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Le numérique à l’Ecole Polytechnique : utilisation et perception par les enseignants et les étudiants, regards croisés

Directrice scientifique : Sophie Morlaix

Chercheuse impliquée : Amélie Duguet (IGR)

Résumé :

L’engouement pour les MOOC (massive open online courses) au début des années 2010 conduit les pouvoirs politiques à réaffirmer une volonté de faire entrer les établissements d’enseignement supérieur dans l’ère du numérique, avec notamment la création de la plateforme gratuite FUN en 2013 (France Université Numérique), destinée à héberger des supports pédagogiques numériques. De façon plus globale, le lancement de la stratégie numérique de l’enseignement supérieur et de la recherche en 2015 montre à quel point les attentes en faveur d’une nouvelle conception de la pédagogie dans l’enseignement supérieur à l’heure du numérique sont désormais largement partagées. Il est d’ailleurs considéré comme étant impératif de « rendre les étudiants acteurs d’une pédagogie contributive, active et numérique » (Béjean et Monthubert, 2015). Le numérique pourrait en ce sens constituer un véritable levier pour aider à la rénovation et à la transformation des pratiques des enseignants (Bertrand, 2014). Le rapport de la stratégie nationale de l’enseignement supérieur préconise en ce sens que « l’environnement numérique de travail soit désormais la règle », impliquant par là même « un accès des étudiants à un ordinateur, la mise en place des infrastructures nécessaires mais surtout un usage systématique par les enseignants et enseignants-chercheurs qui auront été formés et impliqués ». Le métier d’enseignant dans le supérieur est en profonde mutation, le numérique constituant là l’occasion d’un renouveau pédagogique. 

C’est dans ce contexte que nous faisons le choix de nous intéresser à l’utilisation et la perception du numérique par les enseignants, mais également par les étudiants dans le supérieur. L’objectif est de produire une analyse descriptive mais également explicative afin de comprendre plus finement les mécanismes à l’œuvre dans ce que l’on pourrait nommer le développement de la pédagogie numérique au sein du système d’enseignement supérieur français, ou en d’autres termes « l’ensemble des moyens humains, technologiques et matériels dédiés à l’apprentissage de connaissances et de compétences qui intègrent les usages numériques, que ce soit en présentiel, ou à distance via internet » (Djebara et Bubrac, 2015). 

Nous focalisons plus particulièrement notre attention sur le cas des étudiants et des enseignants de l’Ecole Polytechnique, autrement abrégée sous la forme d’ « X ». Cette école d’ingénieur, dont la création remonte à 1794, propose sept cycles de formation allant du bachelor au doctorat, offrant aux étudiants une culture scientifique et technique pluridisciplinaire. Elle accueille en 2017 plus de 3000 étudiants en formation initiale sous l’égide de près de 670 chercheurs et enseignants-chercheurs. Elle constitue l’une des composantes, avec deux universités, neuf autres grandes écoles et sept organismes de recherche, de l’université Paris-Saclay, créée au début des années 2010 en vue de répondre à un certain enjeu de compétitivité internationale, autant du point de vue de l’enseignement que de la recherche et de l’innovation. Toutefois, malgré la notoriété attachée à cette école, peu de travaux ont été produits sur les perceptions et l’utilisation du numérique par ses acteurs, ou sur les pratiques pédagogiques numériques déployées par les enseignants. Par conséquent, ce travail vise à apporter des éléments de compréhension et de réflexion concernant les pratiques et la perception du numérique des enseignants et des étudiants de l’Ecole Polytechnique.

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Directrice scientifique : Sophie Morlaix

Chercheuse impliquée : Amélie Duguet (IGR)

Résumé :

L’engouement pour les MOOC (massive open online courses) au début des années 2010 conduit les pouvoirs politiques à réaffirmer une volonté de faire entrer les établissements d’enseignement supérieur dans l’ère du numérique, avec notamment la création de la plateforme gratuite FUN en 2013 (France Université Numérique), destinée à héberger des supports pédagogiques numériques. De façon plus globale, le lancement de la stratégie numérique de l’enseignement supérieur et de la recherche en 2015 montre à quel point les attentes en faveur d’une nouvelle conception de la pédagogie dans l’enseignement supérieur à l’heure du numérique sont désormais largement partagées. Il est d’ailleurs considéré comme étant impératif de « rendre les étudiants acteurs d’une pédagogie contributive, active et numérique » (Béjean et Monthubert, 2015). Le numérique pourrait en ce sens constituer un véritable levier pour aider à la rénovation et à la transformation des pratiques des enseignants (Bertrand, 2014). Le rapport de la stratégie nationale de l’enseignement supérieur préconise en ce sens que « l’environnement numérique de travail soit désormais la règle », impliquant par là même « un accès des étudiants à un ordinateur, la mise en place des infrastructures nécessaires mais surtout un usage systématique par les enseignants et enseignants-chercheurs qui auront été formés et impliqués ». Le métier d’enseignant dans le supérieur est en profonde mutation, le numérique constituant là l’occasion d’un renouveau pédagogique. 

C’est dans ce contexte que nous faisons le choix de nous intéresser à l’utilisation et la perception du numérique par les enseignants, mais également par les étudiants dans le supérieur. L’objectif est de produire une analyse descriptive mais également explicative afin de comprendre plus finement les mécanismes à l’œuvre dans ce que l’on pourrait nommer le développement de la pédagogie numérique au sein du système d’enseignement supérieur français, ou en d’autres termes « l’ensemble des moyens humains, technologiques et matériels dédiés à l’apprentissage de connaissances et de compétences qui intègrent les usages numériques, que ce soit en présentiel, ou à distance via internet » (Djebara et Bubrac, 2015). 

Nous focalisons plus particulièrement notre attention sur le cas des étudiants et des enseignants de l’Ecole Polytechnique, autrement abrégée sous la forme d’ « X ». Cette école d’ingénieur, dont la création remonte à 1794, propose sept cycles de formation allant du bachelor au doctorat, offrant aux étudiants une culture scientifique et technique pluridisciplinaire. Elle accueille en 2017 plus de 3000 étudiants en formation initiale sous l’égide de près de 670 chercheurs et enseignants-chercheurs. Elle constitue l’une des composantes, avec deux universités, neuf autres grandes écoles et sept organismes de recherche, de l’université Paris-Saclay, créée au début des années 2010 en vue de répondre à un certain enjeu de compétitivité internationale, autant du point de vue de l’enseignement que de la recherche et de l’innovation. Toutefois, malgré la notoriété attachée à cette école, peu de travaux ont été produits sur les perceptions et l’utilisation du numérique par ses acteurs, ou sur les pratiques pédagogiques numériques déployées par les enseignants. Par conséquent, ce travail vise à apporter des éléments de compréhension et de réflexion concernant les pratiques et la perception du numérique des enseignants et des étudiants de l’Ecole Polytechnique.

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