présenté à Colloque international du REF (Réseau Recherche Education Formation), Toulouse, 9-10 juillet 2019.
19106. Loizon, D. (2019). La didactique clinique : un nouveau champ scientifique. Présenté à Colloque organisé par le CRREF (Centre de Recherches et de Ressources en Education et Formation).
19107. Loizon, D. (2019). Note critique de Eloi S., Uhlrich G. (2017), De l’usage des artefacts dans les métiers de l’intervention, Toulouse, Octarès Éditions. Revue EPS, (383), 81. Consulté à l’adresse https://www.revue-eps.com/fr/lu-pour-vous_a-15489.html
19108. Bonnard, C., Giret, J.-F., & Kossi, Y. (2019). Low human capital accumulation traps among French NEETs: A Multidimensional and Fuzzy approach. Présenté à 5thLEER Conference on Education Economics, organisée par LEER (Leuven  Economics  of Education Research), Leuven, April 4-5 2019.
NEETs are generally considered as young people who cannot acquire human capital either through education, training or professional experience. The aim of this communication is to discuss this issue taking in to account the heterogeneity of human capital acquisition among young people. We use a multidimensional and fuzzy approach. The main advantage of this approach is that it makes it possible to construct an indicator that is similar to a membership function by including different deprivation dimensions. The data used come from the French National Survey of Youth Resources conducted by DREESINSEE (5800 people aged 18 to 24). Our results show a strong heterogeneity in terms of human capital accumulation. Dimension 1 (qualifications, years of education) has the largest weight in the construction of the aggregated indicator. But the other dimensions (health, informal learning experiences, social integration) contribute much more to the overall score of human capital deprivation.
19109. Genelot, S. (2019). Les pratiques évaluatives dans le quotidien des classes : diversité des formes et articulation avec l’apprentissage. Présenté à 41ème session d’études de l’ADMEE Canada, organisée par l’ADMEE Canada, Sherbrooke, 14-15 novembre 2019.
19110. Szerdahelyi, L. (2019). Le genre des concours : Mixité et sous-représentation des femmes en éducation physique et sportive. Carrefours de l’éducation, (48), 73‑89. Consulté à l’adresse https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2019-2-page-73.htm
Dans le sillage des enquêtes de la DEPP et du CNESCO sur l’attractivité du métier d’enseignant •e, cet article propose une analyse de la structure genrée du recrutement des professeur •es d’EPS depuis leur intégration au ministère de l’Éducation nationale en 1981. L’objectif est d’appréhender le passage de la séparation à la mixité des recrutements, au prisme des flux de candidat•es, de leurs réussites comparées et des discours sur la mutation des concours. Durant les années 1980, l’EPS est une discipline scolaire dans laquelle est organisée une mixité-parité des enseignant •es, par le maintien de concours séparés selon le sexe. Après 1989 et l’instauration du CAPEPS unique, les candidatures et recrutements connaissent d’importantes variations, conformes aux tendances observées dans le second degré public mais révélatrices de l’installation spécifique d’une division sexuée du métier. Face à la masculinisation récente et croissante des professeur•es d’EPS, l’analyse met en tension le principe égalitaire et propose des pistes explicatives de la diminution du nombre de candidates au professorat d’EPS.
19111. Albandea, I. (2019). Retour en formation et parcours d’études atypiques : déterminants et valorisation sur le marché du travail (Thèse en économie).
