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Liste des Publications 2020

20001.- L’inspection principale pédagogique (IPP) de 1964 à 1981. Repères historiques.- Erard C..- Publication du Comité d’Histoire des Ministères chargés de la jeunesse et des SPort (CHMJS).
Cette fiche « Repères historiques » est l’indication chronologique des principaux faits marquants liés à l’évolution de l’inspection principale pédagogique de 1964 à 1981.Son objectif est de donner au lecteur des indications de bases, en lui permettant, s’il le désire, d’aller « plus loin », notamment grâce aux sources qui sont mentionnées, à la bibliographie et aux liens hypertextes.

20002.- Tentative d’appréciation de la qualité à partir des bénéfices rapportés par les étudiants : le cas des unités d’enseignement transversales de l’université de Bourgogne.- Perret C..- 32ème colloque de l’ADMEE-Europe, Casablanca, 22-24 janvier 2020.- ADMEE-Europe
Cette communication propose une réflexion sur la qualité des formations et des enseignements via les bénéfices apportés aux étudiants. Deux principaux objectifs structurent notre recherche: 1) déterminer dans quelle mesure la qualité appréhendée par le biais des effets perçus par les bénéficiaires est susceptible de renvoyer à une réalité complexe ou non ; 2) étudier si cette qualité est appréhendée de manière différente par les différents types de bénéficiaires, ces disparités entre bénéficiaires pouvant être liées à des différents types de facteurs susceptibles de faire apparaître des effets dits  » contextuels  » liés par exemple à la nature du public et/ou au type d’enseignement et de formation considérés. L’étude empirique est réalisée en s’intéressant aux points de vue des étudiants inscrits dans les unités d’enseignement transversales (UET) de l’université de Bourgogne. L’exploitation thématique et statistique de plusieurs questions d’une enquête réalisée en juin 2019 permet d’établir une typologie des bénéfices donnés par les étudiants en tenant en compte de la nature des UET, des caractéristiques sociodémographiques et scolaires des étudiants mais aussi d’autres informations collectées dans cette enquête comme par exemple les motifs d’inscription. Les résultats produits pour cette communication permettront de discuter de la mesure de la qualité d’une formation/enseignement par les étudiants mais aussi de s’interroger sur les possibilités d’élaboration de critères de qualité établis à partir des avis des étudiants.
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20003.- Implantation d’une politique d’évaluation institutionnelle des dispositifs d’aide à la réussite étudiante dans une logique de développement professionnel : L’exemple de l’université de Poitiers avec le Projet IDEFI PaRé.- Jabouille F. ; Paivandi S. ; Perret C..- 32ème colloque de l’ADMEE-Europe, Casablanca, 22-24 janvier 2020.- ADMEE-Europe
Cette communication rend compte de l’analyse critique d’une démarche évaluative des dispositifs pédagogiques mis en place à l’université de Poitiers (UP) dans le cadre d’un projet institutionnel (IDEFI PaRé) visant à améliorer l’apprentissage et la réussite des étudiants. L’évaluation formative et régulatrice souhaitée par le comité de pilotage du projet dans une optique de pérennisation des transformations engagée a réuni les acteurs engagés dans les dispositifs et deux évaluateurs externes. L’ambition de cette démarche évaluative est d’apporter une aide aux personnes impliquées en les outillant pour mieux évaluer les actions qu’ils conduisent. La co-évaluation a été organisée autour de trois phases. La première phase s’appuie sur un travail d’enquête auprès des porteurs de 6 dispositifs pédagogiques retenus réalisé sur la base d’entretiens semi-directifs centrés sur les objectifs, le fonctionnement et les résultats du point de vue des acteurs. Les informations collectées ont fait l’objet de traitements thématiques permettant de mettre à jour les effets attendus/inattendu produits par les actions engagées, l’accomplissement des objectifs, l’adéquation entre les objectifs, l’organisation et les résultats. La deuxième phase s’est inscrite dans le cadre d’un dialogue critique et ouvert avec les porteurs de projets, réalisé sur la base d’un rapport d’étape envoyé aux acteurs et structuré par une série de questionnements pour appréhender l’adéquation objectifs / organisation, l’adéquation objectifs / résultats, l’adéquation de l’évaluation et la pertinence des objectifs initiaux. La troisième phase s’est intéressée à la formation à l’évaluation des acteurs de l’UP afin de développer un savoir évaluer et un référentiel à l’intérieur de chaque dispositif. Il s’agit d’intégrer l’évaluation formative comme composante organique du dispositif éducation au service d’une réflexivité continue sur l’action en cours et du développement professionnel des personnes impliquées dans la transformation pédagogique de l’université.

20004.- L’éducation inclusive en Afrique subsaharienne: de la préconisation internationale à la mise en oeuvre. Ngo Melha E.- Education comparée. Revue de recherche internationale et comparative en éducation, Association francophone d’éducation comparée, 22, 2020, pp.35-51

20005.- Note critique de Robert, A. D. et Carraud, F. (2018). Professeurs des écoles au XXIe siècle : portraits socioprofessionnels. Farges G., 2020

20006.- Les inspectrices pédagogiques et Claude Pujade Renaud : un rendez-vous manqué ?. Erard C., Ferez S. Éducation Physique : conceptions et débats dans la seconde moitié du XXe siècle, Feb 2020, Angers, France  

20007.- Être forte pour être utile ? Ce que dévoile l’image d’une démonstration d’hébertisme à la lumière du parcours d’Yvonne De Rette. Loïc Szerdahelyi, L. Éducation Physique : conceptions et débats dans la seconde moitié du XXe siècle, Feb 2020, Angers, France

20008. – Les pratiques d’apprentissage des étudiants en première année universitaire, clef de leur réussite ?. Egalité des chances ou égalité des réussites dans l’enseignement supérieur ?, LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation); CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Education et Formation), Mar 2020, Montpellier, France. ⟨halshs-02513009⟩

20009.- Les évolutions de la formation doctorale transforment-elles les ambitions professionnelles des jeunes docteurs ?. Egalité des chances ou égalité des réussites dans l’enseignement supérieur ?, LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation); CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Education et Formation), Mar 2020, Montpellier, France. 

20010.- La professionnalisation de l’enseignement supérieur : pour quelle(s) employabilité(s) ?. Bonnard C.- Egalité des chances ou égalité des réussites dans l’enseignement supérieur ?, LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation); CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Education et Formation), Mar 2020, Montpellier, France

20011.- Essai d’analyse Franco-belge des obstacles à la transition universitaire selon les vécus des étudiants. Perret C ., de Clercq M.- Egalité des chances ou égalité des réussites dans l’enseignement supérieur ?, LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation); CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Education et Formation), Mar 2020, Montpellier, France

20012.- Le numérique à l’école primaire. Analyse des effets conjoints sur les élèves et les enseignants. Morlaix S. (dir.), Duguet A., Cartierre N., Finez L., Marie-Françoise Lacassagne M.F., et al.- Paris, L’harmattan, 2020.

20013.- Quand le sport (dés)oriente les parcours des jeunes [Rapport de recherche]. Danner M., Erard C., Guégnard C., Berthaud J..- INJEP. , 98 p.
Axé sur la transition lycée-enseignement supérieur, ce rapport souligne la diversité des parcours vécus par des bacheliers et notamment des bacheliers professionnels dans le secondaire, en montrant leurs rapports pluriels aux études. Il étudie tout particulièrement comment des expériences et investissements sportifs peuvent impacter les orientations des jeunes, voire leur donner un tour inattendu, à l’image des bacheliers professionnels en STAPS ou des jeunes filles en filière masculine. L’expérience en lycée professionnel peut être perçue par certains comme une possibilité d’apprendre un métier ou d’obtenir le baccalauréat, d’autres la vivent comme une fermeture de leurs possibles, mais la plupart ont à l’horizon l’espoir de continuer leurs études. Ainsi, au travers de leur orientation et de leur engagement sportif, des bacheliers professionnels expriment une mise en projet qui les place en acteurs se saisissant des opportunités, même si elles sont très relatives, voire en voie de réduction pour l’université. Cette recherche met en évidence l’empreinte du genre mais aussi l’influence d’un environnement sportif dans la conversion d’une pratique de loisir assidue en projet de métier ou de formation dans le monde sportif.

20014.- Les jeunes NEET : résistances et évolutions sur vingt ans. Danner M., Guégnard C., Joseph O.- Formation Emploi, 149, 2020, pp.61-85.
En France, près de deux millions de jeunes ne sont ni en étude, ni en emploi, ni en formation. Cet article présente les traits dominants concernant ces NEET, les résistances ou les évolutions identifiables sur une durée de vingt ans, à travers quatre enquêtes menées par le Céreq. Si les situations des femmes et des hommes semblent se rapprocher sur le marché du travail, les jeunes femmes n’en sortent pas gagnantes pour autant au regard de leurs trajectoires dans des contextes marqués par des transformations tant structurelles que conjoncturelles. Au prisme d’une analyse genrée, l’article revient sur l’importance de dépasser l’utilité statistique du concept NEET, en raison de sa dimension statique.

20015.- Sortir sans diplôme de STS : l’autre échec de l’enseignement supérieur. Merlin F.-Formation Emploi, 149, 2020, pp.7-37.
Cet article s’intéresse aux débuts de carrière des sortants sans diplôme de l’enseignement supérieur, en fonction de leur voie de formation. L’échec à l’université est identifié comme un problème public et fait l’objet de nombreux travaux de recherche et politiques publiques. Les sortants sans diplôme des sections de technicien supérieur (STS) sont moins étudiés alors qu’ils sont, en proportion, aussi nombreux. Ce déficit d’attention pouvait, jusqu’à présent, se justifier par la meilleure insertion professionnelle des non-diplômés de STS. À partir des enquêtes Génération 1998 et 2010, cette étude montre que cet avantage a désormais disparu.

20016.- La perception des parcours d’études non linéaires par les recruteur·euse·s. Albandea I.- L’Orientation scolaire et professionnelle, 49-1, 2020, pp. 37-66.
Les regards des recruteur·euse·s sur la jeunesse évoluent et le niveau ou le type de diplôme obtenu ne suffisent pas à expliquer l’embauche des jeunes diplômé·e·s. De leur côté, ces dernier·ère·s connaissent des parcours d’études atypiques, marqués par des interruptions temporaires, leur permettant de vivre des expériences variées. Séjours à l’étranger, services civiques, périodes d’emploi, etc. sont autant d’expériences vécues avant l’obtention de leur diplôme. Au vu du faible apport de la recherche sur les questions de valorisation sur le marché du travail français de ces parcours atypiques, cette étude propose d’interroger des recruteur·euse·s sur l’évaluation de candidatures de jeunes diplômé·e·s. Notre analyse révèle que, toutes choses égales par ailleurs, les parcours d’études interrompus de façon temporaire sont mal perçus par les recruteur·euse·s si l’expérience vécue n’est pas précisée sur le CV des jeunes candidat·e·s.