La formation tout au long de la vie apparaît comme un enjeu important de nos sociétés. Après une première sortie du système éducatif, elle peut se caractériser par des retours en études ou par l’accès à la formation continue. Les parcours d’études semblent de moins en moins linéaires en France, les jeunes étant encouragés à profiter de ces interruptions pour diversifier leurs expériences. Ils sont ensuite, tout au long de leur carrière, incités à se former pour avoir « la liberté de choisir leur avenir professionnel » comme le propose une récente loi.  Face à ces constats, l’objet de cette thèse est d’identifier les déterminants de ces retours en formation, et d’étudier leur valorisation sur le marché du travail. La thèse est constituée d’un chapitre préliminaire puis de trois chapitres portant chacun sur des données différentes. Le chapitre préliminaire, à partir d’une revue de la littérature, s’interroge sur les ressorts de la reprise d’études ou de l’accès à la formation, ainsi que sur les conditions théoriques de leur valorisation sur le marché du travail. Les analyses du premier chapitre empirique s’appuient sur l’enquête Génération 98 du Céreq qui interroge des sortants de formation initiale suivis pendant 10 ans. La connaissance longitudinale de leur parcours scolaire et professionnel permet d’évaluer l’effet des parcours d’études non linéaires sur le salaire de jeunes diplômés, à partir de la méthode des variables instrumentales. Ces derniers, bien qu’ayant un profil scolaire et social plus élevé que la moyenne et parfois mieux dotés en compétences sociales, perçoivent un salaire inférieur aux autres, toutes choses égales par ailleurs. Ce qui paraît cohérent avec l’hypothèse d’un signal négatif envoyé aux employeurs. Ces résultats nous ont conduit dans un deuxième chapitre à approfondir la question de la valorisation des parcours d’études atypiques sur le marché du travail. À partir de la méthode des vignettes, nous avons interrogé des recruteurs afin de mieux connaître leur perception sur ces parcours. Plus de mille CV fictifs ont été évalués par des recruteurs (en fonction de la probabilité qu’ils proposent un entretien d’embauche). Il ressort de nos analyses économétriques que le fait de ne pas préciser l’expérience vécue lors des interruptions temporaires d’études semble pénalisant, ceteris paribus. Face à un manque d’information, les recruteurs ne prendraient probablement pas le risque d’embaucher un candidat ayant connu une période d’inactivité ou de chômage. Mais ce fort effet de signal ne s’observe pas lorsque les candidats précisent qu’ils ont interrompu leurs études pour voyager à l’étranger ou pour effectuer un service civique.§
19112. Duru-Bellat, M. (2019d). Repenser la justice sociale à l’aune du cosmopolitisme. In I. Sainsaulieu, E. Barozet, R. Cortesero, & D. Mélo, Où est passée la justice sociale ? (p. 193‑204). Villeneuve d’Ascq: Presses Universitaires du Septentrion.
19113. Collet, X., Guégnard, C., & Macaire, S. (2019). Introduction. Vulnérabilités étudiantes: les chemins inattendus de la réussite. In X. Collet, S. Macaire, & GTES (Groupe de travail sur l’enseignement supérieur), Vulnérabilités étudiantes : les chemins inattendus de la réussite (p. 5‑8). Consulté à l’adresse https://www.cereq.fr/sites/default/files/2019-12/CECH-12.pdf
19114. Erard, C., Guégnard, C., & Danner, M. (2019). Prendre le risque de la vulnérabilité ? Des bacheliers professionnels à l’université ou en classe préparatoire. In X. Collet, S. Macaire, & GTES (Groupe de travail sur l’enseignement supérieur), Vulnérabilités étudiantes : les chemins inattendus de la réussite (p. 31‑52). Consulté à l’adresse https://www.cereq.fr/sites/default/files/2019-12/CECH-12.pdf
19115. Ferez, S., Morales, Y., & Erard, C. (2019). Naissance d’une approche critique du sport et du corps. Le rôle de Michel Bernard (1927-2015) dans le « moment 68 » de l’éducation physique. Revue STAPS, (126), 9‑30. Consulté à l’adresse https:www-cairn-info.proxy-scd.u-bourgogne.frrevue-staps-2019-4-page-9.htm?contenu=article
Cet article vise à identifier le rôle de Michel Bernard dans le « moment 68 » de l’éducation physique, tel qu’il se prépare dès le début des années 1960 à l’ENSEP « jeunes gens » et tel qu’il se prolonge jusqu’au coeur des années 1970. En retraçant la singularité de son parcours intellectuel, à la croisée de lectures, de rencontres et de conditions d’enseignement de la philosophie, la biographie herméneutique ici proposée a pour ambition d’éclairer les transformations collectives qui s’opèrent autour des représentations du corps et des projets d’émancipation qui caractérisent ce " moment " particulier (Dosse, 2005). Grâce à une série de témoignages croisés recueillis auprès de l’intéressé et de quelques-uns de ses étudiants de l’ENSEP, Michel Bernard apparaît comme un initiateur- passeur décisif pour la " génération de 68 " de l’éducation physique. Son ultime implication dans cet univers, qui débouche sur la direction d’un ouvrage collectif intitulé Quelles pratiques corporelles maintenant ? en 1978, constitue d’ailleurs probablement la fin du " moment 68 " pour cette discipline scolaire qu’est l’Éducation Physique et Sportive.