20017.- Évaluer l’instruction en dehors de l’école. Une enquête sur la fabrication du jugement des inspecteurs dans les contrôles de l’instruction dans la famille. Farges G., Tenret É.- Sociologie, 11(2), 2020, 131-148. doi:10.3917/socio.112.0131.
À partir d’observations ethnographiques de contrôles et d’entretiens réalisés avec des inspecteurs de l’Éducation nationale du premier et du second degré, cet article interroge la fabrication du jugement des inspecteurs dans un contexte a priori éloigné de la forme scolaire, à savoir l’instruction dans la famille. L’analyse montre que le verdict institutionnellement attendu des inspecteurs à l’issue du contrôle est fondé sur deux opérations de jugement. Au-delà d’une appréciation sur d’éventuels dysfonctionnements familiaux ou des manquements d’instruction, reposant sur une suspicion de principe (jugement de normalité éducative), les inspecteurs appuient leur verdict sur leur connaissance spontanée du monde social et certains indices repérés lors de leur visite (jugement de validité pédagogique). En l’absence d’un temps long d’observation, en lien avec les contraintes de leur travail, les inspecteurs portent une attention particulière à certains détails et montrent un souci permanent de trouver une cohérence à la situation contrôlée. Le jugement inspectoral est en lui-même révélateur des relations ambivalentes, parfois tendues, entre l’institution scolaire et les familles qui se situent à sa marge.

20018.- Quels effets du service civique sur les parcours des jeunes ? L’exemple de la Bourgogne Franche-Comté. Berthaud J., Morlaix S., Éducation permanente, 223, 2020, 151-163
L’objet de cet article est d’évaluer l’impact du service civique dans les parcours des jeunes qui s’y engagent. A partir de la réalisation d’une enquête auprès des volontaires ayant achevé leur mission de service civique en Bourgogne Franche-Comté entre 2010 et janvier 2018, le travail proposé vise plusieurs objectifs : comprendre les motivations des jeunes à s’engager dans un service civique ; analyser les difficultés rencontrées pour trouver et accepter un service civique ; éclairer leur situation au sortir du service civique. Plus généralement, l’article vise à analyser l’évolution des trajectoires des anciens volontaires en la mettant en relation avec leurs caractéristiques et leurs situations initiales, ainsi qu’avec les projets et les motivations qui les ont conduits à s’engager (rubrique « Enquête »).

20019.- Note critique de « Flora Bajard, Les céramistes d’art en France. Sens du travail et styles de vie ». Farges, G., Sociologie du travail, Vol. 62, n° 1-2, Janvier-Juin 2020

20020.- Les conditions de vie étudiante en période de confinement : premiers résultats de l’enquête. El Hadj Said K., Bonnard C., Giret J.F. Etude de l’IREDU, 2020.
Le confinement a été pour nombre de Français un bouleversement dans leur quotidien : les pratiques sociales ont dû ainsi s’adapter à cette période d’isolement pour réduire les effets de la crise sanitaire que de très nombreux pays dans le monde ont connu. Cette période, allant du 17 mars au 11 mai 2020, a eu des conséquences importantes sur plusieurs catégories de la population. Les étudiants ont été touchés à plusieurs titres. Les conditions d’études se sont radicalement transformées avec la fermeture en présentiel des établissements d’enseignement supérieur. Si l’enseignement à distance a pu apporter une réponse pour assurer une certaine continuité pédagogique, celle-ci n’a été que partielle dans la mesure où l’hétérogénéité des dispositifs pédagogiques, les stages et les différentes formes d’alternance ne sont pas tous substituables par de l’apprentissage en distanciel. Mais les étudiants ont dû aussi s’adapter aux différentes contraintes du confinement qui ont affecté les différents aspects de la vie étudiante: les conditions de logement et l’isolement pour les étudiants décohabitants, les risques concernant la santé, les ressources. Se pose notamment la question des vulnérabilités étudiantes, qui existaient avant le confinement et qui se sont probablement accentuées. Les étudiants sont aussi des salariés pour une part importante d’entre eux, le revenu de l’emploi salarié impactant largement le budget étudiant. Enfin, le contexte d’incertitude qui pesait sur la reprise d’études, les examens, les modes de sélection dans les formations supérieures, la possibilité de trouver un emploi à court terme, pour les vacances ou les risques qui pèsent pour eux à moyen terme,sur le marché de l’emploi des diplômés.Quelques semaines après le début du confinement, plusieurs enquêtes sur les étudiants ont été menées par des services universitaires, des équipes de recherche ou des instituts de sondages. Si certains aspects de la vie étudiante comme le bien-être, le logement, la santé ou les finances sont souvent communs aux différentes enquêtes, leur champ et leur méthodologie sont souvent très différents. Elles contribuent néanmoins à mieux comprendre la diversité des situations étudiantes en période de confinement. Les résultats provisoires, issus de notre enquête, donnent un premier éclairage sur l’évolution des inégalités entre les étudiants en période de confinement et sur les inquiétudes que celui-ci a générées.

20021.- La discrimination peut-elle être la cause des inégalités scolaires ? Albandea I. Le Français Aujourd’hui, 209, 2020, pp.29-38
L’école française ne parvient pas suffisamment à gommer les inégalités familiales. L’abondante littérature sur le sujet laisse penser que les inégalités scolaires sont faciles à repérer.Mais il semble délicat d’en détecter les causes. L’article questionne le rôle des comportements discriminatoires dans l’explication des écarts de réussite scolaire. La difficulté est de mesurer convenablement des différences de traitement fondées sur des critères illégitimes, en particulier dans le système éducatif. Au-delà des limites associées aux différentes méthodologies pour mesurer la discrimination, il existe trop peu de situations en milieu scolaire où il est possible de détecter des comportements discriminatoires. Et considérer qu’il est possible de contrôler toutes les variables pouvant expliquer les inégalités scolaires afin d’isoler le phénomène de discrimination est un pari risqué.

20022.- Territoire, formation et relation formation-emploi : éléments d’analyse à partir de deux études de cas. Giffard, A. Les documents de travail de l’IREDU, 2020-1, juillet 2020. A partir de deux études de cas, nous proposons de discuter la problématique selon laquelle le territoire est en mesure de contribuer à l’amélioration de la connaissance de la relation formation-emploi. Ce dernier, à certaines conditions, peut jouer le rôle d’espace catalyseur soit par exemple en améliorant l’usage des informations disponibles, soit en permettant d’en approfondir la quantité et/ou la qualité.

20023.Quelle satisfaction pour les étudiants à distance et en présentiel dans les universités françaises ?. Giret, J.-F.- Les documents de travail de l’IREDU, 2020-2, juillet 2020.
L’enseignement à distance est souvent critiqué pour ses taux de réussite souvent plus faibles et ses durées d’études plus longues, même si ses défenseurs plaident pour son rôle dans l’ouverture sociale de l’enseignement supérieur. Cette recherche se propose d’étudier les effets de l’enseignement à distance sur la satisfaction des étudiants. Elle repose sur l’exploitation statistique d’une enquête sur les conditions des vies des étudiants de l’OVE en 2013, qui permet d’identifier un sous-échantillon d’étudiants à distance. Par rapport aux étudiants en présentiel, ces étudiants à distance sont en général plus âgés, travaillent plus fréquemment durant les études et ont des parents qui ont moins souvent accédé à l’enseignement supérieur. Les différents résultats soulignent néanmoins une moindre satisfaction de ces étudiants, notamment par rapport à un manque d’accompagnement alors qu’ils semblent en général plus motivés par l’intérêt des leurs études.

20024.- Le financement des réformes éducatives. Chevaillier, T., Tenne, Y. Revue Internationale d’Éducation de Sèvres, 83, avril 2020, pp.75-83. ⟨10.4000/ries.9316⟩.
Le financement est souvent considéré comme secondaire dans la conception et la mise en œuvre des réformes éducatives. C’est parfois le financement de l’éducation lui-même que fait l’objet de réforme en transférant une partie de la charge entre collectivités publiques soit à des acteurs privés, entreprises ou familles soit en instaurant de nouveaux canaux pour le financement des écoles. La difficulté principale que soulèvent les réformes éducatives est d’estimer les financements nécessaires et de s’y tenir. Prendre en compte le coût des réformes dans la définition des priorités politiques nécessite d’être capable d’en mesurer les effets et de les comparer. Ces contraintes contribuent à la difficulté de juger de l’échec ou de la réussite des réformes éducatives.

20025.- Légitimation et légitimité des réformes. Meuret, D. Revue Internationale d’Éducation de Sèvres,, 83, avril 2020, pp.113-121. ⟨10.4000/ries.9372⟩.
Les recherches empiriques sont aujourd’hui mobilisées pour justifier certaines réformes de l’école. Des évaluations empiriques vérifient que la mise en œuvre d’une politique tient bien ses promesses. C’est un grand progrès : cela évite que, au nom de telle ou telle idéologie, on s’entête dans une voie erronée. C’est donc à cause de leur caractère révisable, partiel que les approches empiriques sont supérieures aux autres. Mais cela a pour conséquence qu’il ne faut pas attendre de la recherche une vérité du même type que les vérités idéologiques. En réalité, les réformes (leur conception, leur justification auprès des acteurs) doivent aussi s’appuyer sur des récits qui indiquent, de façon plus générale que les recherches empiriques, dans quelles voies l’école doit s’engager pour servir le monde qui vient.

20026.- Risque d’exclusion sociale et ressources des jeunes NEET. Économie et Statistique, 514-515-516, 2020, pp.133-154.
La catégorie des jeunes ni en emploi, ni en étude, ni en formation, souvent désignée par l’acronyme NEET, est devenue une cible des politiques publiques visant à lutter contre les difficultés d’insertion des jeunes dans différents pays. Elle reste néanmoins vivement critiquée du fait de l’hétérogénéité des sous‑populations qui la composent. Cet article appréhende la diversité des situations de NEET par rapport à leur risque d’exclusion sociale. À partir de l’Enquête nationale sur les ressources des jeunes, une analyse multidimensionnelle de ce risque d’exclusion est développée en tenant compte de la situation par rapport à l’emploi, la formation, la santé et les relations sociales. Les résultats montrent que les facteurs de risques ne sont pas exactement les mêmes dans chaque dimension, même si l’absence de diplômes s’avère très pénalisante pour les quatre dimensions. Ils soulignent également la difficulté de mettre en perspective les ressources monétaires des jeunes en situation de NEET avec les risques d’exclusion sociale.