19116. Szerdahelyi, L. (2019). Images de femmes enseignantes d’EPS dans les rapports d’inspection (1941-1975). In S. Devineau & N. Hedjerassi, Genre, images et représentations dans les sphères de l’éducation, de la formation et du travail (p. 61‑69). Mont-Saint-Aignan: Presses Universitaires de Rouen et du Havre.
19117. Szerdahelyi, L. (2019). L’égalité est une question politique avant d’être une question pédagogique. Contrepied, (HS 25), 40‑41.
19118. Szerdahelyi, L. (2019). Une histoire « “par le bas” » des enseignantes en France. Le cas des monitrices d’éducation physique et sportive au milieu du XXe siècle. Présenté à « Les enseignantes en France : sexe, genre et identités », organisé par le Centre de Recherche et d’Etudes Histoire et Sociétés et l’Institut supérieur du professorat et de l’éducation de l’Académie de Lille, Arras, 11 octobre 2019.
19119. Ottogalli-Mazzacavallo, C., & Szerdahelyi, L. (2019). Les représentations sociales du métier d’enseignant d’EPS : impact de l’assignation de sexe ? In M. Attali & D. Gomet, Animer, entraîner, éduquer. Le sport et ses métiers (20e-21e siècles) (p. 231‑251). Reims: éPURe.
19120. Bene, J., Dirani, A., Dupuy, C., Gaviria, S., Glaymann, D., Guégnard, C., … Trindade-Chadeau, A. (2019). Pour une approche plurielle du rapport au travail. Analyse des parcours juvéniles (p. 111) [INJEP]. Consulté à l’adresse https://injep.fr/wp-content/uploads/2020/01/rapport-2019-14-RapportAuTravail.pdf
Dans le contexte actuel de précarisation du travail et du marché de l’emploi qui touche plus particulièrement les jeunes, une équipe de chercheuses et de chercheurs s’est posé la question du rapport qu’ils entretiennent au travail. En effet, les jeunes d’aujourd’hui ont évolué dans une société de « plein chômage » pour reprendre l’expression de Margaret Maruani. Qu’ils soient précaires ou diplômés, ils ont intériorisé l’incertitude de l’emploi comme norme sociale (Paugam, 2007). L’objectif de cette recherche collective a consisté à analyser les effets de l’intériorisation de cette incertitude sur les parcours juvéniles et sur les rapports au travail qu’entretiennent les différentes franges qui constituent la jeunesse contemporaine. Pour cela, notre équipe de recherche a analysé la pluralité des dimensions qui caractérise le rapport au travail, en mobilisant plus d’une centaine d’entretiens semi-directifs menés auprès de jeunes âgés de 18 à 30 ans, aux origines et aux statuts sociaux variés. Les six contributions qui composent ce volume font apparaître deux principaux enseignements. Le premier rappelle, dans la continuité d’une série de travaux menés en sciences sociales, la nécessité de relativiser l’approche générationnelle du rapport au travail. Les différentes contributions montrent que les nouvelles générations, comme les anciennes, accordent une place importante au travail, à son contenu et aux conditions dans lesquelles elles travaillent, à l’ambiance et aux relations entre collègues, au statut et à l’emploi, ainsi qu’aux relations hiérarchiques. Le second enseignement confirme que le rapport au travail est très largement déterminé par des variables sociodémographiques comme l’origine sociale, le niveau de diplôme et le genre. Cette étude se présente alors comme un plaidoyer pour penser au pluriel la jeunesse et son rapport au travail.