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20001.- L'inspection principale pédagogique (IPP) de 1964 à 1981. Repères historiques.- Erard C..- Publication du Comité d'Histoire des Ministères chargés de la jeunesse et des SPort (CHMJS).
Cette fiche « Repères historiques » est l'indication chronologique des principaux faits marquants liés à l'évolution de l'inspection principale pédagogique de 1964 à 1981.Son objectif est de donner au lecteur des indications de bases, en lui permettant, s'il le désire, d'aller « plus loin », notamment grâce aux sources qui sont mentionnées, à la bibliographie et aux liens hypertextes.

20002.- Tentative d'appréciation de la qualité à partir des bénéfices rapportés par les étudiants : le cas des unités d'enseignement transversales de l'université de Bourgogne.- Perret C..- 32ème colloque de l'ADMEE-Europe, Casablanca, 22-24 janvier 2020.- ADMEE-Europe
Cette communication propose une réflexion sur la qualité des formations et des enseignements via les bénéfices apportés aux étudiants. Deux principaux objectifs structurent notre recherche: 1) déterminer dans quelle mesure la qualité appréhendée par le biais des effets perçus par les bénéficiaires est susceptible de renvoyer à une réalité complexe ou non ; 2) étudier si cette qualité est appréhendée de manière différente par les différents types de bénéficiaires, ces disparités entre bénéficiaires pouvant être liées à des différents types de facteurs susceptibles de faire apparaître des effets dits " contextuels " liés par exemple à la nature du public et/ou au type d'enseignement et de formation considérés. L'étude empirique est réalisée en s'intéressant aux points de vue des étudiants inscrits dans les unités d'enseignement transversales (UET) de l'université de Bourgogne. L'exploitation thématique et statistique de plusieurs questions d'une enquête réalisée en juin 2019 permet d'établir une typologie des bénéfices donnés par les étudiants en tenant en compte de la nature des UET, des caractéristiques sociodémographiques et scolaires des étudiants mais aussi d'autres informations collectées dans cette enquête comme par exemple les motifs d'inscription. Les résultats produits pour cette communication permettront de discuter de la mesure de la qualité d'une formation/enseignement par les étudiants mais aussi de s'interroger sur les possibilités d'élaboration de critères de qualité établis à partir des avis des étudiants.
PDF

20003.- Implantation d'une politique d'évaluation institutionnelle des dispositifs d'aide à la réussite étudiante dans une logique de développement professionnel : L'exemple de l'université de Poitiers avec le Projet IDEFI PaRé.- Jabouille F. ; Paivandi S. ; Perret C..- 32ème colloque de l'ADMEE-Europe, Casablanca, 22-24 janvier 2020.- ADMEE-Europe
Cette communication rend compte de l'analyse critique d'une démarche évaluative des dispositifs pédagogiques mis en place à l'université de Poitiers (UP) dans le cadre d'un projet institutionnel (IDEFI PaRé) visant à améliorer l'apprentissage et la réussite des étudiants. L'évaluation formative et régulatrice souhaitée par le comité de pilotage du projet dans une optique de pérennisation des transformations engagée a réuni les acteurs engagés dans les dispositifs et deux évaluateurs externes. L'ambition de cette démarche évaluative est d'apporter une aide aux personnes impliquées en les outillant pour mieux évaluer les actions qu'ils conduisent. La co-évaluation a été organisée autour de trois phases. La première phase s'appuie sur un travail d'enquête auprès des porteurs de 6 dispositifs pédagogiques retenus réalisé sur la base d'entretiens semi-directifs centrés sur les objectifs, le fonctionnement et les résultats du point de vue des acteurs. Les informations collectées ont fait l'objet de traitements thématiques permettant de mettre à jour les effets attendus/inattendu produits par les actions engagées, l'accomplissement des objectifs, l'adéquation entre les objectifs, l'organisation et les résultats. La deuxième phase s'est inscrite dans le cadre d'un dialogue critique et ouvert avec les porteurs de projets, réalisé sur la base d'un rapport d'étape envoyé aux acteurs et structuré par une série de questionnements pour appréhender l'adéquation objectifs / organisation, l'adéquation objectifs / résultats, l'adéquation de l'évaluation et la pertinence des objectifs initiaux. La troisième phase s'est intéressée à la formation à l'évaluation des acteurs de l'UP afin de développer un savoir évaluer et un référentiel à l'intérieur de chaque dispositif. Il s'agit d'intégrer l'évaluation formative comme composante organique du dispositif éducation au service d'une réflexivité continue sur l'action en cours et du développement professionnel des personnes impliquées dans la transformation pédagogique de l'université.

20004.- L'éducation inclusive en Afrique subsaharienne: de la préconisation internationale à la mise en oeuvre. Ngo Melha E.- Education comparée. Revue de recherche internationale et comparative en éducation, Association francophone d'éducation comparée, 22, 2020, pp.35-51

20005.- Note critique de Robert, A. D. et Carraud, F. (2018). Professeurs des écoles au XXIe siècle : portraits socioprofessionnels. Farges G., 2020

20006.- Les inspectrices pédagogiques et Claude Pujade Renaud : un rendez-vous manqué ?. Erard C., Ferez S. Éducation Physique : conceptions et débats dans la seconde moitié du XXe siècle, Feb 2020, Angers, France  

20007.- Être forte pour être utile ? Ce que dévoile l'image d'une démonstration d'hébertisme à la lumière du parcours d'Yvonne De Rette. Loïc Szerdahelyi, L. Éducation Physique : conceptions et débats dans la seconde moitié du XXe siècle, Feb 2020, Angers, France

20008. - Les pratiques d'apprentissage des étudiants en première année universitaire, clef de leur réussite ?. Egalité des chances ou égalité des réussites dans l'enseignement supérieur ?, LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation); CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Education et Formation), Mar 2020, Montpellier, France. ⟨halshs-02513009⟩

20009.- Les évolutions de la formation doctorale transforment-elles les ambitions professionnelles des jeunes docteurs ?. Egalité des chances ou égalité des réussites dans l'enseignement supérieur ?, LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation); CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Education et Formation), Mar 2020, Montpellier, France. 