19121. Bene, Julie, Dirani, A., Dupuy, C., Gaviria, S., Glaymann, D., Guégnard, C., … Trindade-Chadeau, A. (2019). Pour une approche plurielle du rapport au travail. Analyse des parcours juvéniles. Synthèse du rapport d’étude (p. 5) [INJEP]. Consulté à l’adresse https://injep.fr/wp-content/uploads/2020/01/synthèse-rapport-au-travail_DEF.pdf
Dans le contexte actuel de précarisation du travail et du marché de l’emploi qui touche plus particulièrement les jeunes, une équipe de chercheuses et de chercheurs s’est posé la question du rapport qu’ils entretiennent au travail. En effet, les jeunes d’aujourd’hui ont évolué dans une société de « plein chômage » pour reprendre l’expression de Margaret Maruani. Qu’ils soient précaires ou diplômés, ils ont intériorisé l’incertitude de l’emploi comme norme sociale (Paugam, 2007). L’objectif de cette recherche collective a consisté à analyser les effets de l’intériorisation de cette incertitude sur les parcours juvéniles et sur les rapports au travail qu’entretiennent les différentes franges qui constituent la jeunesse contemporaine. Pour cela, notre équipe de recherche a analysé la pluralité des dimensions qui caractérise le rapport au travail, en mobilisant plus d’une centaine d’entretiens semi-directifs menés auprès de jeunes âgés de 18 à 30 ans, aux origines et aux statuts sociaux variés. Les six contributions qui composent ce volume font apparaître deux principaux enseignements. Le premier rappelle, dans la continuité d’une série de travaux menés en sciences sociales, la nécessité de relativiser l’approche générationnelle du rapport au travail. Les différentes contributions montrent que les nouvelles générations, comme les anciennes, accordent une place importante au travail, à son contenu et aux conditions dans lesquelles elles travaillent, à l’ambiance et aux relations entre collègues, au statut et à l’emploi, ainsi qu’aux relations hiérarchiques. Le second enseignement confirme que le rapport au travail est très largement déterminé par des variables sociodémographiques comme l’origine sociale, le niveau de diplôme et le genre. Cette étude se présente alors comme un plaidoyer pour penser au pluriel la jeunesse et son rapport au travail.
19122. Dirani, A. (2019). Rapports au travail et socialisations singulières d’étudiant•es issu•es de milieux populaires. In notes et rapports (p. 39‑54). Consulté à l’adresse https://injep.fr/wp-content/uploads/2020/01/rapport-2019-14-RapportAuTravail.pdf
L’analyse  de  19  entretiens  auprès  d’étudiant•es  issus  de  milieux  populaires  met  en  avant  un  rapport  au  travail  pluriel, qui  s’articule  autour  de  la  dimension  expressive  et  instrumentale  de  l’activité  professionnelle  espérée.
19123. Guégnard, C., & Szerdahelyi, L. (2019). L’empreinte du genre sur les rapports des jeunes au travail. In notes et rapports (p. 55‑66). Consulté à l’adresse https://injep.fr/wp-content/uploads/2020/01/rapport-2019-14-RapportAuTravail.pdf
Quel est l’emploi idéal aux yeux des jeunes? Quels sont les trois éléments importants pour être heureux/heureuse au travail ou pour refuser un emploi? Sur la base d’entretiens menés auprès de jeunes de moins de 30 ans, aux parcours différents, ce chapitre
19124. Solaux, G. (2019). Un siècle de priorités contradictoires pour les services d’orientation. Orientation scolaire et professionnelle (L’), 48(2), 189‑210.
L’orientation est un champ de pratiques professionnelles et d’interventions qui a été organisé par des politiques successives. Ces politiques ont produit des textes et réglementé leur mise en ouvre. L’article vise à souligner le caractère complexe et parfois contradictoire de ces textes. L’analyse de ces textes statutaires successifs organisant les services d’information et d’orientation en France depuis 1922 permet en effet d’identifier les actions prioritaires qui leur sont assignées en matière de publics à privilégier. Selon les périodes, il apparaît que les actions assignées visent plutôt la recherche d’efficacité ou plutôt la recherche d’équité. Ces observations sont discutées.§
19125. Murdoch, J. (2019). Pathways to and within Higher Education for youths of immigrant backgrounds. Présenté à « Immigrant Integration: Educational Opportunities and Life Chances », organisé par the Department of Sociology of Education at the University of Bern, the Institute of Education and Society, University of Luxembourg, Monte Verità (Suisse), 23-28 juin 2019.