20010.- La professionnalisation de l'enseignement supérieur : pour quelle(s) employabilité(s) ?. Bonnard C.- Egalité des chances ou égalité des réussites dans l'enseignement supérieur ?, LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation); CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Education et Formation), Mar 2020, Montpellier, France

20011.- Essai d'analyse Franco-belge des obstacles à la transition universitaire selon les vécus des étudiants. Perret C ., de Clercq M.- Egalité des chances ou égalité des réussites dans l'enseignement supérieur ?, LIRDEF (Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation); CIRNEF (Centre interdisciplinaire de Recherche Normand en Education et Formation), Mar 2020, Montpellier, France

20012.- Le numérique à l'école primaire. Analyse des effets conjoints sur les élèves et les enseignants. Morlaix S. (dir.), Duguet A., Cartierre N., Finez L., Marie-Françoise Lacassagne M.F., et al.- Paris, L'harmattan, 2020.

20013.- Quand le sport (dés)oriente les parcours des jeunes [Rapport de recherche]. Danner M., Erard C., Guégnard C., Berthaud J..- INJEP. , 98 p.
Axé sur la transition lycée-enseignement supérieur, ce rapport souligne la diversité des parcours vécus par des bacheliers et notamment des bacheliers professionnels dans le secondaire, en montrant leurs rapports pluriels aux études. Il étudie tout particulièrement comment des expériences et investissements sportifs peuvent impacter les orientations des jeunes, voire leur donner un tour inattendu, à l'image des bacheliers professionnels en STAPS ou des jeunes filles en filière masculine. L’expérience en lycée professionnel peut être perçue par certains comme une possibilité d'apprendre un métier ou d’obtenir le baccalauréat, d'autres la vivent comme une fermeture de leurs possibles, mais la plupart ont à l'horizon l'espoir de continuer leurs études. Ainsi, au travers de leur orientation et de leur engagement sportif, des bacheliers professionnels expriment une mise en projet qui les place en acteurs se saisissant des opportunités, même si elles sont très relatives, voire en voie de réduction pour l’université. Cette recherche met en évidence l'empreinte du genre mais aussi l’influence d’un environnement sportif dans la conversion d’une pratique de loisir assidue en projet de métier ou de formation dans le monde sportif.

20014.- Les jeunes NEET : résistances et évolutions sur vingt ans. Danner M., Guégnard C., Joseph O.- Formation Emploi, 149, 2020, pp.61-85.
En France, près de deux millions de jeunes ne sont ni en étude, ni en emploi, ni en formation. Cet article présente les traits dominants concernant ces NEET, les résistances ou les évolutions identifiables sur une durée de vingt ans, à travers quatre enquêtes menées par le Céreq. Si les situations des femmes et des hommes semblent se rapprocher sur le marché du travail, les jeunes femmes n’en sortent pas gagnantes pour autant au regard de leurs trajectoires dans des contextes marqués par des transformations tant structurelles que conjoncturelles. Au prisme d’une analyse genrée, l’article revient sur l’importance de dépasser l’utilité statistique du concept NEET, en raison de sa dimension statique.

20015.- Sortir sans diplôme de STS : l’autre échec de l’enseignement supérieur. Merlin F.-Formation Emploi, 149, 2020, pp.7-37.
Cet article s’intéresse aux débuts de carrière des sortants sans diplôme de l’enseignement supérieur, en fonction de leur voie de formation. L’échec à l’université est identifié comme un problème public et fait l’objet de nombreux travaux de recherche et politiques publiques. Les sortants sans diplôme des sections de technicien supérieur (STS) sont moins étudiés alors qu’ils sont, en proportion, aussi nombreux. Ce déficit d’attention pouvait, jusqu’à présent, se justifier par la meilleure insertion professionnelle des non-diplômés de STS. À partir des enquêtes Génération 1998 et 2010, cette étude montre que cet avantage a désormais disparu.

20016.- La perception des parcours d’études non linéaires par les recruteur·euse·s. Albandea I.- L'Orientation scolaire et professionnelle, 49-1, 2020, pp. 37-66.
Les regards des recruteur·euse·s sur la jeunesse évoluent et le niveau ou le type de diplôme obtenu ne suffisent pas à expliquer l’embauche des jeunes diplômé·e·s. De leur côté, ces dernier·ère·s connaissent des parcours d’études atypiques, marqués par des interruptions temporaires, leur permettant de vivre des expériences variées. Séjours à l’étranger, services civiques, périodes d’emploi, etc. sont autant d’expériences vécues avant l’obtention de leur diplôme. Au vu du faible apport de la recherche sur les questions de valorisation sur le marché du travail français de ces parcours atypiques, cette étude propose d’interroger des recruteur·euse·s sur l’évaluation de candidatures de jeunes diplômé·e·s. Notre analyse révèle que, toutes choses égales par ailleurs, les parcours d’études interrompus de façon temporaire sont mal perçus par les recruteur·euse·s si l’expérience vécue n’est pas précisée sur le CV des jeunes candidat·e·s.

20017.- Évaluer l’instruction en dehors de l’école. Une enquête sur la fabrication du jugement des inspecteurs dans les contrôles de l’instruction dans la famille. Farges G., Tenret É.- Sociologie, 11(2), 2020, 131-148. doi:10.3917/socio.112.0131.
À partir d’observations ethnographiques de contrôles et d’entretiens réalisés avec des inspecteurs de l’Éducation nationale du premier et du second degré, cet article interroge la fabrication du jugement des inspecteurs dans un contexte a priori éloigné de la forme scolaire, à savoir l’instruction dans la famille. L’analyse montre que le verdict institutionnellement attendu des inspecteurs à l’issue du contrôle est fondé sur deux opérations de jugement. Au-delà d’une appréciation sur d’éventuels dysfonctionnements familiaux ou des manquements d’instruction, reposant sur une suspicion de principe (jugement de normalité éducative), les inspecteurs appuient leur verdict sur leur connaissance spontanée du monde social et certains indices repérés lors de leur visite (jugement de validité pédagogique). En l’absence d’un temps long d’observation, en lien avec les contraintes de leur travail, les inspecteurs portent une attention particulière à certains détails et montrent un souci permanent de trouver une cohérence à la situation contrôlée. Le jugement inspectoral est en lui-même révélateur des relations ambivalentes, parfois tendues, entre l’institution scolaire et les familles qui se situent à sa marge.

20018.- Quels effets du service civique sur les parcours des jeunes ? L’exemple de la Bourgogne Franche-Comté. Berthaud J., Morlaix S., Éducation permanente, 223, 2020, 151-163
L’objet de cet article est d’évaluer l’impact du service civique dans les parcours des jeunes qui s’y engagent. A partir de la réalisation d’une enquête auprès des volontaires ayant achevé leur mission de service civique en Bourgogne Franche-Comté entre 2010 et janvier 2018, le travail proposé vise plusieurs objectifs : comprendre les motivations des jeunes à s’engager dans un service civique ; analyser les difficultés rencontrées pour trouver et accepter un service civique ; éclairer leur situation au sortir du service civique. Plus généralement, l’article vise à analyser l’évolution des trajectoires des anciens volontaires en la mettant en relation avec leurs caractéristiques et leurs situations initiales, ainsi qu’avec les projets et les motivations qui les ont conduits à s’engager (rubrique « Enquête »).

20019.- Note critique de "Flora Bajard, Les céramistes d’art en France. Sens du travail et styles de vie". Farges, G., Sociologie du travail, Vol. 62, n° 1-2, Janvier-Juin 2020

20020.- Les conditions de vie étudiante en période de confinement : premiers résultats de l’enquête. El Hadj Said K., Bonnard C., Giret J.F. Etude de l'IREDU, 2020.
Le confinement a été pour nombre de Français un bouleversement dans leur quotidien : les pratiques sociales ont dû ainsi s’adapter à cette période d’isolement pour réduire les effets de la crise sanitaire que de très nombreux pays dans le monde ont connu. Cette période, allant du 17 mars au 11 mai 2020, a eu des conséquences importantes sur plusieurs catégories de la population. Les étudiants ont été touchés à plusieurs titres. Les conditions d’études se sont radicalement transformées avec la fermeture en présentiel des établissements d’enseignement supérieur. Si l’enseignement à distance a pu apporter une réponse pour assurer une certaine continuité pédagogique, celle-ci n’a été que partielle dans la mesure où l’hétérogénéité des dispositifs pédagogiques, les stages et les différentes formes d’alternance ne sont pas tous substituables par de l’apprentissage en distanciel. Mais les étudiants ont dû aussi s’adapter aux différentes contraintes du confinement qui ont affecté les différents aspects de la vie étudiante: les conditions de logement et l’isolement pour les étudiants décohabitants, les risques concernant la santé, les ressources. Se pose notamment la question des vulnérabilités étudiantes, qui existaient avant le confinement et qui se sont probablement accentuées. Les étudiants sont aussi des salariés pour une part importante d’entre eux, le revenu de l’emploi salarié impactant largement le budget étudiant. Enfin, le contexte d’incertitude qui pesait sur la reprise d’études, les examens, les modes de sélection dans les formations supérieures, la possibilité de trouver un emploi à court terme, pour les vacances ou les risques qui pèsent pour eux à moyen terme,sur le marché de l’emploi des diplômés.Quelques semaines après le début du confinement, plusieurs enquêtes sur les étudiants ont été menées par des services universitaires, des équipes de recherche ou des instituts de sondages. Si certains aspects de la vie étudiante comme le bien-être, le logement, la santé ou les finances sont souvent communs aux différentes enquêtes, leur champ et leur méthodologie sont souvent très différents. Elles contribuent néanmoins à mieux comprendre la diversité des situations étudiantes en période de confinement. Les résultats provisoires, issus de notre enquête, donnent un premier éclairage sur l’évolution des inégalités entre les étudiants en période de confinement et sur les inquiétudes que celui-ci a générées.