This presentation looks first at the access to higher education of immigrant youths and particularly through which tracks in secondary education. It then shows the choice of type of institution and field of study (vertical and horizontal differentiation) made by these youths once in higher education, as well as to what extent they succeed in obtaining a higher education diploma. The presentation focuses on comparative research across European countries as well as outside Europe (e.g. Canada), taking into account country contexts and the organization of the educational systems both in secondary and higher education. Moreover, differences between country of origin, generation and gender are highlighted, as well as the importance of social background and the schooling experience in secondary education. The findings show that in line with existing research on secondary education, access to  higher education is generally lower for immigrant youths within tracked secondary education systems, and particularly for example for youths of Turkish, Former Yugoslavian and Portuguese backgrounds (compared to native youths and those of other immigrant origins). The access in turn is much higher in comprehensive systems and for youths from South, East and South-East Asia. Moreover, immigrant youths are often less likely to access higher education via the academic track and use more frequently alternative routes, such as vocational tracks. These differences in access and pathways to higher education between immigrant and native youths can be explained to a high degree by social and schooling factors. Indeed, immigrant youths access higher education, including via the academic track, to at least the same level of native youths once these factors are taken into account. This can illustrate higher educational aspirations (secondary effects) for these youths. These higher aspirations can be seen also in the choice of 1st tier types of institution and field of study within higher education for various immigrant youths. Finally, looking at the end of the process in terms of obtaining a higher education diploma, it appears that there are less inequalities for immigrant youths for higher education than for within secondary education. However, if the analysis looks at the experience of immigrant youths once they are in higher education, the findings show that immigrant youths have a tendency to have lower study success than natives. This could be explained by a possible mismatch between study choices in higher education and previous schooling in secondary education, as well as academic factors within higher education.
19126. Chevaillier, T., & Pons, X. (Éd.). (2019). Les privatisations de l’éducation. Consulté à l’adresse https://journals.openedition.org/ries/8837
Les processus de privatisation « en » éducation et « de » l’éducation concernent désormais la plupart des pays du monde. Dans un contexte de mondialisation et d’internationalisation accrues des systèmes éducatifs, la mise en oeuvre, ces dernières décennies, de mesures spécifiques de privatisation, le développement d’un secteur marchand de l’éducation, mais aussi des évolutions sociétales de fond concernant les notions d’individualisme et d’individu interrogent d’une nouvelle manière les enjeux liés aux privatisations. La promotion des intérêts privés est-elle compatible avec un processus d’éducation ? Induit-elle irrémédiablement, par exemple, une conception utilitariste de l’éducation ? Quel est son impact sur les nouvelles générations et leur capacité à faire société ? Finalement, les privatisations en cours de l’éducation en changent-elles la nature ou ne s’agit-il que d’une différence de modalité d’organisation ou de gouvernance ? Pour répondre à ces questions, ce dossier rassemble les contributions de treize chercheurs en éducation, spécialistes mondiaux réputés ou auteurs d’enquêtes pionnières dans leur domaine, dont les travaux permettent d’envisager une grande diversité de cas (Angleterre, Chili, Côte d’Ivoire, États-Unis, France, Inde, Suède). Il met également en évidence des problématiques transversales à de nombreux pays, comme le développement du soutien scolaire privé en Asie ou les stratégies mises en ouvre par des entreprises privées pour influencer les politiques éducatives. Quelle que soit la définition retenue, tous les auteurs soulignent la croissance sans précédent de la privatisation ces dernières années. Illustrer cette diversité est l’un des objectifs majeurs de ce dossier qui donne à voir trois principales formes de privatisation, non exclusives et clairement liées les unes aux autres : une privatisation par le biais de politiques publiques spécifiques, une privatisation par le marché et une privatisation par une prise en compte croissante d’aspirations et d’intérêts individuels privés.