20021.- La discrimination peut-elle être la cause des inégalités scolaires ? Albandea I. Le Français Aujourd'hui, 209, 2020, pp.29-38
L’école française ne parvient pas suffisamment à gommer les inégalités familiales. L’abondante littérature sur le sujet laisse penser que les inégalités scolaires sont faciles à repérer.Mais il semble délicat d’en détecter les causes. L’article questionne le rôle des comportements discriminatoires dans l’explication des écarts de réussite scolaire. La difficulté est de mesurer convenablement des différences de traitement fondées sur des critères illégitimes, en particulier dans le système éducatif. Au-delà des limites associées aux différentes méthodologies pour mesurer la discrimination, il existe trop peu de situations en milieu scolaire où il est possible de détecter des comportements discriminatoires. Et considérer qu’il est possible de contrôler toutes les variables pouvant expliquer les inégalités scolaires afin d’isoler le phénomène de discrimination est un pari risqué.

20022.- Territoire, formation et relation formation-emploi : éléments d'analyse à partir de deux études de cas. Giffard, A. Les documents de travail de l'IREDU, 2020-1, juillet 2020. A partir de deux études de cas, nous proposons de discuter la problématique selon laquelle le territoire est en mesure de contribuer à l’amélioration de la connaissance de la relation formation-emploi. Ce dernier, à certaines conditions, peut jouer le rôle d’espace catalyseur soit par exemple en améliorant l’usage des informations disponibles, soit en permettant d’en approfondir la quantité et/ou la qualité.

20023.- Quelle satisfaction pour les étudiants à distance et en présentiel dans les universités françaises ?. Giret, J.-F.- Les documents de travail de l'IREDU, 2020-2, juillet 2020.
L’enseignement à distance est souvent critiqué pour ses taux de réussite souvent plus faibles et ses durées d’études plus longues, même si ses défenseurs plaident pour son rôle dans l’ouverture sociale de l’enseignement supérieur. Cette recherche se propose d’étudier les effets de l’enseignement à distance sur la satisfaction des étudiants. Elle repose sur l’exploitation statistique d’une enquête sur les conditions des vies des étudiants de l’OVE en 2013, qui permet d’identifier un sous-échantillon d’étudiants à distance. Par rapport aux étudiants en présentiel, ces étudiants à distance sont en général plus âgés, travaillent plus fréquemment durant les études et ont des parents qui ont moins souvent accédé à l’enseignement supérieur. Les différents résultats soulignent néanmoins une moindre satisfaction de ces étudiants, notamment par rapport à un manque d’accompagnement alors qu’ils semblent en général plus motivés par l’intérêt des leurs études.

20024.- Le financement des réformes éducatives. Chevaillier, T., Tenne, Y. Revue Internationale d’Éducation de Sèvres, 83, avril 2020, pp.75-83. ⟨10.4000/ries.9316⟩.
Le financement est souvent considéré comme secondaire dans la conception et la mise en œuvre des réformes éducatives. C’est parfois le financement de l’éducation lui-même que fait l’objet de réforme en transférant une partie de la charge entre collectivités publiques soit à des acteurs privés, entreprises ou familles soit en instaurant de nouveaux canaux pour le financement des écoles. La difficulté principale que soulèvent les réformes éducatives est d’estimer les financements nécessaires et de s’y tenir. Prendre en compte le coût des réformes dans la définition des priorités politiques nécessite d’être capable d’en mesurer les effets et de les comparer. Ces contraintes contribuent à la difficulté de juger de l’échec ou de la réussite des réformes éducatives.

20025.- Légitimation et légitimité des réformes. Meuret, D. Revue Internationale d’Éducation de Sèvres,, 83, avril 2020, pp.113-121. ⟨10.4000/ries.9372⟩.
Les recherches empiriques sont aujourd’hui mobilisées pour justifier certaines réformes de l’école. Des évaluations empiriques vérifient que la mise en œuvre d’une politique tient bien ses promesses. C’est un grand progrès : cela évite que, au nom de telle ou telle idéologie, on s’entête dans une voie erronée. C’est donc à cause de leur caractère révisable, partiel que les approches empiriques sont supérieures aux autres. Mais cela a pour conséquence qu’il ne faut pas attendre de la recherche une vérité du même type que les vérités idéologiques. En réalité, les réformes (leur conception, leur justification auprès des acteurs) doivent aussi s’appuyer sur des récits qui indiquent, de façon plus générale que les recherches empiriques, dans quelles voies l’école doit s’engager pour servir le monde qui vient.

20026.- Risque d’exclusion sociale et ressources des jeunes NEET. Économie et Statistique, 514-515-516, 2020, pp.133-154.
La catégorie des jeunes ni en emploi, ni en étude, ni en formation, souvent désignée par l’acronyme NEET, est devenue une cible des politiques publiques visant à lutter contre les difficultés d’insertion des jeunes dans différents pays. Elle reste néanmoins vivement critiquée du fait de l’hétérogénéité des sous‑populations qui la composent. Cet article appréhende la diversité des situations de NEET par rapport à leur risque d’exclusion sociale. À partir de l’Enquête nationale sur les ressources des jeunes, une analyse multidimensionnelle de ce risque d’exclusion est développée en tenant compte de la situation par rapport à l’emploi, la formation, la santé et les relations sociales. Les résultats montrent que les facteurs de risques ne sont pas exactement les mêmes dans chaque dimension, même si l’absence de diplômes s’avère très pénalisante pour les quatre dimensions. Ils soulignent également la difficulté de mettre en perspective les ressources monétaires des jeunes en situation de NEET avec les risques d’exclusion sociale.

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