19127. Chevaillier, T., & Pons, X. (2019). Les privatisations de l’éducation : formes et enjeux. Introduction. Revue internationale d’éducation, (82), 29‑38. Consulté à l’adresse https://journals.openedition.org/ries/pdf/9066
Ce dossier est consacré aux processus de privatisation « de » l’éducation et « dans » l’éducation, qui concernent désormais la plupart des pays du monde. De manière générale - et nous allons le voir, tout à fait provisoire -, la privatisation peut être définie comme le développement ou le transfert de biens, de fonctions, de responsabilités ou d’opérations de gestion qui étaient précédemment aux mains d’acteurs publics, au premier rang desquels les pouvoirs publics, et qui sont confiés à des acteurs privés.
19128. Perret, C. (2019, décembre 10). Disparition d’un dispositif institutionnel de réorientation : quels effets sur la persévérance universitaire des étudiants de santé ? Présenté à Semaine DATA/SHS, organisée par la Maison des Sciences de l’Homme de Dijon.
L’échec en premier cycle universitaire s’est constitué en question politique et scientifique, avec la situation spécifique des études de santé. Peu de travaux sont consacrés aux effets des dispositifs institutionnels de réorientation proposés aux étudiants à l’université. Cette recherche vise à identifier la persévérance universitaire des étudiants, selon qu’un dispositif institutionnel de réorientation soit proposé ou non dans un contexte où les étudiants sont exclus des études universitaires de santé compte tenu de leurs premiers résultats. L’étude mobilise des analyses statistiques réalisées à partir de données administratives d’une université pluridisciplinaire française. Les résultats mettent en évidence des effets différenciés de la présence ou de l’absence du dispositif sur la persévérance des étudiants selon les profils des étudiants.
19129. Farges, G. (2019). Enseigner après une expérience professionnelle : contribution à une analyse des mobilités et des représentations du métier. Recherche & formation, (90), 43‑55. https://doi.org/10.4000/rechercheformation.4977
En France, les cheminements vers l’enseignement primaire et secondaire public des enseignants ayant exercé une profession auparavant sont peu connus, alors que leurs proportions ont augmenté ces dernières années. Mobilisant une enquête conduite auprès d’un échantillon d’enseignants travaillant dans le secteur public, parmi lesquels certains ont exercé une autre activité antérieurement, cet article propose un éclairage sur les parcours de ces personnes, leurs motivations, leurs projets professionnels ainsi que sur leurs représentations de la valeur du métier d’enseignant, qui ne sont pas indépendantes des caractéristiques de leurs trajectoires passées.
19130. Vrillon, E. (2019). Une nouvelle évaluation de la réussite dans les MOOC à partir de registres d’usages individuels. Questions Vives. Recherches en éducation, (31). https://doi.org/10.4000/questionsvives.3933
Le succès des MOOC a été remis en question par de faibles taux de rétention et de certification des participants. Ce constat a été largement étudié pour trouver des voies d’amélioration. La réussite a ainsi été associée à la capacité d’un individu à aller jusqu’au bout du MOOC et à obtenir une certification. Mais ces approches ne tiennent que peu compte des objectifs et intentions des participants alors que ceux-ci paraissent déterminants pour distinguer une situation d’échec d’un arrêt volontaire. Cet article présente une nouvelle approche et évaluation de la réussite partant des stratégies individuelles d’usages des MOOC. L’analyse des données d’une enquête quantitative longitudinale conduite auprès de 12 MOOC de la plateforme publique française France Université Numérique (n =5709) permet d’identifier six différents types d’usages de MOOC dont les critères pertinents d’évaluation ne sont pas nécessairement associés à la certification ou à l’achèvement. Selon ces registres d’usages, ces taux varient et interrogent quant à l’utilisation et aux bénéfices que peuvent apporter les MOOC dans les champs de la formation initiale et professionnelle.
19131. Mingat, A. (2019). Enfants Sans Frontières. Une perspective alternative pour penser l’aide extérieure à l’éducation. Revue d’economie du developpement, 27(1), 113‑150. Consulté à l’adresse http://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2019-1-page-113.htm
Alors qu’une partie des discussions sur l’aide au développement vise l’amélioration de la situation individuelle des enfants (qu’ils soient éduqués, vaccinés, protégés…), les actions engagées sont, pour des raisons pratiques, menées dans des relations entre agences d’aide et pays récipiendaires. Ceci peut conduire à une disjonction entre les intentions génériques et les réalisations concrètes (et créer des difficultés en matière d’équité si la coordination des agences d’aide est « imparfaite »). L’article propose une identification des besoins individuels des enfants en éducation sur une base objectivée et sur un territoire fictif constitué de plusieurs (neuf) pays, les besoins étant évalués indépendamment du pays de résidence. Il est alors possible de confronter le volume des besoins dans chaque pays du territoire considéré avec le volume de l’aide dont il bénéficie effectivement, et de disposer ainsi d’éléments d’évaluation du dispositif global d’aide à l’éducation.
19132. Gaudillère, N. (2019, juillet). Temporalité et activité décisionnelle dans les interactions tuteur/enseignant-stagiaire. Présenté à Rencontres internationales du réseau de Recherche en Éducation et en Formation, Université Jean Jaurès, Toulouse, 8-11 juillet 2020.
19133. Dirani, A. (2019, mai 29). « L’insertion professionnelle des jeunes résidant dans les quartiers prioritaires de la ville ». Présenté à Journée de sensibilisation professionnels « Plan Régional Insertion Jeunesse », Paris, 29 mai 2019. Consulté à l’adresse https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02939703
de Albuquerque Moreira, A. M., Paul, J.-J., & Bagnall, N. (2019). The Contribution of Comparative Studies and Cross-Cultural Approach to Understanding Higher Education in the Contemporary World. In A. M. de Albuquerque Moreira, J.-J. Paul, & N. Bagnall (Éd.), Intercultural Studies in Higher Education: Policy and Practice (p. 1‑20). https://doi.org/10.1007/978-3-030-15758-6_1
This chapter analyzes aspects of higher education in the contemporary world. It is particularly concerned with aspects of globalization and internationalization. The focus of the chapter highlights various approaches that reveal such aspects in different contexts. The chapter provides an overview of the field of higher education policies and recent reforms in a range of different countries and continents while developing an understanding of the importance of comparative studies in terms of policies and practices related to higher education in a range of different scenarios. Throughout the presentation of the chapters, there is a synthesis of the themes that emerge in the current debates covered in this book.
Moreira, A. M. de A., Paul, J.-J., & Bagnall, N. (Éd.). (2019). Intercultural Studies in Higher Education: Policy and Practice. https://doi.org/10.1007/978-3-030-15758-6
This book explores the study of policies and practices in Higher Education by comparing systems, institutions, programs, innovations, results and cultures. In a rapidly changing global and international marketplace, the growth of higher education has occurred within distinct cultural contexts, meaning that change is reflected within local, regional, national and global perspectives. Using a single data methodology across countries and continents, the editors and contributors explore higher education reforms between global and local dimensions, the expansion of access and democratisation, and relevant aspects in the organisation and management of higher education. In doing so, this book arrives at an understanding of higher education at a truly intercultural level, which can lead to a deeper and more holistic understanding of policies and practices in higher education. This innovative book will be of interest and value to students and scholars of higher education across the world as well as the study of interculturality.
Paul, J.-J., Barbosa, M.-L., & Bydanova, E. (2019). Brazil, Russia, and Turkey: How New Democracies Deal with International Models of Higher Education? In A. M. de Albuquerque Moreira, J.-J. Paul, & N. Bagnall (Éd.), Intercultural Studies in Higher Education: Policy and Practice (p. 23‑53). https://doi.org/10.1007/978-3-030-15758-6_2
The purpose of this chapter is to address the issue of national translations of international influences and trends in higher education systems, as well as resistance to such paradigms. Three emerging countries, that is, Brazil, Russia, and Turkey, with very different geographical and historical contexts, will be considered as case studies. As young democracies, their strong national sentiment can contradict external recommendations in terms of the management of higher education.
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